Jour où j’ai décidé d’envahir la Terre (le) Vol.8 - Actualité manga

Jour où j’ai décidé d’envahir la Terre (le) Vol.8

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 29 July 2021

Le quotidien a repris ses droits pour nos héros. Au lycée, tout est revenu à la normale et le souvenir de Nozomi Ôtori a regagné la mémoire de chacun. A la maison, Kôichi et Nagi s'activent pour fêter dignement l'anniversaire de leur papi. Et, surtout, une certaine effervescence gagne petit à petit la ville quand arrive le festival, voué à durer plusieurs weekends, et qui devrait être une occasion idéale pour certains personnages de se rapprocher encore un peu... Une part de ce volume revient donc à une atmosphère plus teintée de tranche de vie et de relations a priori plus légères, on pense notamment au rapport un brin sentimental encore balbutiant entre Ryû et Ayla, tous deux se tournant de plus en plus autour sans encore oser franchir un réel cap. Un aspect plutôt sympathique à suivre voire assez drôle, surtout quand finissent par s'en mêler quelques quiproquos de Ryû concernant la relation qu'à Kôichi avec Nozomi... Mais sont-ce là totalement des quiproquos ? En effet, l'ambiance du festival est aussi l'occasion pour nos deux principaux personnages de renforcer encore un peu plus leur relation, et sur ce plan-là Maiko Ogawa est assez subtile en tirant un parti un brin symbolique du fait que le coeur d'Otori appartiennent à Kôichi, et que celui-ci le ressente de mieux en mieux. le tout aboutit me^me à une assez jolie déclaration de notre héros quant à ce coeur qu'il veut chérir plus que tout pendant toute sa vie... mais le pourra-t-il vraiment ?

En effet, tandis que le festival a lieu, on sent bien que la légèreté ne va pas durer, la mangaka distillant bien vite l'arrivée d'une nouvelle menace avec un envahisseur un peu particulier, de part sa diffusion en ville ainsi que la présence derrière lui de la fédération. Un nouvel adversaire qui s'annonce redoutable, et que Mâya, toujours épaulée par Nagi, compte bien exploiter à ses propres fins. Et ça ne manque pas: très orientée action, la suite du tome offre de nouveaux moments de tension assez réussis, qui plongent nos héros face à de nouvelles problématiques: un Ayla mise à l'écart par l'ennemi, un Kôichi qui n'est plus maître de lui-même et qui risque d'avoir toutes les peines du monde à protéger son si convoité coeur, une Nozomi qui devra mettre à l'épreuve la force de sa relation avec le jeune garçon pour peut-être le faire venir à lui... sans oublier une inquiétude encore grandissante du côté de Nagi, lui-même n'étant plus maître de lui-même un moment, ce qui titille de plus belle le mystère quant à l'entité qui réside dans son bras. Enfin, tout ceci permet d'enfin cerner un peu plus un autre personnage qui restait encore un peu nébuleux, à savoir Mâya elle-même. Pourquoi se montre-t-elle si haineuse envers Nozomi ? Que ressent-elle exactement au fond d'elle, en tant que "copie" qui n'aurait soi-disant pas d'individualité ? Au-delà d'une "méchante" classique, on entrevoit un peu mieux une jeune fille qui a elle-même ses propres tourments.

Entre tranche de vie et action, Maiko Ogawa continue ainsi de susciter l'intérêt autour des principaux enjeux de son récit, et de travailler avec un certain soin ses personnages, leurs relations et leurs tourments.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction






MN Actus
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