7 Ninjas d’Efu (les) Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 11 July 2019

Ren, le proxénète, est au bord de la mort, ébouillanté dans une marmite par le daimyô Hanabusa qui se délecte du spectacle, tandis que la belle Ginko, elle, a déjà été tuée. Il n'en faudra pas plus pour qu'il revienne à la vie avec une grande soif de vengeance suite à sa rencontre avec le dragon Ryûjin, donnant dès lors naissance à Geki, le deuxième Ninja Onshin...

Après un premier chapitre venant conclure vite et bien la partie sur Ren/Geki, Takayuki Yamaguchi ne bouscule pas son schéma de mise en place, qu'il poursuit à un rythme invariable de trois chapitres par personnage, ainsi nous intéresserons-nous dans ce deuxième volume à l'histoire complète de la jeune Rikka, puis aux deux premiers tiers (probablement) de Harara. Dans ce déroulement restant très classique, on notera toutefois que l'auteur finit par sortir très légèrement des habitudes déjà installées vers la fin du tome, via la mission confiée à Harara. Mais avant d'en arriver là voyons n peu plus ce que le tome nous réserver concrètement.

Avec Rikka, l'auteur s'intéresse à une jeune fille du Nord, une Aïnou qui, en tant que telle, n'a pas juré allégeance aux Tokugawa, un simple fait qui risque de lui coûter cher... Dernière de son clan, elle finit par quitter ses forêts et montagnes enneigées pour être sauvée et recueillie par Gonkurô Fukami, un homme bon avec elle, mais qui a des choses à régler via un tournoi de sumo en affrontant un redoutable envoyé des Tokugawa. Quant à Harara, c'est assurément un personnage qui dénote d'emblée, de par sa nature, son comportement, sa qualification de démon au visage humain, si bien que l'on attend avec une certaine curiosité de voir ce qu'il réserve.

Au-delà de ces personnages en eux-mêmes, Takayuki Yamaguchi est parfois maladroit dans sa narration où il passe à quelques reprises du coq à l'âne et où il propose quelques scènes un peu trop bizarres car balancées à la va-vite (du coup, par exemple, la bifle sur la nonne, à quoi ça sert ?). En revanche, il reste intéressant pour le contexte où il ne rate jamais une occasion de souligner la terreur exercée par les Tokugawa, leurs différentes forces ou encore les problèmes entre clans, mais aussi pour son exploitation de certains éléments (les sumos, la religion...), et pour son exploitation de certaines figures historiques comme Masazumi Honda. Mais surtout, il continue de se faire largement plaisir sur le plan visuel, entre les différentes mises à mort brutales et atroces, des événements qui n'épargnent rien (un enfant de 7 ans sans défense qui se fait décapiter, ça n'a pas de prix, en plus d'être fidèle historiquement au destin de Kunimatsu Toyotomi), les designs des armures et des Ninjas Onshin, les décors précis, les petits délires et (comme un homme décapité tenant sa tête dans ses mains et parlant normalement, ok) et autres instants excessifs...

On reste donc sur de la plutôt bonne came dans son genre. Comme on le supposait, ça reste linéaire après deux volumes, et certains petits délires ne plairont clairement pas à tout le monde, mais l'oeuvre a vraiment pour elle un impact graphique ainsi qu'une bonne ambiance, un peu série B, de récit féodal et légèrement surnaturel, ultra sombre et brutal.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14 20
Note de la rédaction






MN Actus
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