Nosferatu Vol.2 - Actualité manga

Nosferatu Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 19 January 2021

Le château a brûlé, nombre de personnes sont mortes, mais Elisa a pu être sauvée... quand bien même elle est devenue une Nosferatu, elle aussi. Tout en ayant l'espoir que son petit frère encore bébé soit encore en vie puisqu'il a visiblement été emporté par l'ennemi, la jeune fille se retrouve alors prise en charge par Laura. Et c'est donc avec cette nouvelle partenaire que notre héroïne et Moroi, le jeune humain pouvant supporter la présence des Nosferatus sans perdre pied, poursuivent leur route. Leurs informations pour essayer d'en apprendre plus les mènent bientôt sur la piste de Nicolaï, un homme puissant qui, depuis son château, se proclame Roi des Nosferatus. Mais bien des épreuves attendent encore le trio dans ce monde où l'Eglise et les Nosferatus se vouent un conflit mortel empli de haine...

Et ces épreuves, elles prennent concrètement trois formes, dont la première place nos héros face à une terrible menace : des missionnaires du clergé auxquels il va falloir échapper ! Un petit rebondissement très classique qui a surtout pour intérêt de mettre l'accent sur deux visages qui auront ensuite leur importance: tout d'abord Elein, une Nosferatu connaissant certaines choses sur Laura et ayant un lien étroit avec le fameux Nicolaï, puis Tom Archie, le "Sage de l'Est", un missionnaire comptant sur sa force physique herculéenne pour débarrasser le monde de Nicolaï et, de manière générale, de tous les Nosferatus...

La deuxième menace à affronter ici n'est autre que ce cher Georges, ce détestable bonhomme déjà vu dans le tome 1, qui fera encore des siennes ici, pour un résultat... eh bien, pas franchement palpitant. Le gus campe le temps que quelques dizaines de pages un ennemi "électron libre" assez cinglé, quitte à ce que Shinjirô tombe dans quelques excès basiques, mais concrètement il reste assez peu intéressant.

En revanche, la troisième menace est assurément la plus prometteuse puisqu'il s'agit, à nouveau, du conflit inévitable opposant jusqu'à la mort les humains, emmenés par l'Eglise, et les Nosferatus. Sur ce plan, le mangaka gère de manière très classique mais assez efficace les choses, en plaçant Laura et les siens entre les feux de deux adversaires qui véhiculent pleinement la haine que se vouent les deux camps: d'un côté Tom, missionnaire aveuglément décidé à éradiquer tous les Nosferatus sans chercher à comprendre (et comprendre, c'est pas forcément son truc, puisque le gars maîtrise les "techniques ancestrales de l'Est" sans même comprendre leurs principes... au moins, Shinjirô n'a pas à s'embarrasser d'explications), et de l'autre Nicolaï, un Nosferatu en réalité bien égoïste et ambitieux, voulant utiliser sa puissance uniquement pour montrer sa supériorité et agrandir son territoire, sans forcément vraiment penser à ses congénères. Et sur ce dernier point, Elein permet d'évoquer une chose intéressante en soulignant à quel point son époux a perdu son humanité à force d'isolement.

Pris entre deux feux, n'agissant pour aucun des deux camps, nos trois héros auront alors fort à faire pour s'en sortir... Et pour entrevoir des possibilités d'avenir, voire d'avenir en commun, il leur faudra aussi résoudre certaines énigmes. Le petit frère d'Elisa est-il toujours vivant, ou a-t-il subi le pire ? Qui est réellement Arnolt vis-à-vis de Laura ? Notre héroïne retrouvera-t-elle la mémoire pour mieux comprendre les choses ? Y a-t-il la moindre possibilité de redevenir humain ? Si certaines interrogations ont droit à quelques éléments de réponse tout juste esquissés, d'autres sont tout juste entretenus, tandis que le mangaka se dirige en fin de volume vers un affrontement entre "messieurs muscles"...

Nosferatu reste ici un petit divertissement qui ne va pas chercher loin, mais qui reste honorable en tant que série B. Shinjirô ne se complique pas trop l'existence quand il s'agit d'expliquer (ou pas) certaines choses, pour mieux livrer un récit qui défile très (trop parfois) vite, à grand renfort d'une style visuel pas toujours très clair mais assurément assez intense. Arrivé ici à la moitié de la série, l'essentiel minimum est assuré.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

12 20
Note de la rédaction






MN Actus
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