Golden Kamui Vol.8 - Actualité manga

Golden Kamui Vol.8

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 04 December 2017

Critique 2


Suite à une chasse à l'ours qui a bien failli tourner au drame, nos héros se retrouvent avec une sixième partie de la carte entre les mains! 


Ils apprennent alors l'existence d'un taxidermiste qui posséderait sans doute lui aussi un étrange tatouage, ce même taxidermiste dont on leur a montré une de ses réalisations, à savoir un livre dont la couverture est recouverte de peau humaine... Il semblerait que le destin de Sugimoto soit de nouveau de croiser la route d'un autre psychopathe! 


Suite au catastrophique tome précédent, lui même faisant suite à des tomes de plus en plus désolants, il faut être honnête, la passion pour le titre a bien chuté, et si on a pu s'emballer pour les deux ou trois premiers tomes, cela parait oublié depuis longtemps! Donc dire qu'on n'attend plus grand-chose de ce titre est un euphémisme! Et une fois ce tome lu, notre sentiment ne changera pas! 


Il y a certes des bonnes choses dans cet opus, à commencer par des phases d'action bien menées et dynamiques, tous les protagonistes s'y croisent et interagissent, on commence même à voir naître des alliances qu'on croyait improbables; l'auteur semble vouloir une nouvelle fois placer des références cinématographiques, comme cette incroyable course poursuite à l'intérieur de chariots dans une mine; on pourrait même déceler un clin d’œil à Evil Dead avec le Nécronomicon,  ce livre maudit recouvert de peau humaine... 


Donc à priori beaucoup de points positifs qui devraient faire de ce tome un excellent opus capable de nous faire passer un bon moment! 


Oui, mais c'est sans compter les dérives de l'auteur qui semble avoir quelques problèmes à régler! 


Cela fait quelque temps que le reproche est récurrent, chaque nouveau tatoué se trouve être un pervers psychotique tombant dans des excès ridicules qui au lieu de le rendre véritablement inquiétant ne font que décrédibiliser le personnage et le titre en entier avec! Et bien le nouveau venu de ce tome, le fameux taxidermiste est peut-être le pire! 


Sans s'attarder plus que cela sur sa passion malsaine de se confectionner des tenues toutes plus ridicules les unes que les autres à base de peau, de membres et d'organes humains, nous obligeant par là à supporter un défilé aussi malsain que ridicule; le pire avec ce personnage c'est la façon dont l'auteur le traite et le présente: une nouvelle fois avec un humour stupide (toujours le même) et présentant une odieuse parodie homosexuelle nous plongeant dans des clichés de folle réclamant des papouilles et des caresses... 


Nous sommes obligé de nous rendre à l'évidence maintenant: l'auteur base en grande parti son humour sur ces clichés frôlant l'homophobie...ils sont tous représentés comme des pervers   malsains, car visiblement on ne peut pas être gay sans être une folle psychotique! 


Ceci vient tout simplement éclipser tous les points positifs du tome, et tout ce qu'ils annoncent de bon pour la suite nous laisse également entrevoir de longs et pénibles moments de lourdeurs navrantes! 


Critique 1


Pendant que Tanigaki est encore au kotan mais approche de la fin de sa convalescence, le groupe de Hijikata et d'Ogata s'interroge sur la nature du sans visage (est-il un Aïnou ? Un indépendantiste de Russie orientale ?) ainsi que sur la marche à suivre désormais. Quant au groupe de Sugimoto, qui vient de s'extirper de sa lutte contre des ours très agressifs, la rencontre avec Eddie Dun le met sur une nouvelle piste : celle d'un homme qui confectionnerait des objets avec de l'épiderme humain, et qui, selon les rumeurs, posséderait une peau tatouée de motifs étranges et n'étant pas yakuzas. Nos héros prennent alors la direction de la ville minière de Yubari, pour tenter de trouver cet homme. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que le lieutenant Tsurumi et ses hommes sont déjà sur place, décidés à exploiter la cible d'une façon bien précise !


Autant commencer par parler de ce qui divisera le plus les lecteurs dans ce tome : le nouveau personnage, Yasaku Edogai. On a affaire à un taxidermiste joyeusement cinglé dans son genre, empaillant autant les animaux que les humains dont sa propre mère, et rien que sur ce point Satoru Noda joue encore sur un certain mauvais goût qui fera doucement sourire les uns et atterrera les autres. Mais le pire reste à venir, dès lors que l'auteur décide, pour la énième fois, de nous offrir encore de grosses caricatures d'homme gay sous couvert d'un humour répétitif et douteux. L'auteur semble avoir décidé de balancer la même "caution humoristique" à chaque tome, et sérieusement, ça ne fait plus du tout rire, tant ça manque cruellement d'imagination et de renouvellement et que l'on peut vraiment se demander, à force, quelle image le mangaka a exactement des homos... On se retrouve donc soudainement avec un homme qui se prend de passion pour Tsurumi, enchaîne les petites réflexions clichées (il veut se faire "papouiller" ou "chatouiller" par Tsurumi... hé ben, ça nous fait une belle jambe), et surtout nous offre une parodie de défilé de mode indigeste où il prend des poses douteuses dans des tenues de sa confection à base d'organes humains. Le plus gros problème de cette déferlante de mauvais goût, c'est que Noda la rallonge inutilement, en fait des tonnes, revient même parfois dessus dans la suite du tome, alors qu'au lieu de ça il aurait pu profiter de quelques pages supplémentaires pour, par exemple, offrir un peu plus d'action, ou approfondir le statut de la ville minière de Yubari qui n'est quasiment pas évoqué. Golden Kamui est une série qui a tout en main pour développer un contexte historique intéressant (entre autres), alors pourquoi aller toujours se perdre trop longtemps dans de l'humour lourd, beauf, répétitif et rarement drôle ?


L'autre petit problème vient du rythme, une nouvelle fois. On le comprend très vite, les différents groupes (Tsurumi, Ogata, Sugimoto) sont voués à se croiser à Yubari, mais pendant que Tsurumi fait ses petites manigances avec Edogai, on a le cruel sentiment que les autres font du surplace dans leurs avancées.


Pourtant, dans l'ensemble, on a assurément un volume intéressant, ne serait-ce que parce qu'il exploite tous les différents camps en place, et qu'il laisse même présager de possibles alliances en toute fin de tome. Il y a clairement des avancées pouvant amener de nouvelles choses, à commencer par le plan de Tsurumi, qui pourrait compliquer la recherche des peaux tatouées ! Mais on retient aussi avec beaucoup d'intérêt ce qui se passe du côté de Tanigaki, dont on découvre plus en détail une facette dure du passé, et qui, suite à l'arrivée au kotan d'un visage que le lecteur connaît déjà, va être amené à remplir une nouvelle mission. Entre manigances, mauvais présages, et un danger qui pourrait planer sur Ashirpa, ça laisse de belles promesses. Le groupe de Sugimoto, lui, est surtout l'occasion d'offrir quelques nouveaux éléments culturels sur la culture Aïnou, sur certaines croyances et coutumes, ou sur de nouveaux éléments culinaires. Ici, cela s'avère mieux intégré que dans le tome précédent, développé sans trop se rallonger, et dans un contexte mieux posé. Ainsi, la lecture, dans l'ensemble, alterne et marie un peu mieux ses différents axes, et n'oublie pas non plus l'action, qui revient vers la fin du volume de façon certes brève, mais plutôt intense, Satoru Noda nous jouant avec efficacité le coup classique de la course-poursuite dans la mine !


Il en résulte un volume globalement sympathique (notamment grâce à ses avancées et à la présence des différentes factions), et dans tous les cas d'un niveau largement supérieur au catastrophique tome 7. Il faudrait simplement, désormais, que le mangaka arrête avec son humour de plus en plus gênant, qui plombe trop souvent le rythme et l'ambiance de son oeuvre...


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

8 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

12.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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