Pavillon des hommes (le) Vol.13 - Actualité manga

Pavillon des hommes (le) Vol.13

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 02 April 2018

Après un bref aparté revenant sur la lignée des Abe qui a eu un rôle important auprès des Tokugawa et qui en aura encore un dans ce tome, Fumi Yoshinaga nous invite à faire un petit bond dans le temps, jusqu'en 1836, 17 ans avant l'arrivée de Commodore Perry au Japon. C'est ans un contexte trouble, et à l'approche e l'ouverture du Japon sur l'extérieur, que vont se jouer de nouveaux troubles...

Ce nouveau tome, qui entame une nouvelle grande partie quelque temps plus tard tout en nous permettant de voir ce que sont devenus certains personnages ou leurs descendants, va s'axer essentiellement autour de trois personnages. Tandis que le 11ème shogun Ienari poursuit son règne, que son futur successeur Ieyoshi possède déjà un très mauvaise réputation auprès des roju à cause de ses moeurs, et que le retour d'un shogun masculin bouleverse le château et le pavillon, on découvre avec intérêt trois nouveaux visages destinés  jouer un rôle de premier plan. Tout d'abord, Abe Masahiro, membre des Abe qui deviendra la futures grande conseillère en chef. Ensuite, Takiyama, jeune homme au parcours chaotique qui deviendra pourtant le dernier grand intendant des Tokugawa. Enfin, Iesada, de son nom de jeune fille Sachiko, l'une des nombreuses enfants de Ieyoshi, destinée à devenir le 12ème shogun (ce qui signifie le retour de shogun féminin), mais profondément meurtrie par les horreurs que lui fait subir un père aux moeurs décidément terribles.

Petit à petit, toujours avec la clarté qu'on lui connaît, mais aussi avec son habituel sens du détail dans les décors et costumes, et avec son intelligence dans la narration et la mise en scène (par exemple, on comprend très bien, avec horreur, ce que la jeune Iesada subit plusieurs fois par mois, sans qu'il soit nécessaire de le montrer), Yoshinaga parvient à bâtir une certaine relation de confiance autour de ces trois individus qui, à leur tout et à leur manière, vont apporter de nouvelles modifications et avancées dans leur pays. Que ce soit Takiyama dans son rôle protecteur auprès de Iesada (un rôle confié par Masahiro), Iesada qui accorde toute sa confiance à cet homme et à Masahiro à qui elle accorde certains pouvoirs, ou Masahiro elle-même dont l'impact va être fort au-delà de sa bonhomie, la mangaka sait rendre ses personnages toujours aussi intéressants, que ce soit dans leur personnalité, dans la manière dont ils se hissent là où ils arrivent, dans les épreuves qu'ils doivent affronter au coeur de ce microcosme qui ne fait pas de cadeaux, ou dans ce qu'ils apportent de neuf.

La mangaka marie très bien ces figures aux bouleversements qui sont en train de frapper le pays. La question des shogun féminins/masculins, l'augmentation des hommes puisque la variole du tengu est peu à peu maîtrisée, et la perspective d'ouverture sur l'extérieur demandée par les Etats-Unis, sont autant d'éléments que Yoshinaga aborde avec clarté et détails, en nous laissant sur de très fortes attentes pour la suite de son récit.

Toujours aussi immersif et précis, ne laissant rien au hasard, et même si ce tome-ci peut parfois sembler un peu calme, Le Pavillon des Hommes reste une lecture d'une rigueur exemplaire, réellement passionnante.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.5 20
Note de la rédaction






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