Man in the Window Vol.1 - Actualité manga

Man in the Window Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 21 August 2017

Critique 3

Ki-oon aime proposer dans son catalogue des récits de l’ordre du fantastique, que ce soit avec des titres ancrés dans le survival ou des récits plus percutants par leurs thèmes et leurs concepts, à l’instar de Kasane. L’une des dernières séries en date de l’éditeur à l’heure où ces lignes sont écrites, c’est Man in the Window, un titre voué à s’achever en trois volumes bien qu’il soit encore en cours au Japon. A la barre du récit, Masatoki du côté de l’intrigue. Si nous découvrons ce dernier en France, il a imaginé bon nombre de récits au Japon, entre 2009 et 2015. Quant au dessin, c’est un tout nouvel auteur qui fait ses preuves : Anajiro.
Et avec Man in the Window, c’est le thème de l’effet papillon qui est abordé. Shuhei est un lycéen qui rêve d’entrer à l’Université de Tokyo, et est secrètement amoureux d’Ayaka, son amie d’enfance. Un jour comme un autre, il reçoit un mot lui indiquant d’aller toquer à une fenêtre au fond d’une ruelle. En s’exécutant, il tombe nez à nez avec son alter ego… de trois ans dans le futur. Cette fenêtre est un miroir entre les deux époques, ce qui permet à Shuhei de voir ce qu’il sera dans trois ans : un dépravé qui a échoué dans l’accomplissement de ses rêves. Si le jeune Shuhei reste sceptique, son « lui » plus âgé compte bien le convaincre de tirer parti de ce phénomène aussi incroyable qu’inexplicable.
L’intrigue de Man in the Window a de quoi facilement capter l’intérêt du lecteur puisqu’elle aborde un thème souvent vu dans la fiction, mais toujours à même d’apporter pléthore de rebondissements : l’effet papillon, autrement dit les répercussions que peuvent avoir des changements du passé sur le futur. Mais cette fois, il n’est pas question d’un classique voyage dans le temps, l’originalité vient justement du lien entre les deux époques à travers une fenêtre mystérieuse. L’intrigue compte-t-elle élucider ce premier mystère ? Difficile à dire puisque, pour l’heure, l’intérêt de cette histoire est d’exploiter ce pont entre présent et futur.
Sur ce premier tome, il est donc question de différents déboires, plusieurs interactions qu’auront les deux Shuhei afin de modifier, ou non, leur ligne temporelle. Le pitch de la série permet de facilement entrer dans ce premier tome, et il faut reconnaître que les auteurs y vont plutôt en douceur au départ, pour monter progressivement vers des combines bien plus risquées. L’efficacité du récit vient donc aussi par ses moments de tensions puisque tout n’est pas sans risques dans les directives que le Shuhei du futur donne à celui du passé. On se retrouve même avec une ambiance assez percutante dans la seconde moitié du volume, cette sensation que le Shuhei lycéen s’est laissé prendre à un jeu qui le dépasse et qui pourrait causer sa perte. A ce titre, la mise en scène d’Anajiro se révèle très efficace et en accord avec le ton du titre. On soulignera notamment l’utilisation des ombres et du noir pour créer des atmosphères inquiétantes et, dans cette même optique, le travail sur les faciès qui ne laissent que rarement ressentir la sécurité lorsqu’il s’agit, pour la version jeune du protagoniste, de passer à l’action.
La dernière partie du tome pourra toutefois décontenancer par son orientation qui frôle la comédie sentimentale lycéenne. C’est à ce moment que le lecteur se demandera peut-être si les auteurs savent précisément où ils vont, ou s’ils s’amusent surtout avec le concept de l’effet papillon sur ce premier opus. Mais ça, c’est sans compter les toutes dernières pages du volume qui parviennent à proposer un rebondissement surprenant et qui justifient toute cette phase plus sentimentale, tout en permettant au scénario d’intégrer la sympathique Ayaka un peu dans les enjeux.
On remarque alors une certaine maîtrise des mécaniques et du ton de l’œuvre, mais reste la question du maniement de l’effet papillon. Car s’il y a bien un risque quand on parle d’impacts sur le temps, c’est celui de l’incohérence scénaristique. Beaucoup d’œuvres s’y sont frottées, et rares sont celles qui ont fait un sans-faute. Dans le cas de Man in the Window, tout semble bien parti pour créer un récit convaincant sans bémol narratif. En montant progressivement dans la puissance des enjeux, les auteurs se donnent une certaine marge pour envisager la suite. Chaque chamboulement présenté ici s’avère correctement justifié dans son impact sur le futur et, à ce titre, on sent bien que l’intrigue n’est pas pensée à la légère. Et forcément, le tout n’en est que plus efficace !
Concernant l’édition, Ki-oon nous livre une très bonne copie. On retrouve l’habituel papier épais et appréciable de l’éditeur, tandis que le papier couché mat rend une couverture d’un bel effet. Géraldine Oudin, sur la traduction, fournit un travail très correct, la lecture s’avérant fluide et le ton de l’œuvre respecté.
En somme, quelle belle surprise que ce premier tome de Man in the Window. Si l’histoire d’impacts temporels présentée ici ne renouvelle pas forcément son genre, ce malgré la mécanique bien trouvée de la fenêtre, le récit est suffisamment cohérent et rythmé pour divertir efficacement, tandis que l’ambiance apporte une dimension inquiétante, contribuant à rendre le titre encore plus prenant. Alors, évidemment, c’est avec une grande curiosité qu’on attend la suite.
Critique 2

Ki-oon ne cesse d'étoffer son catalogue de titres à l'ambiance sombre et adulte, des titres sortant des sentiers battus.
Cette fois l'éditeur nous propose une courte série qui ne comptera pas plus de trois volumes, mais qui s'annonce d’ores et déjà passionnante. Ce titre est issu de la collaboration de deux auteurs inconnus en France, mais qui semblent posséder un gros potentiel...
Passons de l'autre côté du miroir!

Shuhei est un lycéen prometteur de 17 ans, il est brillant et rêve d'entrer à Todai, l'université la plus prestigieuse du Japon! Il est secrètement amoureux de Ayaka, son amie d'enfance qui semble lui accorder peu d'importance... Jusque là, il s'agit d'un lycéen banal menant une vie tout ce qu'il y a de plus classique.
Tout va basculer le jour où il reçoit dans son casier un courrier de Ayaka lui donnant un rendez-vous étrange. Il va la voir, mais elle réfute être à l'origine de ce mot! Shuhei pense qu'elle n'a pas assumé en présence d'une amie, mais doute...malgré tout il décide de se rendre au lieu du rendez-vous et ce qu'il va y découvrir risque de bouleverser toute sa vie!
Comme indiqué sur le mot il va frapper à la fenêtre...un homme va lui répondre...un homme qu'il connaît: il s'agit de lui! Mais pas son double en tant que tel, il fait face à un Shuhei de 20 ans, vivant dans un appartement minable, mal entretenu... Il découvre ainsi une fenêtre donnant sur le futur et découvre son moi dans trois ans! Il a donc raté ses examens, et s'est renfermé sur lui même, perdant confiance jusqu'à finalement rater sa vie, devenant un déchet vivant aux crochets de ses parents...ses rêves de briller à l'université se sont envolé!
Shuhei refuse d'accepter l'évidence malgré les informations que lui donne son alter ego futur que personne n'est censé connaître! Mais alors qu'il refuse d'accepter un avenir à priori tout tracé, le Shuhei du futur voit l'opportunité de modifier son passé afin que son présent soit tout autre! Il va donner les numéros du loto à son alter ego qui refuse toujours d'y croire.
Grâce à internet, le Shuhei du futur est en mesure de se renseigner sur tous les événements s'étant produits ces trois dernières années, correspondant aux trois années à venir pour le Shuhei de 17 ans!
Et au-delà de changer son propre avenir il peut moduler et rectifier ceux de ses proches: le Shuhei de 20 ans va apprendre à son alter ego de 17 ans que Ayaka va être assassinée...il peut faire quelque chose pour empêcher cela!

Bien évidemment, difficile de ne pas penser à "Erased", excellent titre figurant également dans le catalogue de Ki-oon, où il s'agissait là aussi de réparer les erreurs du passé, le ton y est sensiblement le même, mais il y a tout de même une différence majeure qui apporte ici toute la fraîcheur de Man in the window: il ne s'agit pas de voyage dans le temps à proprement parler, mais d'un échange d'informations entre un même individu se côtoyant à deux époques différentes...si celui du futur donne les informations à son "moi" passé, celui-ci n'en fait que ce qu'il veut et n'agira pas forcément comme le souhaite l'autre!
Et c'est là toute la force du titre, c'est de confronter une même personne avec deux personnalités différentes! Si celui du futur apparaît désabusé et accepte d'avoir raté sa vie, celui du présent (ou du passé, tout début comment on se situe) demeure un adolescent têtu qui croit encore en l'avenir et veut réussir les choses par lui même, sans aide extérieur, au contraire voir ce qui l'attend aurait tendance à le pousser à être encore plus motivé pour réussir l'examen d'entrée à Todai! A plusieurs reprises, le Shuhei du futur admet d'un ton agacé avoir oublié à quel point il était têtu (sous entendant pénible) dans sa jeunesse!

La première partie de ce premier tome pose donc les bases relativement tranquillement; les auteurs voulant apporter de la cohérence au sein des étranges événements que traversent les personnages, mais surtout rendre les comportements des personnages crédibles, y compris ceux du Shuhei de 17 ans qui va demander de nombreuses preuves avant d'accepter l'impossible. En effet, le lecteur aurait pu avoir du mal à accrocher avec un ado acceptant les choses immédiatement...mais les auteurs prennent leur temps afin de renforcer le récit et on plonge d'autant plus dans cette histoire hallucinante qu'on aimerait tous avoir la possibilité de vivre.

Bien entendu il ne serait pas étonnant que le Shuhei du futur ne dise pas toute la vérité, qu'il cache certaines choses afin de préserver son moi plus jeune (et préserver le suspens sur trois tomes par la même occasion)...
A ce stade on se pose beaucoup de questions, notamment sur les "règles du jeu", que notre héros (ou nos héros) teste afin eux aussi de comprendre comment cela fonctionne. Le présent du Shuhei de 20 ans est-il inaltérable, appartient-il à une ligne temporelle verrouillée? Est-ce que les gestes du Shuhei de 17 ans modifieront son propre futur et celui du Shuhei de 20 ans?
Et surtout, est-ce que malgré tout, ne sont ils pas enfermés dans une boucle temporelle? On se dit que c'est peut-être en agissant comme le lui dit son alter ego de 20 ans qu'il en arrivera là...

Le concept est absolument fascinant et malgré toutes les questions qui se posent, les mystères nombreux, on est totalement absorbé par ce que nous proposent les auteurs, d'autant qu'il se dégage de ce premier tome une ambiance vraiment prenante, tout à la fois malsaine et saisissante!

Le dessin est vraiment très réussi, il n'a rien de vraiment exceptionnel, mais il est simple et efficace, jamais trop chargé malgré des arrières plans bien présents et travaillés. L'auteur donne vie à des personnages aux expressions réalistes et cohérentes contribuant à nous plonger dans ce récit maîtrisé et intrigant!

Un premier tome en tous points séduisant qui ouvre une fenêtre sur on l'espère un bel avenir pour ce titre!

Critique 1

Shuhei Takagi, lycéen de 17 ans, semble promis à un brillant avenir : élève très studieux, il compte bien réussir en passant le concours d'entrée à l'université Todai, la plus prestigieuse du Japon. Avec ses notes brillantes, rien ne semble pouvoir ébranler son avenir... et pourtant.
Un jour, il reçoit une lettre d'Ayaka, son amie d'enfance qu'il aime en secret depuis toujours, et qui lui fixe rendez-vous en un lieu précis. Le jeune garçon cerne vite que cette lettre n'a pas été rédigée par sa dulcinée, mais il décide malgré tout d'aller jeter un oeil sur le lieu de rendez-vous, ne serait-ce que pour comprendre qui a écrit la lettre et pourquoi. Au fond d'une ruelle en cul-de-sac un peu sordide, il exécute la demande de la lettre : frapper à la dernière fenêtre... Apparaît alors une silhouette qui risque fort de bouleverser son destin : le regard sombre et désabusé, les cheveux hirsutes, mal rasé, ayant une cicatrice sur la joue gauche, l'homme qui se tient de l'autre côté de la fenêtre ne lui inspire aucune confiance. Et pourtant, cet homme n'est autre que lui-même, trois ans plus tard. Reliant mystérieusement le passé et l'avenir, la fenêtre permet aux deux Shuhei de communiquer sans pour autant pouvoir se toucher, se rencontrer réellement. Mais cette étrange faille temporelle suffit au Shuhei de 20 ans pour affirmer à son "lui" de 17 ans qu'en l'espace de trois ans, il a complètement ruiné et raté sa vie. Adieu les rêves de réussite, de gloire, ou même d'amour avec Ayaka, car le Shuhei adulte semble n'être qu'un moins que rien ayant fait les mauvais choix et voué à vivre dans une petite pièce sombre et sale.
Ce que propose alors le Shuhei de 20 ans à celui de 17 ans ? Tout simplement bouleverser le cours des choses, car celui de 20 ans sait quelles voies il ne faut pas prendre. Et tout en évitant au Shuhei de 17 ans de connaître le même avenir miséreux, c'est aussi la vie du Shuhei de 20 ans qui s'en retrouverait changée.
Seulement, les solutions proposées par le Shuhei de 20 ans ne sont pas forcément "belles" : gagner facilement au loto, tricher aux examens en ayant connaissance des épreuves, voire s'emparer de l'argent sale de malfrats... Quelles voies choisira alors le Shuhei de 17 ans ?

Prévue pour compter trois volumes, la série Man in the Window est publiée depuis 2015 dans le magazine Young Gangan de Square Enix, le magazine de Manhole, The Arms Peddler, Übel Blatt, Jusqu'à ce que la mort nous sépare ou encore Drakengard. Elle nous permet de découvrir les Masatoki au scénario et Anajiro au dessin. Su le scénariste a déjà conçu au Japon plusieurs histoires, le dessinateur, lui, semble travailler ici sur sa toute première série.

Après l'excellent Erased, le catalogue des éditions Ki-oon s'enrichit donc d'un nouveau thriller temporel. Mais cette fois-ci, pas de saut dans le temps à proprement parler, mais simplement une communication entre un adolescent et son "lui" du futur qui sait quelle erreurs ne pas commettre. En ce concept, il faudrait donc plus rapprocher Man in the Window d'un titre comme Orange, la merveille d'Ichigo Takano parue en France aux éditions Akata. Mais l'ambiance ici est bien différente.

L'un des enjeux essentiels d'une grosse partie de ce premier volume est de poser les bases, et de bien les poser. Peut-être de façon un peu académique dans la narration, mais au moins cela nous permet de constater le soin de Masatoki pour tout justifier et offrir un tout cohérent. Par exemple, on apprend bien que ce n'est pas le Shuhei de 20 ans qui a écrit la lettre (au quel cas, comment aurait-il pu la faire parvenir trois ans en arrière ?), on constate que l'appartement en lui-même est inhabité à l'époque du Shuhei de 20 ans et que c'est bien uniquement la fenêtre qui crée un lien entre les deux époques, à partir de là les héros doivent veiller à ce que ce lieu ne tombe pas entre d'autres mains, etc... Le scénario montre en cela qu'il est bien pensé, qu'il ne veut rien laisser au hasard, et cela passe beaucoup, évidemment, par un Shuhei de 17 ans qui est évidemment très sceptique pendant un bon moment, et qui va essayer pas mal de petites choses pour être sûr que l'autre est bien lui-même à 20 ans. Il lui faudra bien se rendre à l'évidence que la moindre de ses actions, si elle est modifiée, pourrait avoir une répercussion sur la vie de son "lui" de 20 ans.

L'une des questions essentielles que doit se poser l'adolescent, c'est évidement comment il a pu tomber si bas en seulement trois ans, être passé autant à côté de ses rêves d'avenir ? Le Shuhei de 20 ans lui affirme qu'il n'y a rien eu de vraiment spécial,  sauf l'échec à Todai, la perte de confiance qui s'en est suivie, le fait qu'il a lors passé ses journées à glander... Quant à sa cicatrice sur la joue gauche, il dit qu'il a juste trébuché pour la cicatrice il a juste trébuché... mais tout ce qu'il dit est-il vrai ? Certains détails peuvent paraître bizarres, certains regards très sombres du Shuhei adulte également, et plus encore certains agissements très brefs et donc très mystérieux que l'on voit du côté de l'adulte, si bien que l'on se demande forcément si l'adolescent doit le croire entièrement.

Le mystère se pose donc plutôt efficacement quant aux ambitions et intérêts du Shuhei de 20 ans, tandis que celui de 17 ans commence à agir, et doit déjà se confronter à des choix cornéliens. Peut-il vraiment effectuer tout ce que son "lui" de 20 ans lui demande, comme tricher au loto ou aux examens ? Il veut conserver sa droiture... mais à quoi cela servirait-il si, comme le dit le Shuhei adulte, il va rater sa vie malgré son acharnement aux études ? Ainsi, il commence déjà à se demander si ça vaut le coup de continuer à bosser pour avoir de bonnes notes, le doute semble déjà s'immiscer peu à peu en son esprit, et l'on se demande facilement comment il agira par la suite, d'autant que ce premier tome se termine sur une bonne petite information-choc impliquant quelqu'un d'autre que lui, quelqu'un d'autre dont il pourrait peut-être bouleverser aussi l'avenir.

Sur un scénario bien pensé, le dessinateur Anajiro n'a plus qu'à s'exécuter, et ses planches servent sans le moindre mal le récit. Entre les décors bien présents (cadres urbains, forêt sous la pluie quand l'adolescent doit effectuer l'une des demandes de l'adulte...), le design des personnages assez crédible (simplement parfois un brin lisse), ou le travail sur les ombres, on a quelque chose qui se veut à la fois assez réaliste et un peu froid, ce qui colle bien à l'histoire. Le découpage, fonctionnel, sert sans problème le tout en restant toujours clair.

Un peu académique dans sa mise en place mais assurément bien pensé et bien huilé, Man in the Window nous emmène sans problème dans son récit et n'a plus qu'à décoller. Cette courte série en trois tomes commence de façon prometteuse et se lit très facilement, grâce à un début d'histoire classique du genre mais bien exécuté.

Ki-oon sert une bonne édition, portée par l'épaisseur et la souplesse du papier, l'impression de qualité chez Lego, la traduction parfaitement claire de Géraldine Oudin, et les choix convaincant du côté des polices et du sous-titrage des onomatopées. Proche de la japonaise, la jaquette française s'offre toutefois une petite originalité avec le "n" inversé du mot "Window" (évoquant la façon dont les deux Shuhei se renvoient leur image à travers la fenêtre) et le chiffre un placée sur la main du personnage.


Critique 3 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

17 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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