Legendary Love Vol.1 - Actualité manga

Legendary Love Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 04 June 2018

Second manga de Sakano Keiko à parvenir chez nous aux éditions Soleil, Legendary Love reprend de manière un peu loufoque le roman chinois Hoshin Engi qui conte le périple du Taikobo, un Immortel censé établir un ordre nouveau. 


Yamato Saki est une lycéenne banale, hormis cette force herculéenne qui lui vaut l'admiration des filles et les moqueries des garçons. Et si ce n'était que ça ! Sa mère est une véritable fan de Hoshin Engi, doublée d'une tête de linotte. Pendant qu'elle l'aide en déplaçant des objets encombrants, elle tombe sur un parchemin dont elle brise l'attache. A son réveil, elle découvre qu'elle a été transportée dans un monde ressemblant au roman. Elle découvre aussi par la même occasion que Shiga, un Immortel ayant hérité du titre de Taikobo et censé être le héros, est en fait un gros fainéant dont le seul but est de ne rien faire à part dormir. Mais le pire arrive quand, au lieu de l'aider à rentrer, il décide de lui faire endosser le rôle de Taikobo, désespérant la pauvre Saki.


Ce manga n'est évidemment pas la première adaptation de Hoshin Engi, ou plutôt Fensheng Yanyi (l'Investiture des Dieux) un roman chinois apparu entre le XVIème et XVIIème siècle. On peut citer la plus connue, celle de Fujisaki Ryu qui se compose de 23 tomes, et édité par Glénat, faisant intervenir la pléthore de personnages du roman. Car il faut avouer, les romans chinois comme celui-ci ou Suikoden possèdent un nombre inimaginable de personnages. C'est donc une prouesse que de parvenir à tous les faire intervenir. Cependant, Sakano Keiko ne cache pas que malgré son enthousiasme d'adapter cette œuvre, elle ne compte pas mettre tout le monde.


Il semble d'ailleurs que l'auteure soit très attachée aux adaptations puisqu'avec son autre série, Pray For Love, elle s'inspirait déjà d'une autre légende, celle du Kojiki, un texte racontant les origines du Japon en commençant par la naissance des différents dieux composant le panthéon nippon.


Bien que l'on pourrait lui reprocher un manque d'originalité, c'est avant tout le fait que les personnages principaux de ses deux séries soient similaires qui gâche un peu le manga. En effet, on retrouve un type beau gosse assez minable dans son comportement et une héroïne avec un fort caractère, plutôt débrouillarde. Ainsi qu'un lovely item tout en rondeur qu'on a envie de câliner tellement il est chou, même s'il a un sale caractère. Mais ce n'est pas si désagréable grâce à l'humour. Les réactions totalement à côté de la plaque de Shiga sont à mourir de rire, tout en ayant aussi envie de le cogner tellement il se laisse vivre. Et Saki est une gentille fille pleine de bonne volonté. Pour le moment, trop peu de personnages interviennent, ou ne font qu'apparaître le temps d'être présenté. Cela influence alors le découpage qui peut parfois paraître saccadé. Il faut dire que ce n'est que le premier volume, il permet surtout de planter le décor.


Pour ce qui est du dessin, on ne peut pas trop dire qu'il y a eu une évolution flagrante entre Pray For Love et Lengendary Love. La rondeur est toujours de mise, tout comme les beaux costumes dans lesquels évoluent les personnages. Ils sont sublimes. Les passages du dessin normal à celui en SD sont bien gérés, même dans les moments un peu périlleux comme lorsqu'ils sont attachés l'un à l'autre et que Saki tente de s'enfuir en trimballant Shiga sur son dos. Ça ne devrait pas prêter à rire, mais on ne peut s'empêcher de s'esclaffer.


Autre point qui pourrait manquer d'originalité, c'est cette idée d'envoyer une jeune fille de notre monde dans un autre aux airs de Chine médiévale, tout comme dans Fushigi Yuugi ou les 12 Royaumes. Pourtant, cela fait quand même partie des thèmes auxquels on s'attache facilement, car on a tendance à vivre par procuration leurs aventures. Rares sont les gens qui oseraient dire qu'ils n'ont jamais rêvé de vivre cela ou d'envier un peu les héros de ces histoires.


Adapter une histoire de ce type fait parfois prendre des risques à ceux qui s'y aventurent. Et pour le moment, on ne sait pas trop quelle direction va prendre celle-ci. Mais puisqu'il ne s'agit que du début, il faut laisser une chance au scénario de Sakano Keiko de se développer.


De plus, c'est grâce à ces adaptations que tous ces textes anciens continuent de vivre des siècles plus tard, reflet d'une époque lointaine qui nous intrigue toujours autant.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Persmegas

13 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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