Girls' Last Tour Vol.2 - Actualité manga

Girls' Last Tour Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 03 June 2020

Poursuivant leur errance sans but précis (si ce n'est celui de survivre simplement) à bord de leur autochenille, Chito et Yûri ont laissé derrière elles Kanazawa le cartographe, non sans que ce dernier en leur offre à présent, à savoir un appareil-photo, objet issu d'une époque révolue et qu'elles doivent petit à petit apprendre à utiliser. Entre découverte des fonctions de cet appareil, et photos plus ou moins réussies prises au fil d'une route parsemée d'étranges statues, c'est ainsi que le périple des jeunes filles reprend...

Et ce périple, concrètement, ne change pas vraiment de recette, et on ne s'en plaindra pas vu que celle-ci a assurément fait le charme et l'unicité du premier volume. A bord de leur kettenkrad avec ses petits bruits mécaniques, au gré des nombreux décors urbains abandonnés auxquels l'auteur offre richesse et ampleur à travers des angles variés, le parcours presque silencieux (quand elles ne se mettent pas à jacasser) de nos héroïnes continue.
En les amenant parfois à simplement "divaguer", comme quand elles font un peu n'importe quoi avec l'appareil-photo, que Chito fait des rêves bizarres, que toutes deux se mettent à "créer" de la musique avec la pluie, ou qu'elles imaginent ce que serait leur vie entourées des choses qu'elles ont vu dans leur documentation.
En découvrant des endroits parfois étonnants, à l'image du grand édifice lumineux qu'elles voyaient au loin et qui s'apparente à un bâtiment religieux assez étrange.
Ou en faisant de nouvelles rencontres, ici une: celle d'Ishii, jeune femme qui, à l'image du cartographe avant elle, s'est fixée un objectif d'envergure dans ce contexte de survie: se baser sur certaines documentations pour construire ce qui s'apparente à un avion, afin de s'envoler loin de cette ville jusqu'à peut-être atteindre cette fameuse mer qu'aucune d'elles n'a déjà vue en vrai. Et à l'image de celle avec Kanazawa, cette rencontre sera intéressante, pour ce qu'Ishii montre d'elle, pour ce qu'elle véhicule à son tour dans ce cadre post-apocalyptique mystérieux, ou pour ce qu'elle nous permet de mieux entrevoir de l'étonnante cité dans laquelle nos héroïnes vagabondent, avec même, à la clé, une impressionnante vue globale de cette ville à strates vue depuis l'extérieur.

Cela ne fait, forcément, que susciter encore la curiosité du lecteur quant à l'état de ce monde dévasté, via ce qu'on en entrevoit... Mais pour Chito et Yûri, dont le leitmotiv immédiat est de survivre avec simplicité, il n'est toujours pas question d'exagérément se prendre la tête. Bien sûr, les deux jeunes filles prennent garde à dénicher de quoi subsister, en se procurant des rations ou en récupérant de l'eau de pluie par exemple, et elles se questionnent elles aussi sur ce monde, tout comme elles se plaisent à imaginer ce que serait leur vie tranquille avec des éléments de confort de notre époque qui ont ici plus ou moins disparu (belle maison avec un toit, bibliothèque, bain, etc), l'occasion pour l'auteur d'encore nous faire reconsidérer notre propre époque et son confort tenant souvent à des choses assez simples. Mais malgré tout ça, elle ne stressent jamais, trouvent même le moyen de s'amuser, de se taquiner et de rêver, tout en posant sur ce qui les entoure un regard interrogateur mais jamais paniqué, pour un résultat restant assez contemplatif.

L'oeuvre de Tsukumizu conserve ainsi son ton et sa patte uniques avec ce deuxième volet toujours aussi plaisant, et on a déjà hâte de retrouver Chito et Yûri dans la suite de leur étonnant périple. D'ailleurs, notons en fin de tome, en guise de pages bonus, un petit schéma utile de l'auteur montrant le trajet effectué par les deux demoiselles depuis le chapitre 1.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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