Murciélago Vol.8 - Actualité manga

Murciélago Vol.8

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 02 November 2020

Chronique 2 :

La police emmenée par Tsuru et Kuroko avec sa petite bande se sont une nouvelle fois alliées en vue de déjouer les desseins meurtriers des "Cisailleurs de cerisiers", dangereux groupuscule bâti sur les restes d'une ancienne organisation d'extrême-droite qui est dirigé par l'inquiétant et mystérieux Tôkichirô Higaki, l'homme s'étant récemment évadé de prison de manière particulièrement brutale. Avec ses méthodes bien à elle, Kuroko pense avoir déterminé où se trouve la planque de Higaki, qui n'a pas été choisie au hasard. Et pour vérifier cela et pouvoir prendre d'assaut le repaire des cisailleurs, c'est désormais à la police d'agir en obtenant la confirmation par le biais de Yukio Senzaki, psychopathe faisant partie des cisailleurs et s'apprêtant à commettre une attaque en solitaire sur le commissariat !

Sans doute est-ce la première fois dans l'histoire de la police que Tsuru et les siens vont tendre un piège au sein même du commissariat en vue d'avoir le dessus sur Senzaki, mais cela sera-t-il suffisant pour s'en sortir indemne ? En plus d'être complètement cinglé, Senzaki cache plus d'un danger en lui, en n'étant plus forcément totalement humain quelque part, ce qui risque de forcément causer quelques dommages collatéraux... Mais une fois cette étape passé, c'est bel et bien au tour de Kuroko d'agir, et dans cette optique elle sera bien entourée !

Après un début de tome au commissariat un peu plus dur et où on appréciera le petit rôle de certains visages comme celui de l'attachante Kimihira, c'est alors l'heure du vrai retour de moments d'action plus décomplexés, rocambolesques voire parfois joyeusement débridés (mais toujours sanglants !) qui nous attend dans toute une phase d'"infiltration" (peut-on vraiment appeler ça comme ça) de Kuroko jusqu'à atteindre Higaki. L'action bat son plein dans les souterrains ou à l'extérieur, de ce côté-là Yoshimurakana régale assez par ses élans excessifs tels qu'il a déjà souvent su le faire par le passé, mais on y appréciera sûrement, par dessus, de suivre en parallèle différents duels/affrontement entre les alliées de Kuroko et les sbires de Higaki, des affrontement ayant chacun leurs spécificités puisque les personnage sont chacun leur propre manière de se battre.

Et on en arrive alors au point le plus chouette du volume: jamais auparavant Kuroko n'avait été autant entourée par ses alliés, allant bien sûr de l'inévitable et toujours amusante Hinako (c'est quoi son problème avec son scarabée d'or ?) à la (très) costaude Urara introduite dans le tome précédent, en passant par le retour de la jeune Rinko et d'une Reiko Kushiba qu'on est heureux de revoir après une longue absence. Chacune combat donc à sa façon, avec la pointe excessive qu'il faut (les technique dingue auxquelles Rinko doit faire face, la manière dont Reiko a tout anticipé avec professionnalisme...), voire avec humour (les règles de conduite d'Urara ne sont pas toujours adaptées à la situation...), mais peut-être appréciera-t-on plus encore la manière dont l'auteur profite de la situation pour esquisser certains éléments d'intrigues et d'approfondissements autour d'elles, que ce soit Reiko et son sbire, Rinko et son désir d'en apprendre plus sur son père (qui lui a laissé un ultime cadeau bien utile ici), ou plus encore notre chère Hinako dont le passé délicat vient à nouveau piquer la curiosité.

On a donc un volume assez classique dans sa formule mais particulièrement mené et rythmé, pour ce qui se présente comme l'arc le plus long et ambitieux de la série à ce jour, étant donné qu'il n'est toujours pas achevé ici et qu'il se terminera dans un 9e opus dont on attend forcément beaucoup,d 'autant plus que Higaki lui-même n'a pas encore tout révélé de ses réels desseins...


Chronique 1 :

La police de la ville se frotte aux « cisailleurs de cerisiers », un groupe terroriste né d'un ancien parti d'extrême droite régi par Tôkichirô Higaki. Appelée en renfort, Kuroko semble avoir repéré la planque de l'ennemi. Dans le but de confirmer l'information, les inspecteurs de la police attirent Yukio Senzaki, psychopathe et allié de Higaki, vers leurs locaux. Là, l'erreur ne sera pas permise si un bain de sang veut être évité...

L'arc des cerisiers oubliés se poursuit dans ce huitième volume, et ne s'achève pas encore, ce qui en fera pour l'heure la partie la plus longue de Murciélago, ainsi que la plus ambitieuse. Car après différents petits arcs, n'allant pas au-delà d'un seul tome bien souvent, Yoshimura Kana voit les choses en un peu plus grand, et continue de dépeindre une intrigue plus intense, mais dégageant aussi beaucoup plus de mystères.

Car il règne beaucoup de non-dits dans ce 8e volet, que ce soit en ce qui concerne les objectifs vien nébuleux de Tôkichirô Higaki, ou d'autres énigmes autour de bon nombres de personnages. C'est d'ailleurs l'un des atout de cet arc : L'auteur réunit énormément d'éléments de son casting, de manière fluide et logique par moment, montrant bien qu'il n'oublie personne. Chacun a donc droit à son petit moment de gloire dans ce tome, qu'il s'agisse de l'excentrique Hinako (toujours aussi attachante et amusante, en plus d'être promise à quelques développements bien teasés dans ces pages) ou encore Reiko, qui nous livre d'ailleurs un combat très prenant.

Et outre les personnages, l'auteur mise énormément sur les scènes d'action dans cet opus. Le grand nombre de figures aide grandement à dynamiser ces séquences, certes, mais Yoshimura Kana sait aussi narrer quelques duels particulièrement intenses et bien menés, s'achevant toujours dans de belles effusions de sang disproportionnées comme l'artiste sait si bien le faire. La violence un poil absurde du titre est l'une de ces qualités en tant que série B assumée, un aspect bien utilisé ici.

Et il n'en faut pas tellement plus pour aboutir à un huitième tome qui sait happer son lecteur de la première à la dernière page, que ce soit par ses péripéties intenses, ses notes d'action bien senties, un ennemi toujours aussi intriguant et qui dont le danger émane à chaque instant, et des personnages toujours aussi plaisants à suivre dans leurs assauts rocambolesque et les mystères qui gravitent autour d'eux. Cette dimension est d'ailleurs très présente ici, prouvant que Yoshimura Kana veut amener ses protagonistes au-delà, tout en titillant notre curiosité à l'idée des révélations futures. On en attend forcément beaucoup du futur neuvième tome, que ce soit pour la résolution de l'arc des cerisiers oubliés qu'on espère explosive, ou les éventuelles révélations qui pourraient avoir lieu. Dans le genre, Murciélago se confirme encore une fois comme un bon petit divertissement qui tient en haleine et amuse sans grand mal.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction






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