Fûka Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 24 May 2017

L'idée glissée par Yû semble avoir éveillée quelque chose en Fûka, et le concert de Koyuki ne fait qu'accentuer son choix : celui de monter un groupe de pop ! Pleine d'entrain, la jeune fille emmène très vite Yû et Makoto dans son sillage, et c'est ensemble que les trois adolescents, sur les conseils de leur enseignante Tomomi, vont passer une partie de l'été à travailler dans un restaurant de la plage de Shonan au sud de Tôkyô, afin d'avoir assez d'argent pour s'acheter leurs premiers instruments. Mais ce job d'été risque d'être beaucoup plus riche en événements et en surprises que ce qu'ils attendaient...


Quasiment tout le tome s'axe sur ce séjour sur la plage de Shonan, où Yû et les autres vont devoir concilier travail, nouvelles rencontres, renforcement de leurs liens, voire peut-être même sentiments et, déjà, musique...


Concrètement, Kouji Seo n'évite pas sa tendance habituelle à enchaîner les grosses coïncidences et les scènes assez clichées. Ici, le premier point se ressent surtout via la présence pile quand il faut de Koyuki, et à travers l'identité des Hedgehogs, le groupe dont Yû et Fûka sont très fans. Quant au deuxième point, on le retrouve dans des situations comme le moment où Yû manque de se noyer... Ces facilités de scénario pourront déjà agacer certains lecteurs, mais pour l'heure le mangaka évite bien les pires errances de sa carrière comme sur la série A town where you live, car ces quelques poncifs permettent de réelles évolutions dans les relations qui se bâtissent entre nos héros. Une scène comme la noyade ne manque pas de troubler Yû et d'embarrasser un peu notre chère Fûka, qui néanmoins conserve tout son caractère. Quant à l'arrivée propice de Koyuki, elle crée une petite dispute finalement bénéfique pour chacun des deux adolescents, tandis qu'un possible triangle amoureux pointe tout doucement le bout de son nez... Enfin, la fin du tome ramène certes très facilement sur le devant l'aspect musical de la série, mais cela se fait de manière prometteuse, tant Fûka paraît d'emblée rayonnante dans l'entrain qu'elle affiche.


Ce séjour devrait également marquer de premières grosses évolutions dans le caractère timide et replié de Yû. Celui qui ne semblait vivre qu'à travers son compte twitter va devoir apprendre à se bouger, que ce soit dans le travail où il va devoir apprendre à parler plus fort, ou dans sa relation avec Fûka s'il veut éviter de se disputer avec elle. Le tout, sous le regard plutôt bienveillant de l'entourage, à commencer par Makoto qui campe pour l'instant un camarade plutôt malin et perspicace.


Qui plus est, Seo tire assez bien parti de l'ambiance estivale de son récit, même si c'est de manière classique. Bien sûr, plage oblige, on n'évite pas quelques scènes un brin fan-service, mais le mangaka n'exagère pas le trait et propose une atmosphère de vacances dépaysante, entre le cadre du resto de plage, la nuit étoilée, la mer... Tout cela renforce assez bien l'ambiance assez entraînante qui règne pour l'instant sur la série. On pourra également s'amuser à repérer les apparitions brèves de certains visages des précédentes séries de l'auteur, comme Mina d'A town where you live.


Après deux volumes, Fûka n'évite pas certains poncifs, mais se révèle être une série qui, entre romance, musique ou tranche de vie, a tout en main pour rester plaisante. Pour le moment, Kouji Seo sait plutôt bien emballer son récit et le rendre entraînant !


En fin de tome, l'auteur propose un bref chapitre bonus de 8 pages, revenant rapidement sur le parcours en athlétisme de Yamato Akitsuki, le héros manga Suzuka et père de Fûka, et montrant brièvement la petite famille de ce dernier à cette époque ainsi que ce que sont devenus deux autres personnages de Suzuka. Rapide, mais plaisant à voir.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

13.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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