Overlord Vol.5 - Actualité manga

Overlord Vol.5

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 02 March 2018

Critique 2




Victime d'un enchantement, Shalltear se retourne contre Momonga qui l'affronte en duel. L'affrontement est spectaculaire et les deux opposants rivalisent tant bien que mal, mais il se pourrait que ce soit la tactique qui prime sur la force pure...


Ce cinquième tome vient conclure l'histoire adaptée par la première saison de l'anime Overlord, et par conséquent le début de la seconde. Par conséquent, c'est la fin de l'affrontement entre Momonga et Shalltear qui ouvre ce volume, un passage charnière qui aura marqué l'existence d'un mystérieux adversaire, tandis que l'Overlord a enfin trouvé un adversaire qui lui aura donné du fil à retordre.


Dans la formule, le duel s'avère assez palpitant puisque l'issue semble incertaine dans un premier temps. On ne croit pas vraiment à la défaite de Momonga, mais difficile de croire que Shalltear sera purement et simplement tuée. Quelques surprises viennent donc conclure l'arc, rendant le tout bien divertissement, au détriment d'une certaine clarté dans l'affrontement. Dans son scénario d'origine, Kugane Maruyama a puisé dans son expérience de joueur, aussi c'est un affrontement stratégique à base de capacités dignes de mmorpg qui fera plaisir aux plus joueurs des lecteurs, mais laissera pas mal de confusion chez les autres.


Sans grosse transition, le tome nous mène ensuite vers son prochain arc, celui des hommes lézards. Et pour le coup, le récit se veut très clair : Momonga compte attaquer et décimer la peuplade pour la gloire d'Ainz Ooal Gown, aussi les hommes-lézards doivent s'unir et s'organiser pour pouvoir résister. La bonne idée du récit vient alors de son focus sur cette armée, qu'il est difficile de considérer comme ennemi puisque ses objectifs sont purement pacifistes. En particulier, un nouveau personnage sera mis en avant, Zaryusu Shasha, un voyageur qui fera tout pour unir les armées dans l'optique de résister. Un personnage assez charismatique donc, et le récit est d'autant plus cruel qu'il est fort possible que tout ce peuple soit condamné à périr de la main des armées de Momonga.


Un parti pris intéressant donc, qui titille notre curiosité à l'idée de découvrir la suite tant on s'attache déjà à ces quelques personnages qui font office de héros, classiques par leur bravoure.


Au final, on retient un cinquième volume globalement très appréciable, mais avec une seconde partie plus forte que la première, et surtout très différente. Là où la fin du combat contre Shalltear manque de clarté, le début de l'arc des hommes-lézards opère un excellent parti-pris narratif, et nous permet de nous interroger sur la suite du récit. Par conséquent, il y a de quoi attendre le sixième opus avec un certain intérêt... à moins de se rediriger vers la seconde saison de l'adaptation animée qui a largement commencé, à l'heure où ces lignes sont écrites.


Critique 1


Manipulée à cause d'un objet-monde détenu par un mystérieux agresseur, Shalltear s'est rebellée, et un combat s'est engagé entre elle et Ainz. Ce dernier a choisi de l'affronter seul, malgré les réticences d'Albedo et son net désavantage sur le papier : la vampire est une Mage de type religieux, particulièrement efficace contre les morts-vivants. Et la situation ne tourne clairement pas à l'avantage d'Aiz quand, en plein coeur du combat, débarque Einherjar, l'une des principales forces de Shalltear...


C'est un éventuel combat à mort qui a démarré dans le volume 4 d'Overlord. Même si le mieux serait de pouvoir sauver Shalltear de sa manipulation, Ainz a conscience qu'il ne devra pas hésiter à la tuer si nécessaire. Ainsi, au vu du contenu déjà assez sombre et sans pitié de l'oeuvre, il y a une certaine tension dramatique qui naît de ce combat où Ainz semble complètement désavantagé face à sa gardienne qui l'aimait tant il y a encore peu de temps, avant de se retrouver manipulée. Hélas, les dessins tendent une nouvelle fois à desservir un peu l'atmosphère du récit. Non pas qu'ils soient mauvais, loin de là. Les designs, entre autres, restent bien réalisés. Mais le découpage un peu trop statique et le manque de densité des planches amoindrissent un peu l'impact... Quant à la fin du combat, elle s'avère assez expéditive et manque d'ampleur. Pourtant, l'affrontement est clairement intéressant, dans la mesure où son issue ne reposera pas autant sur les avantages de base de Shalltear que sur certains autres éléments essentiels : la gestion des points de vie et des points de magie, ou encore l'utilisation d'objets payants. Même si la mise en scène limitée du mangaka ne permet pas de pousser la chose à fond, il y a alors quand même un petit aspect stratégique intéressant, qui permet aussi d'exploiter quelques nouveaux éléments typiquement d'univers MMORPG, comme les objets payants.


Pour les spectateurs de l'adaptation animée, sachez que le début de ce tome, avec le duel contre Shalltear, rattrape la saison 1, et que la suite du volume entame ce qui est adapté dans la saison 2 de l'anime, qui est en cours de parution sur la plateforme ADN. Les investigations à E-Randel permettent à Ainz d'en apprendre un peu plus sur la géographie et certains pays du monde d'Yggdrasil, ce qui est parfait pour qu'il prépare plus concrètement ses plans de conquête du monde ! Sa première cible : les hommes lézards, semi-humains plus puissants physiquement qu'il se verrait bien éliminer avant d'en faire ses serviteurs afin de renforcer Nazarick...


L'arc des hommes-lézards commence en douceur, mais s'avère plutôt prometteur, malgré de nouvelles carences visuelles de la part du mangaka (entre autres, les designs des hommes lézards restent un peu pauvres). Cette partie devrait mettre un peu plus en avant certains visages de Nazarick : Cocytus qui a pour charge d'anéantir les clans des hommes reptiles, Aura qui a elle aussi un rôle précis à tenir, ou encore Entoma, qui se voit confier une importante mission dans le court chapitre spécial de fin de tome (un chapitre spécial qui a donc son rôle dans l'intrigue). Mais pour l'instant, cette mise en place intéresse surtout grâce à son inversion de rôles : ici, pendant un bon moment, on suit beaucoup moins Ainz et ses compagnons que les hommes-lézards, qui se préparent à affronter celui qui est venu leur faire une déclaration de guerre. L'immersion du côté des hommes-lézards est intéressante, car elle permet de cerner un peu le fonctionnement de ces différents clans en conflit, et les nuances à travers le désir de certains de collaborer entre clans pour vaincre l'ennemi. Ainsi, les hommes-lézards n'apparaissent clairement pas comme de simples ennemis (bien au contraire), comme de la simple chair à abattre. Même si les choses restent souvent trop basiques, on comprend bien qu'ils ont leurs propres vies, structure, règles, voire sentiments... Ce qui promet beaucoup pour la suite.


Les problèmes de cette version manga d'Overlord restent son manque d'ampleur et de densité dans la narration, le découpage et les visuels, mais le scénario imaginé par le romancier d'origine Kugane Maruyama reste pourtant un plaisir à suivre grâce à ses nombreuses idées où il bâtit un récit de genre bien éloigné de certains poncifs.


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Takato

14 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

13.5 20
Note de la rédaction






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