My Hero Academia Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 24 April 2017

Critique 3



Les escarmouches de la ville de Hosu ne sont toujours point terminées. Le super papi Gran Torino a noué un duo de fortune avec le mec aux moustaches de braise pour se débarrasser le plus rapidement qui soit des brainless. De son côté, Tenya, rejoint par Izuku puis par Shoto font face au tueur de héros Stain. Mais ce dernier est plutôt du genre dur à cuire.

Alors, oui, dès le début, Tenya pousse la chansonnette nekketsu-mielleuse habituelle et notamment – sic – « Je ne vous laisserai plus souffrir par ma faute » et autres chose du genre, mais, quand bien même, c’était pas mal. Il ne s’agissait pas du combat du siècle – qualitativement cela demeure dans la veine de One Piece, mais assez en dessous de ce que pouvait offrir Akira Toriyama en son temps et à des années-lumière de la transcendance de Jojo’s Bizarre Adventure – cependant, ce fut plutôt cool : l’aspect collectif de la victoire ; la double page avec Izuku crépitant de foudre en assénant le coup fatal ; le passage de la perte de connaissance du tueur de héros ; etc.

D’ailleurs, il s’agissait sans doute du meilleur affrontement jusqu’alors proposé par Kohei Horikoshi. Il y a du mieux : plus de tension ; davantage d’imprévus ; des alliances originales ; une meilleure utilisation des pouvoirs. Aussi, il pourra être légitimement pensé que la série sera manifestement loin d’avoir livré tout son potentiel. Surtout lorsqu’il sera plus encore dévoilé, dans la suite du présent tome, celui qui semble être le plus imminent des antagonistes de My Hero Academia : l’homme responsable du piteux état de santé dans lequel se trouve le grand All Might.

L’intrigue principale fait un bond en avant. All Might est formel : All For One est de retour. All For One ? All Might est le porteur de l’alter One For All, alors qui est donc le titulaire de ce pouvoir inversé nommé All For One ? L’auteur lèvera le voile sur une éloquente zone d’ombre du récit. Il le fera de la façon la plus simple qui soit, presque scolaire. Dommage de ne pas y avoir procédé en l’intégrant lors d’un moment davantage digne d’intérêt que dans le cadre d’une discussion en tête à tête affalé sur un vulgaire canapé. Néanmoins, tout ce que révélé s’avère très croustillant : l’origine des brainless ; la naissance du One For All ;  la mission des héritiers de cet alter unique. Cela en serait presque trop d’un coup, mais sacrément bon.

La fin des stages sonne et les cours au bahut de Yuhei reprennent. Deku dit au revoir à son maître de quelques jours Gran Torino. Les adieux sont brefs, sincères et annonciateurs de biens d’autres surprises à venir : pleines d’espoirs et de mystères. Quel personnage ce Gran Torino ! Oui, c’est le temps de la rentrée des classes post-stage et tout ce beau monde va pouvoir constater les immenses progrès engrangés par Deku ; lui qui s’attirera, comme à l’accoutumée, les malédictions du prépubère-écervelé  Katsuki.

Encore un très bon tome de My Hero Academia. Et ce, jusque dans ses dernières pages lors desquelles les élèves affrontent respectivement, et par équipe de deux, quelques-uns des plus éminents professeurs de Yuei. Et, face à All Might, Deku a été flanqué du benêt Katsuki… Le volume suivant sera très attendu ; d’autant que les mots du numéro un des super-héros All Might furent les suivants : « Je ne vous ferai pas de cadeau ».


Critique 2


Les stages auprès des professionnels commencent à peine que déjà l'alliance des super vilains refasse parler d'elle en lâchant plusieurs "brainless" sur la ville de Hosu!
Au même moment, Stain, le tueur de héros, s'en prend à Tenya qui veut venger son frère...l'aide de Deku et de Shoto sera la bienvenue, mais est-ce que cela sera seulement suffisant?

Pour ce qui est d'un stage en immersion, nos héros vont être servis! Ils se retrouvent face au redoutable tueur de héros qui a déjà vaincu plusieurs professionnels, autrement dit ils affrontent un adversaire qui n'est pas normalement à leur portée!
Dans ces conditions l'auteur va recourir à plusieurs stratagèmes pour mettre ses personnages en lumière et rendre leur combat crédible, et il y parvient à la perfection! Non seulement il donne encore plus de classe et de crédibilité à ses personnages, mais il réussit à nous convaincre que des débutants peuvent faire aussi bien voire mieux que des professionnels avec une stratégie adéquate et en s'entraidant!
Le combat est intense et bien mené et il permet d'approfondir encore les personnages concernés tout en expliquant les motivations (plus que discutables) de Strain... Bref l'auteur fait fort, il intègre des péripéties tout en faisant intervenir de nombreux personnages, alliés comme ennemis tout en gardant son fil conducteur alors que nos héros n'en sont encore qu'au début de leur formation...

Suite à cette âpre lutte, l'heure est aux révélations: Gran Torino le papy gâteux surpuissant nous apprend des choses sur la menace qui pèse et sur les origines du "One for All", explications reprises et détaillées par All Might lui-même, revenant sur ses propres origines, et en parallèle on dévoile (en parti) le responsable qui se cache derrière ces attaques, le véritable leader de l'alliance des super vilains! D'ailleurs, utiliser Strain avait un but bien précis qui nous est dévoilé ici...les choses ne peuvent qu'aller en accélérant, et pas forcément dans l’intérêt de nos jeunes héros!

Avec tout ça les deux tiers de ce tome sont déjà passés et comme à son habitude Horikoshi enchaîne sur la formation des jeunes héros, presque de manière linéaire, en laissant de coté la menace, bien qu'elle reste dans toutes les têtes!
Et là encore on peut s'attendre à quelque chose de vraiment prenant puisque des binômes sont formés pour que les étudiants se mesurent aux professeurs... La lumière est orientée vers le tandem Deku / Katsuki, et il fait des étincelles, mais pas dans le bon sens du terme! Ils vont devoir apprendre à collaborer, et pour ça il va falloir se supporter et se faire confiance...cela s'annonce difficile; d'autant qu'on a le sentiment que Katsuki s'oriente de plus en plus vers une carrière de super vilain, on le sent prêt à basculer à tout moment...

Cet excellent tome est proposé sous deux versions par l'éditeur, une version classique, mais déjà très bonne, et une version collector avec une couverture inédite du plus bel effet et un coffret comprenant des badges de la série. Et au vu de la faible différence de prix, il serait dommage de se priver!


Critique 1


Stain, surnommé le « tueur de héros » et responsable de l’agression du frère de Tenya, sème la terreur en ville. Tandis que les élèves de la seconde A ont fort à faire avec leur stage en entreprise, Tenya fait face à son ennemi juré en prenant l’identité de héros de son frère. En mauvaise posture, il est secouru par Shoto et Izuku, mais est-ce que trois graines de héros pourront tenir tête à cet ennemi sanguinaire ?

L’arc des stages de héros s’achève sur un affrontement riche en rebondissements et permettant à l’intrigue de vite progresser, une habitue pour My Hero Academia qui développe toujours ses arcs de manière rapide, sans prendre de détour et le tout en traitant toujours très justement son univers. La finalité de cette partie autour de Stain est débordante d’intérêt, d’abord parce que le combat de nos trois compères contre le tueur est un véritable délice visuel, mais aussi parce que le développement apporté à l’adversaire en fait une figure complexe et passionnante. Si Stain pouvait apparaître comme une pourriture au premier abord, l’histoire nous démontre un anarchiste complexe et à la volonté qui n’en fait pas un méchant au sens propre du terme. Ainsi, c’est avec grand plaisir qu’on attendra le retour de l’ennemi au sein de la série, et éventuellement dans un rôle tout à fait différent. Car tout porte à croire ici que l’arc cherchait à introduire le personnage dans cette série plus complexe qu’il n’y paraît…

Car oui, Kohei Horikoshi ne se contente pas d’enchaîner les arcs en opposant la Seconde A à des hordes de super-vilains. Le milieu de tome se montre riche en développements divers qui viennent confirmer que le mangaka a un plan pour sa série : la mise en scène des adversaires depuis le deuxième tome trouve un véritable sens, et les révélations qui nous sont proposées sur le One For All ne paraissent pas improvisées, elles renforcent même la symbolique de la succession qui ne faisait que se développer depuis les derniers chapitres de la série. Alors, l’univers foisonnant de My Hero Academia se révèle toujours aussi riche et passionnant. Autant dire qu’avec les enjeux importants désormais intégrés, la série entre dans un nouveau cycle et fait naître chez nous des attentes plus hautes que jamais.

Et décortiquer la série sous tous ses angles, l’auteur le fait même dans l’ultime partie de son tome, un retour en milieu scolaire qui fait écho aux premières épreuves de la série et qui met aussi bien en avant la progression maîtrisée d’Izuku que ce rival si détestable, mais intrigant qu’est Katsuki Bakugo. Rarement un rival de protagoniste se sera montré aussi détestable dans un nekketsu, de manière ici totalement voulue et assumée, et c’est progressivement que l’auteur fait évoluer le personnage, ce en le mettant face à ses faiblesses et son sale caractère. Si l’évolution de Katsuki reste bien menée, c’est un personnage débordant d’intérêt que nous retrouverons d’ici quelques tomes.

Notons que ce septième tome est proposé en deux versions, le volume simple et une édition collector comprenant le volume avec une jaquette inédite et deux badges des plus sympathiques, le tout dans un boîtier au packaging fait pour accueillir l’opus et les deux goodies. Si le prix de 9,95€ fera grincer des dents les moins fans de la série, les adeptes de l’univers de Kohei Horikoshi apprécieront de mettre la main sur une pièce limitée pour trois euros de plus.


Critique 3 : L'avis du chroniqueur
Alphonse

16 20
Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

17 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

17 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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