Gigant Vol.5 - Actualité manga

Gigant Vol.5

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 10 September 2020

Chronique 2 :

Après avoir été rejetée et considérée comme un monstre par les autorités Japonaises, Papico se retrouve enrôlée au sein des forces d'autodéfense et s'avère être le dernier espoir des Japonais face aux trois gigantesques démons qui sont apparus... Sous le regard admiratif de l'ensemble du pays, Papico devient en quelques minutes une héroïne que tous les médias vont finir par s'arracher!
Rei va redouter qu'elle le laisse tomber pour quelqu'un de plus mature (et elle aurait tellement raison), mais Chiho est plus amoureuse que jamais!

Le volume s'ouvre sur l'affrontement entre Chiho en mode XXXL contre les trois démons qui ravagent Tokyo, mais l'auteur ne va pas s'attarder plus que de raison sur le combat en lui même, ce dernier va avant tout servir de prétexte pour développer le personnage de Chiho et faire évoluer son statut pour l'ensemble de la nation. Et ce n'est peut être pas plus mal que Oku ne s'attarde pas plus sur l'affrontement puisque visiblement ça ne choque personne qu'une frêle jeune femme faisant du porno se transforme en championne de MMA...

Après avoir été pointée du doigt,Chiho devient donc l'héroïne de la nation! Elle est désormais présente sur tous les plateaux, dans toutes les pubs, elle participe à tous les projets en vogue, y compris le cinéma...elle devient incontournable!
Pendant ce temps les autorités Japonaises font fermer le site "ETE" et malgré les sites factices tentant de surfer sur la vague, plus rien ne se produit...

L'auteur va donc profiter de cette accalmie pour critiquer lourdement la société Japonaise (mais pas que...les Etats Unis prennent aussi) en apportant un regard assez acerbe, ce qu'il a toujours fait! Est il en mesure de critiquer lui qui est un produit de cette société qu'il critique, qu'il vend des œuvres subversives mettant en avant sexe et violence gratuite?
Il va également s'attarder sur la relation entre Chiho et Rei, une relation qui s'adapte aux feux des projecteurs, aux nombreuses sollicitations envers la jeune femme... Si cette dernière devient de plus en plus attachante, Rei est toujours aussi insipide (au mieux)! On pourrait apprécier pleinement le développement de Chiho, qui s'émancipe de sa condition d'actrice porno bien qu'elle soit présentée plus que jamais comme une femme objet...si l'auteur ne la mettait en scène dans des ébats sexuelles toutes les dix pages...

Heureusement la fin du tome apporte un peu de renouveau et une nouvelle direction pour la série avec l’intervention de "héros du futur" (nous permettant de comprendre qui était l'homme possédant l'appareil qui appartient désormais à Chiho)...cela laisse présager un développent plus intéressant que ce qu'on a connu jusque là (on ne peut que l'espérer)...mais quel besoin avait l'auteur de les représenter de façon ridicule? Cela apporte un peu de légèreté certes (surtout de la légèreté vestimentaire pour les personnages féminins)...mais c'est assez affligeant!

Un volume qui raconte plus de choses que les précédents, qui ouvre la voie pour les réponses qu'on attend...mais cela reste noyé dans le fan service... On le lit malgré tout avec plus de plaisir que les précédents!


Chronique 1 :

Chiho, alias Papico, pourrait être la véritable sauveuse du Japon. C'est en tout cas la décision de la Justice nippone, qui décide de ne pas voir la jeune femme comme une criminelle, et l'intègre même à son armée afin de luter contre les nouveaux Satan qui envahissent la métropole. Papico a désormais le soutien de l'ensemble de la population, sous les yeux d'un Rei qui assiste à la popularité croissante de sa petite-amie.

Jusqu'à présent, il était franchement difficile de comprendre ce que souhaitait proposer Gigant, malgré son concept farfelu très rigolo pris avec du recul. La seule réelle évolution fut le sort de Chiho, d'abord méprisée par la société, puis adulée par tous à partir de ce volume. Et fort heureusement, Hiroya Oku rompt la linéarité de ce récit pour proposer quelques développements allant un petit peu plus loin, évitant à sa série de partir dans une totale redondance. Un certain soulagement, puisque le titre est dans son arc final, au Japon.

Alors, la nouvelle grande bataille contre les géants invoqués par le site ETE n'occupe pas beaucoup de place dans ce cinquième tome, puisqu'elle sert de tramplin à la suite de l'histoire. A partir de là, Hiroya Oku ne se contente plus de balloter les seins d'une Chiho gigantesque à travers des scènes d'action ronflantes, mais développe toute la situation autour du personnage, mais aussi celle du site maudit, pour donner quelque chose d'un peu plus consistant. Devenue une héroïne pour le Japon, la demoiselle voit sa notoriété grandir, fait des choix, et reste un personnage franchement touchant et attachant, à l'inverse d'un Rei un peu stoïque dont il devine un petit peu l'évolution dans les futurs opus.

Et derrière ça, difficile de ne pas voir la volonté de l'auteur de pointer du doigt la société, chose qu'il fait régulièrement dans ses récits. Si la démarche pouvait être correcte dans Inuyashiki, elle est un peu plus incompréhensible dans ce cinquième tome. Une population aliénée, certes, mais alors ? A part jeter un regard acerbe assez gratuit, à tout va, sur ce qui l'entoure, tel un enfant de la génération baby-boom, Hiroya Oku ne développe pas de propos réellement consistant, ni intéressant. Et c'est d'autant plus gonflé venant d'un auteur qui joue sur le racoleur, et place dès qu'il le peut des scènes de sexe entre ses deux personnages, sans que cela développe particulièrement leur relation.

A côté, on pourrait peut-être reprocher à ce cinquième tome de s'étendre un peu trop longuement sur l'évolution de Papico au sein de la société japonaise. Néanmoins, la toute fin du volume apporte une autre optique, assez intéressante, puisqu'il est question d'autres "héros", et d'entités qui ne s'attaquent plus exclusivement qu'au Japon. Un programme assez intrigant, même si parfois traité par-dessus la jambe par l'auteur. Léger spoil pour appuyer notre propos : Des États-Unis en proie au carnage depuis des jours n'affolera finalement plus grand monde. D'ici à ce que ce soit une pique envers le sensationnalisme américain, il n'y a peut-être qu'un pas, quand on voit la critique de Hiroya Oku envers Trump dans le volume.

Il en résulte alors un cinquième tome qui casse la linéarité du volume, et propose à boire et à manger entre des développements intéressants concernant Chiho, malgré un aspect critique assez léger, gratuit et creux. Reste que Gigant, pour la première fois, nous intrigue pour l'évolution de son scénario. La série étant entrée dans son arc final au Japon, on peut donc être curieux de voir ce que le mangaka nous réserve pour les prochains et derniers opus.
   

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

12 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

11 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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