Montage Vol.10

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 01 October 2015

Le neuvième volume de Montage se terminait sur une soudaine révélation importante, qui se voit fort logiquement développée dans la première partie de ce dixième tome : il n'y a pas un seul Sekiguchi, mais deux, dont l'heure est venue de découvrir l'enfance très, très loin d'être heureuse... Que ce soit dans la dégaine des "parents adoptifs" des jeunes jumeaux Sekiguchi ou dans l'"éducation" extrêmement violente qu'ils ont reçue, on ne peut pas dire que Jun Watanabe soit très fin, d'autant qu'il se complaît beaucoup dans des images-choc que l'on pourra même qualifier de faciles à plus d'une reprise. Pourtant, ça fonctionne très bien, car c'est sans doute sur un tel ton qu'il fallait exposer le passé de personnages tels que les Sekiguchi, surtout Jirô qui nous est apparu un nombre incalculable de fois tellement brutal et dépourvu d'humanité dans les tomes précédents ! Ici, nous avons enfin une explication sur ce qui a façonné le caractère dépourvu de repères humains de cet homme et de son frère, à travers des scènes sans concessions et efficaces, le point culminant étant sans doute l'ironique et malsain contraste entre la douce et chaleureuse nuit de Noël avec ses chants bienveillants, et le terrible massacre qui se déroule précisément à cet instant. De même, se dévoile enfin la rencontre avec Shinnosuke Sawada...

Cet aparté terminé, retour à Okinawa, où Yamato et Miku poursuivent leurs recherches auprès de Kyôko Gibson, notre héros en apprenant notamment un peu plus sur le passé de son père... Mais dans l'ombre, une dangereuse menace passe désormais à l'action : Suzuki. Et là, on appréciera les manigances et manipulations du bonhomme, notamment auprès de Kyôko... tandis que l'on restera un peu consterné par le fan-service bien gras et mal placé qu'amène son caractère de vieux pervers (comme on pouvait s'y attendre, la pauvre vache à lait Catherine en fera les frais de manière particulièrement gratuite et inutile... Comme si la série avait besoin de telles ficelles pour entretenir son ambiance).
Néanmoins, Yamato, comme toujours, a pour lui son don pour anticiper le danger et le détecter... Cela sera-t-il suffisant pour berner Suzuki ? Rien n'est moins sûr, au vu des toutes dernières pages qui relancent de plus belle le suspense.

En somme, entre les révélations sur l'enfance des Sekiguchi et les manigances de Suzuki, Jun Watanabe offre un tome qui ne fait pas dans la dentelle, qui reste un brin too much et qui se complaît un peu trop dans un voyeurisme mal placé, mais au-delà de ces faiblesses les petites avancées du scénario et les relances de tensions sont prenantes, et l'on attend également de voir se développer un peu plus les autres pistes très brièvement évoquées (le danger qui devrait planer sur Natsumi et Mizuhara, les investigations de l'inspecteur Madanbashi...).


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

13 20
Note de la rédaction






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