My Hero's Dream Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 28 August 2020

Nouveauté boy's love de cette fin août pour les éditions Taifu Comics, My hero's dream est la toute première série de Kara Aomiya, une mangaka qui n'avait auparavant signé que quelques histoires courtes (qui ont été regroupées dans un recueil dans leur pays d'origine). En cours de publication depuis 2014 dans le magazine Gateau d'Ichijinsha sous le nom Okosama Star (littéralement "La star des enfants") avec actuellement 4 volumes au compteur, il s'agit de l'oeuvre-phare de cette autrice, et elle a même connu en 2015 un spin-off en un volume nommé Oko-sama Box.

Ici, tout commence par des premières pages où Honda, un populaire lycéen, surprend à l'issue d'un spectacle pour enfants Kaidou, un camarade de classe, dans la tenue du héros du spectacle: en effet, le jeune garçon était le personnage principal de ce spectacle de super héros un peu ringard ! Honda n'aurait sans doute jamais imaginé ça au vu de la réputation de Kaidou: avec ses cheveux décolorés, ses piercings aux oreilles et les nombreuses rumeurs comme quoi il serait un délinquant fricotant avec des yakuzas, c'est le genre de personne dont il a peur et qu'il n'avait jamais approché auparavant. Mais à partir de cette rencontre inopinée, les deux adolescents vont sympathiser, voire peut-être plus encore.

My hero's dream démarre d'une façon assez convenue dans son genre, en proposant les débuts d'une relation entre deux garçons qui vont d'abord sympathiser, se lier d'amitié, apprendre à se connaître, et finalement s'aimer. Un schéma qui n'a rien pour surprendre, forcément, mais qui n'empêche pas l'intrigue de se faire petit à petit emballante, essentiellement grâce à ce que véhiculent ces deux héros. Passant pour un voyou à cause de son allure, Kaidou est pourtant tout le contraire: timide, gentil, il est à fond dans sa passion pour le tokusatsu, ces oeuvres de superhéros un peu passées de mode, et il rêve d'ailleurs de devenir acteur dans des séries de ce genre. Mais du fait de la "ringardise" de ce genre, il n'ose aucunement l'avouer à ses camarades, et c'est bien pour ça qu'il reste seul... du moins, jusqu'à sa rencontre avec Honda, qui ne juge aucunement sa passion et son rêve et y trouve même lui aussi de l'intérêt ! Mais si Honda apparaît comme une garçon sympa et populaire auprès des autres, il montrera lui aussi certaines autres facettes de lui, où il n'est pas toujours des plus aimables... Tout simplement, la mangaka évoque l'importance de ne pas se fier aux apparences ni aux on-dit, et elle le fait plutôt bien en parvenant même à amener quelques rebondissements supplémentaires dans cette relation d'abord hésitante. Certaines petites épreuves se dresseront, car quelle sera la réaction de Honda vis-à-vis de la passion de Kaidou quand il faudra en parler avec d'autres ? Le populaire lycéen osera-t-il affirmer son intérêt pour le "ringard" tokusatsu ou préfèrera-t-il préserver sa popularité au risque de blesser son ami ?

Là non plus, pas de grosse surprise, mais c'est bien campé. Le récit est plutôt rapides dans les avancées, certes, mais l'autrice sait aller à l'essentiel pour faire ressortir de jolies choses dans le lien entre ses deux héros. On ressent bien leurs joies, leurs peines, leurs hésitations et regrets, si bien qu'ils sont facilement attachants dans une ambiance alternant entre le doux-amer et la fraîcheur.

Pour porter tout ça, Aomiya offre un dessin perfectible mais plaisant. La mangaka, en début de carrière, dit elle-même qu'elle a des progrès à faire, ce qui se ressent bien dans certains traits de visages un peu hésitants. Mais son style a déjà pour lui une expressivité et surtout un dynamisme certains, qui rendent son récit jamais statique et facilement emballant.

La série débute donc de façon assez classique mais suffisamment efficace, grâce à deux héros facilement attachants et suffisamment bien abordés, à un rythme bien présent avec des visuels pleins d'énergie, et à de belles promesses quant aux développements à venir. Le récit ne devrait visiblement pas se limiter aux années lycéennes de nos héros, leurs perspectives d'avenir sont même déjà évoquées, et on suivra donc avec intérêt leur progression au fil du temps.

L'édition française est plutôt satisfaisante avec notamment une première page en couleurs et une traduction soignée de Margot Maillac. Le papier reste assez fin et est parfois très (très très) légèrement transparent, mais il n'empêche pas une qualité d'impression tout à fait convenable.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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