Mermaid Saga Vol.2 - Actualité manga

Mermaid Saga Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 14 January 2022

Après avoir redécouvert avec grand plaisir les premières histoires de Mermaid Saga (qui avaient été éditées une première fois par Glénat en 1998) via un premier pavé en octobre dernier, la sombre saga trouve donc sa suite et fin avec un deuxième opus qui, au fil de ses 360 ^pages, nous fait profiter de 4 nouveaux récits des aventures de Yûta et de Mana, dont la première, Mermaid's Scar, est sans doute l'une des plus connues en ayant été adaptée en OVA dès 1997.

"Mermaid's Scar", donc, commence sur une scène où nos deux héros croisent,d ans le train, un petit garçon ravi d'aller rejoindre sa maman pour vivre avec elle. Une scène qui semble belle, mais dont on comprend vite qu'elle recèle un terrible secret, dès lors que, deux ans plus tard, on constate que le petit garçon n'a aucunement vieilli, qu'il a essayé de tuer sa mère, que celle-ci est revenue à la vie... Que cache donc ce duo mère-fils inquiétant ? C'est ce que devront essayer de comprendre Yuta et Mana.

L'histoire suivante, "La Princesse Relique", nous plonge dans le passé, sûrement vers 1600, alors que Yuta n'était devenu immortel "que" depuis 120 ans et ne connaissait donc pas encore Mana. Errant seul, il tombe sur un vieil homme montant en spectacle une "sirène" ainsi qu'une fillette qui, selon lui, a mangé de la sirène à l'âge de 12 ans et est devenue immortelle. Intrigué, Yuta, dans le même temps, voit un mystérieux moine rôder autour de la petite fille pour, visiblement, essayer de la tuer et réparer une erreur du passé... Quels sont les dessous de cette affaire ?

Dans "L'oeil du démon", nous plongeons au sein d'un vieux manoir, dont Yuta a connu autrefois les habitants, jusqu'à ce que le frère et la soeur occupant les lieux se donnent la mort. Pourtant, bien des années plus tard, on dit de ce manoir qu'il est hanté, car tous les jours on y voit une jeune femme assise à la fenêtre, alors que le bâtiment est censé être habité uniquement par une veuve et sa vieille servante. La sordide vérité derrière ce mystère pourrait bien réveiller quelques vieux souvenirs tragiques en Yuta...

Enfin, dans "Le dernier visage", nos deux héros devront se frotter aux malheurs d'un petit garçon, et à sa mère qui semble obsédée par le désir de faire disparaître une cicatrice...

Au fil de récits suffisamment longs pour permettre des développements convaincants, Rumiko Takahashi reste dans la lignée des chapitres du premier volume, avec des histoires qui, à chaque fois, jouent à nouveau à merveille sur les affres que peut provoquer le concept d'immortalité, entre la peur de perdre des êtres chers, les sentiments que disparaissent peu à peu au fil de ces décennies/siècles où les gens à qui l'on s'attache meurent toujours, le désir de revoir un être cher perdu en essayant de le faire revenir, la recherche illusoire d'une sorte de "jeunesse éternelle"... Avec son style visuel et sa narration aussi maîtrisés que dans le premier opus, la mangaka croque des récits tour à tour inquiétants, cruels, sombres, dramatiques, mais où réside aussi une part d'humanité, tant certains personnages sont mus par des désirs qui, dans le fond, peuvent être assez touchants, ce qui offre de profondes nuances à l'ensemble.

A l'arrivée, ce deuxième tome séduit peut-être plus encore que le premier volume, tant Rumiko Takahashi, en plus d'être quasiment au sommet de son art en terme de narration, sait offrir des histoires profondes, abordant avec richesse et nuances la notion d'immortalité entre autres choses, et sachant amener des émotions variés et contrastées.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

17 20
Note de la rédaction






MN Actus
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