Ken'en - Comme chien et singe Vol.6 - Actualité manga

Ken'en - Comme chien et singe Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 12 June 2019

Rejoints étonnamment par Gyônen et sa reiken la chienne noire Metatekai, nos héros poursuivent leur route afin de retrouver Oyuki, la mère de Mashira qui l'a autrefois abandonné. Après avoir rejoint le temple Kôzen-ji, leurs pas les amènent jusqu'au bord du lac Suwa, et dans chacun des deux cas ils vont se confronter à de surprenants problèmes...

Le premier d'entre eux concerne la petite guerre que se mènent un kappa repenti et un tanuki farceur pour loger dans une source chaude. Sollicitée par le kappa pour se débarrasser du tanuki, Metatekai, confondue avec Hayate, s'exécute, mais la situation va prendre un tour un peu inattendu. Tout en offrant un peu d'humour, ce petit petit passage vaut surtout le coup pour ce qui s'y dessine en filigranes, à commencer par un bref focus sur Metatekai. L'hostile chienne noir voit une partie de son passé douloureux se dévoiler, et on sent également qu'à travers les événements elle évolue un peu, notamment dans son rapport à sa mission et dans sa manière de toujours privilégier les objectifs qu'on lui donne, quitte à se négliger elle-même. Les questions soulevées sont intéressantes: les reiken existent-ils uniquement pour combattre les mononoke ? La manière dont Hayate se comporte avec Mashira était déjà un indice, et à travers le cas du kappa et du tanuki la chienne noire pourrait peut-être comprendre que la rédemption est toujours possible, et que la clémence et la miséricorde peuvent parfois effacer les vieilles querelles.

La suite, qui nous emmène jusqu'au bord du lac Suwa, plonge le petit groupe dans une nouvelle quête: retrouver, au fin fond du domaine de Tenryû, un kakuen soudainement disparu alors qu'il avait promis d'épouse rune jeune humaine amoureuse de lui... Non seulement cette simple situation permet à Mashira de voir que les rapports entre humains et kakuen peuvent prendre des voies différentes de ce qu'il a toujours connu, mais en plus les auteurs y séduisent beaucoup par leur manière de reprendre à leur sauce divers petits éléments folkloriques et mythologiques, par exemple les légendes autour du lac Suwa, Tenryû, ou l'histoire d'Ayuki et Mujina selon le Nihon Shôki. Surtout, la dernière partie du volume, en plus de prendre un tour un peu plus grave, laisse entrevoir pour la suite la perspective de retrouvailles aussi attendues qu'elles sont craintes entre l'enfant délaissé et la mère qui l'a abandonné...

Sur un déroulement ici plutôt linéaire, Fuetsudo et Hitoshi Ichimura continuent donc de séduire par leurs univers folklorique bourré de charme et par leur utilisation des personnages. A deux tomes de sa conclusion, la série semble sur le point d'entrer dans sa dernière ligne droite, et tout nous promet un septième volume intense.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.5 20
Note de la rédaction






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