Hell’s Paradise Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 29 March 2019

Gabimaru est un shinobi. Surnommé « Le Néant », c'est un assassin de première classe venant d'un village aux coutumes sanglantes et sans pitié. Alors qu'il tentait de s'extirper de sa condition, il fut capturé et livré pour être exécuté. Petit problème : personne n'arrive à l'éliminer. Et alors que la descendante d'une grande famille de bourreau, « « , s'apprête à le décapiter, celui-ci va un fois de plus en réchapper. Mais pas à cause de sa force : Gabimaru a en réalité envie de vivre et de retrouver la personne qui lui a redonné des émotions : sa femme. C'est alors que Sagiri, membre de la famille Yamada Asaemon, lui propose un marché au nom du shogunat.

Décidément, on peut dire que Kazé a le chic pour bien démarrer son année ! L'année dernière, il inaugurait l'année 2018 avec l'excellentissime « Te Promised Neverland » et cette année, il récidive avec un shônen encore plus sombre. Ici, nos « héros » seront respectivement des criminels et des bourreaux, autant dire de gai-lurons. Ici, point question de devenir le plus fort ou de sauver le monde. Nos anti-héros sont là pour trouver du sens à leur existence, et surtout la force de faire face à leur destin. L'un tente de se défaire de sa condition d'assassin et n'a qu'un but : retrouver sa femme qui lui a redonné des sentiments et de l'humanité. L'autre tente de porter dignement le fardeau de sa lignée (chose toujours plus ardue quand on est une femme), tout en ayant du mal à accepter le fait même de tuer.
C'est donc sur ce constat que l'histoire démarre, sur une île fantastique où nos deux héros, forcé de faire équipe pour retrouver un élixir d'immortalité pour le shogun. Une mission qui permettra à Gabimaru de retrouver son épouse et dans laquelle Sagiri l'accompagne malgré elle pour le surveiller. Ils ne sont pas seuls sur cette île, de nombreux criminels y ont été envoyé, accompagné chacun par des membres du clans Yamada Asaemon. La galerie prolifique de personnages nous est rapidement présentés, de manière efficace par une sorte de tournoi/mise à mort pour gagner le droit d'aller sur l'île, nous permettant d'apprécier la dangerosité des individus. On y découvre à ce moment-là quelques membres du clan de Sagiri. Ceux qu'on apprécie par la suite, c'est le ton sans concession que prend l'histoire : si des alliances se forment entre les criminels, rapidement une sorte de « Battle Royale » se lance, amenant en quelques pages le nombre de « participants » à diminuer presque de moitié. Et les personnages qu'on aurait pu croire important seront évincés en quelques cases, avec brutalité. On comprend rapidement qu'il va falloir composer avec une véritable épée de Damoclès pour nos héros. Et alors qu'on pensait avoir enfin toutes les clés pour appréhender cet univers, voilà que le fantastique s'invite dans l'histoire et nous promet quelques belles surprises pour la suite !

Au niveau du dessin, c'est quasiment un sans faute de Yuji Kaku. On a un dessin précis, fin et élégant, mais qui sait tout aussi bien représenter l'horreur de ce qui est raconté. Le découpage est quant à lui plutôt classique mais efficace.

C'est une jolie surprise que nous offre Kazé pour ce début d'année. L'histoire a encore des choses a prouvé, mais ce départ est engageant. L'univers cauchemardesque, les personnages charismatiques, le dessin raffiné... l'ensemble est de qualité et prometteur. C'est un shonen atypique, sombre qui nous attend et on espère que Yuji Kaku continuera sur cette bonne lancée !
   


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
kayukichan

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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