Golden Kamui Vol.9 - Actualité manga

Golden Kamui Vol.9

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 07 Décembre 2017

La course-poursuite dans la mine s'est achevée par la mort du taxidermiste fou avec qui Tsurumi avait conclu un accord... mais cela ne signifie aucunement que les plans du lieutenant de la 7ème division sont un échec : le sergent Tsukishima a pu livrer à son chef les fausses peaux ! Prenant rapidement connaissance de ce plan, nos héros doivent conclure une étonnante alliance avec la bande de Hijikata ! Ensemble, ils choisissent de se mettre en route vers le bourg de Tsukigata plus au nord, et plus précisément vers le pénitencier de Kabato. En ce lieu est retenu prisonnier Choan Kumagishi, un faussaire qui pourrait les aider à différencier les vrais tatouages des imitations. Mais leur route risque d'être semée d'embûches...


La nouvelle étape de Golden Kamui est marquée par une alliance de choix, le groupe de Sugimoto et la bande de Hijikata choisissant de s'allier face à la menace grandissante qu'est Tsurumi. Et, tout au long du volume, cela va donner lieu à pas mal de petites situations inédites. Ainsi, on s'amuse bien, par exemple, en observant le manque de délicatesse d'Ogata devant les mets "spéciaux" d'Ashirpa ou lors du passage au kotan... mais son comportement en apparence grossier pourrait bien cacher un esprit plus avisé ! De même, on sourit volontiers en fin de tome devant la force colossale d'un Ushiyama en grande forme, effectuant une prise de judo sur un ours. De manière générale, que ce soit en tout début du volume ou dans la dernière partie de celui-ci, Satoru Noda va se faire un plaisir d'offrir ici de l'action plutôt bien orchestrée, assez brutale et dont les touches "too much" fonctionnent, en jouant bien sur le trio improbable que forment les fous furieux Sugimoto, Ogata et Ushiyama, chacun maître dans leur façon de combattre.


Mais évidemment, les moments d'action ne sont pas le seul intérêt du volume, et ici, la recherche de Kumagishi va permettre d'éclairer un peu plus une facette du passé de certains personnages, en tête desquels Shiraishi, qui s'affiche fièrement en couverture sur un fond rose pétant. On découvre plus en détail, le temps d'une trentaine de pages, les faits qui ont consolidé en partie son surnom de "roi de l'évasion", au fil d'un flashback raconté par ses soins et qui mélange plutôt un côté impressionnant à des choses plus ridicules et propices à nous faire esquisser un petit sourire. Ce sont également Hijikata et Nagakura qui se voient brièvement abordés, concernant leurs retrouvailles.


Concernant les autres personnages, on notera une quasi-absence de Tsurumi et des siens, mais aussi de Tanigaki que l'on voit reprendre la route en compagnie de deux alliés étonnants. Juste ce qu'il faut pour intriguer pour la suite.


Les notes de survie et de culture sont toujours là, et s'avèrent globalement bien dosées, heureusement. L'aspect "chasse et bouffe" se contente de quelques pages autour des bécasses, et malgré la cuisine clairement pas ragoûtante (de la cervelle de bécasse, "miam miam...), ce passage est assez bien tourné dans la mesure où on y retrouve l'habile exploitation de la nature par Ashirpa et ses pièges malins. La caution culturelle passe surtout par le passage au kotan, qui permet d'évoquer quelques règles d'entrées dans une demeure aïnou, le tout sans que ça paraisse hors sujet ou balancé puisque ces éléments ont ensuite leur importance dans le récit.


Finalement, le gros point noir de ce tome vient d'énièmes grosses, très grosses coïncidences. Le cas de Kumagishi en toute fin du chapitre 87 laisse déjà dubitatif, mais le pompon reste que nos héros ne tombent pas par hasard sur un tatoué... mais sur deux à la fois ! Sérieusement, refaire ce coup-là quasiment à chaque fois, ce n'est plus possible. Nos héros n'ont même plus besoin de chercher les tatoués, ceux-ci leur tombent directement tout cuits entre les mains...


Mais malgré ce gros bémol, la série commence vraiment à bel et bien retrouver des couleurs en mariant assez efficacement ses axes, et en offrant des moments d'action assez fun ainsi que de l'humour qui fonctionne suffisamment (comme quoi, dès que l'auteur arrête ses surenchères pathétiques de clichés homos, ça va tout de suite mieux).


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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