Ma vie dans les bois Vol.9 - Actualité manga

Ma vie dans les bois Vol.9

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 02 June 2020

Un nouvel hiver au sein des bois arrive pour Shin Morimura et son épouse Miki, et avec lui un nouveau lot d'enjeux, de découvertes, d'apprentissages... à commencer par ce qui va occuper les premiers chapitres du tome: le côté "charbonnier" de l'auteur, avec la fabrication de charbon de bois, histoire d'avoir de quoi se chauffer face au froid. Depuis le temps qu'il est désormais installé en pleine nature, Shin est rôdé à l'exercice, même s'il prend conscience que son four commence à se faire vieux. On appréciera ici les informations sur l'aspect écologique de ce moyen de chauffage, mais aussi les explications sur ses limites économiques, mais sans doute appréciera-t-on encore plus le nouveau rôle de Shin en tant que "formateur" afin que d'autres personnes (ré)apprennent à concevoir ce moyen de chauffage moins moderne mais sans doute pas si mal, pour un côté "transmission de savoir" vraiment appréciable afin de faire perdurer une technique noble mais en perdition.

Cette saison hivernale est aussi l'occasion pour le mangaka d'offrir un petit chapitre sur les empreintes d'animaux laissées dans la neige, des traces pouvant parfois enseigner des choses sur le comportement des bêtes si on prend le temps de les observer. Néanmoins, le plus gros focus de ce nouvel hiver, occupant un peu plus de 70 pages, est à mettre à l'actif de l'expérience nouvelle du mangaka concerne les chiens de traîneaux. Au programme, pas mal de choses sur les toutous, certaines races et leur nom, l'origine (rapide) de leur domestication, et certaines raisons qui en font le "meilleur ami de l'homme", le tout au gré de l'apprentissage du maniement d'un traîneau et de la hiérarchie canine, ainsi que de "promenade" parfois mouvementées. Honnêtement, il sera possible de trouver certains moments un peu longuets, notamment quand l'auteur tend parfois à plus se focaliser sur ses aventures et mésaventures au détriment du reste, mais cela reste très intéressant, jusque dans les petits détours que le mangaka immisce très bien (notamment sur la yourte et son confort simple mais bien présent, où l'n prend son temps, loin de la société de consommation).

Puis avec la fin de l'hiver arrive le printemps et d'autres petites choses: la présences des chants d'oiseaux et la fabrication d'un appeau, la question du vivre-ensemble avec différents animaux (insectes ayant trouvé refuge chez Shin pendant l'hiver, frelons, sangliers...)... sans oublier quelques chapitres où Shin retrouve celui qu'il appelle le boss, pour ne nouvelle partie de pêche afin de pet-être cuisiner le "meilleur sushi du monde", à base d'un poisson d'eau douce saumoné, vivant surtout dans des eaux pures, et pouvant être assez délicat à pêcher !

On ne va pas se mentir: l'essentiel de la lecture reste très intéressant, ça oui, mais on ressent aussi que certains moments ont un petit goût de déjà-vu, de déjà-abordé, même si le mangaka les aborde souvent de façon différente. Shin Morimura commence à avoir visiblement fait le tour de ce qu'il peut raconter dans l'immédiat, on se dit qu'il ne faudrait pas que l'oeuvre dure encore trop longtemps... et ça tombe bien, puisque le volume 10 sera a priori le dernier ! Le mangaka ne rallongera donc pas la sauce "pour rien", et on peut ainsi espérer une fin à la hauteur pour ce souvent très intéressant témoignage d'un mode de vie alternatif.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News