Goodbye, Red Beryl Vol.3 - Actualité manga

Goodbye, Red Beryl Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 12 August 2020

L'humain Akihiko et le vampire Kazushige entretiennent désormais une relation assez forte, autant de coeur que de corps, et continuent de se découvrir et de tenter de s'apprivoiser... même si, en filigranes, une question tourmente toujours plus Akihiko: s'il reste humain et donc mortel, Kazushige sera condamné, un jour ou l'autre, à retomber dans la solitude. Il est d'autant plus dans le doute quand l'intrigant Masakado lui propose de le transformer en vampire, mais le jeune homme refuse, tant il sait que que Kazushige ne veut pas qu'il sacrifie son humanité, lui qui pourrait encore avoir une vie normale, éventuellement se marier, avoir des enfants... Seulement, est-ce ce qu'Akihiko veut au fond de lui ? Quelle issue aura son histoire d'amour avec Kazushige ?

Réponse dans un troisième et dernier volume somme toute efficace dans l'ensemble, non seulement grâce à une patte visuelle qui reste riche de designs élégants et soignés et de décors suffisamment immersifs, mais aussi grâce à un récit qui, globalement, s'en tire bien. Dans sa reprise de la thématique du vampire et de l'amour humain/vampire, Atami Michinoku n'amène certes rien de neuf, mais elle fait suffisamment le job dans la question de la relation entre mortel et immortel, et donc dans les tourments habitant ses deux héros: tandis que Kazushige ne veut pas sacrifier l'humanité de son amant, Akihiko, lui, s'interroge toujours plus sur le choix à faire: lui faut-il abandonner celui qu'il aime pour rester humain, ou vivre éternellement son amour pour lui en devenant lui aussi un vampire immortel ? Qui plus est, on appréciera d'autres petits développements, surtout concernant le background de Moronatsu, ainsi que le fait que l'autrice n'ait pas oublié son petit suspense du tout début de série concernant l'énigmatique tombe.

Finalement, la toute petite pointe de déception vient plutôt des dernières dizaines de pages: tout se résout un peu sur un coup du sort qui a donc des allures de deus ex machina, Masakado a finalement peu d'impact dans ce final, et on ressent peut le statut d'immortalité. Néanmoins, tout est tout de même bouclé dans la relation des deux héros, dont on aura facilement ressenti l'évolution amoureuse toujours plus intense, une évolution que les scènes de sexe assez complices et bien intégrées véhiculent efficacement elles aussi.

Au bout du compte, il manque sans doute un petit quelque chose à Good bye, red beryl pour se hisser un cran plus haut (surtout dans sa dernière ligne droite), mais l'oeuvre reste bourrée de charme voire un brin hypnotique à certains instants. Une oeuvre plaisante confirmant le talent d'Atami Michinoku.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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