Nos c(h)oeurs évanescents Vol.2 - Actualité manga

Nos c(h)oeurs évanescents Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 23 June 2020

Mme Ohashi offre une occasion en or à Yutaka : le faire intégrer une troupe d'opéra afin de profiter pleinement de son talent. Le garçon est conquis, mais n'abandonnera pas la chorale du collège pour autant. Tandis qu'un avenir radieux s'offre à lui, Akitoshi est en proie à de sérieux dilemmes. La chorale ne progresse pas comme il le voudrait, et les démons personnels du jeune homme ne vont pas arranger les choses...

Avec un premier volume aussi doux qu'onirique dans son esthétique, on était curieux de voir où Yuhki Kamatani mènerait l'aventure musicale du jeune Yutaka et de ses nouveaux compagnons de voix. Et tandis qu'un bel avenir s'offre au protagoniste de l'histoire, ce n'est pas forcément lui la vadette de ce second opus mais bien le personnage qui trône sur la couverture : Akitoshi Betsuyaku.

C'est alors tout le portrait du garçon au regard sévère qui est dépeint dans l'ensemble du tome, au poins de parfois éclipser les autres personnages. Avec cet axe du récit, l'auteur confirme l'un des aspects forts de sa série : Nos C(h)oeurs évanescents ne sera pas qu'une série sur la musique vocale, mais un véritable conte d'adolescence développant son casting en s'appuyant sur sa thématique et sur une narration aussi sublime à l'oeil qu'efficace quand il s'agit de dépeindre les émotions intérieures des concerné(e)s. Akitoshi en est la preuve puisque plus que la progression du héros, c'est le jeune homme qu'on prend plaisir à suivre, ce parce que le mangaka l'explore sous de multiples angles afin de lui donner une belle densité, et atteindre un cap dans son arc narratif en fin d'opus.

Et si on est tenté de s'intéresser à chaque figure au cas par cas, il y a un personnage plus global qui ressort encore plus de ce tome : La chorale du collège de nos petites têtes. Cette suite va plus loin que l'opus précédent en présentant ces camarades comme un ensemble qui doit progresser à l'unisson. Il est donc logique de voir le passé du club d'être montré, tandis que le dilemme vis à vis de M. Ota vient cristalliser cette idée qui confronte la chorale au cynique professeur. Dès lors, il n'est pas étonnant que même des personnages phares comme Yutaka et Midori soient en retrait dans ce tome, le groupe d'adolescents étant montré comme un chœur et une unique entité.

Beaucoup d'idées fourmillent donc dans ce nouveau tome, et celles-ci continuent d'être traitées par l'atmosphère si envoutante de Yuhki Kamatani. L'ensemble garde une tonalité douce et happante, ce parce que l'auteur n'en fait jamais trop pour développer son récit, même dans les moments les plus dramatiques. Sa mise en scène onirique est un outil optimal de ce côté-là puisque plutôt que par des mots forts et des plans larmoyants, l'artiste établit tout un univers, très personnel selon le personnage, pour retranscrire au mieux ses maux et ses bouleversements. Cela amène des superbes planches riches en petits détails que l'on observera minutieusement, mais constitue surtout une brillante idée de narration qui en dit long sur les figures de l’œuvre, et ce en un temps record.

Voilà qui confirme toute la qualité et la puissance de la série musicale de Yuhki Kamatani. Nos C(h)oeurs évanescents reste une œuvre humaine traitant aussi bien de la passion commune des personnages que des maux d'adolescents, voire humains. Une lecture brillante et captivante dont on attend la suite, ne serait-ce pour découvrir l'ascension de la chorale et des voix qui la constitue.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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