Freaky Girls Vol.7 - Actualité manga

Freaky Girls Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 14 November 2019

Bien du chemin a été parcouru par les p'tites demis depuis les débuts de la série, et Akari, Yuki et Kyôko vont encore le prouver dès le début du volume ! En plus de mieux accepter leurs particularités de para-humaines, elles commencent à un peu plus le maîtriser, et sont fermement décidées à montrer ça à leurs deux amies humaines ! Ce qui en découle surtout, c'est une vision à nouveau très positive de ces jeunes filles, que ce soit dans l'acceptation d'elles-mêmes, ou dans les liens d'amitié forts qu'elles ont fini par lier avec Imori et Kimura, faisant largement oublier les brimades des tous débuts. Mais après tout ceci, quelle sera la réaction de nos jeunes héroïnes en voyant débarquer une nouvelle semi-humaine dans leur lycée ?

Car une fois le premier chapitre passé, cette arrivée constitue bien le principal enjeu du volume, et les choses sont présentées de manière astucieuse par le mangaka Petos: les 2e et 3e chapitres du tome reprennent les événements du 1er, mais vécus sous un autre point de vue, depuis l'endroit où se trouve la tête de Kyôko et la nouvelle venue, pour un résultat nuançant encore un peu plus les choses tout en offrant un intéressant "premier contact" de la nouvelle miss avec ses "semblables" para-humaines.

Cette nouvelle miss, il s'agit donc de Kaoru Higa, jolie jeune fille à la peu bronzée et à la personnalité un brin taquine, en classe de première, et en provenance d'Okinawa le temps de quelques semaines car elle n'arrive pas à s'intégrer dans son école d'origine en tant que seule para-humaine des lieux. A travers sa nature, le mangaka se réapproprie une figure du folklore typique d'Okinawa qui reste très méconnue chez nous, ce qui ne fait que décupler l'intérêt et la curiosité: le kijimuna, sorte d'esprit des bois sur lequel on dit pas mal de choses dans les légendes: vivant dans un type précis d'arbre, ayant une couleur rouge, se nourrissant d'yeux de poisson, attirant la chance sur les pêcheurs, voire pouvant lire dans le coeur des gens... C'est ce dernier point que Petos exploite le plus, mais il n'en oublie pas le reste, surtout dès que la jeune fille part demander conseil à Takahashi. A travers des explications se voulant scientifiques et de nombreux raisonnements made in Takahashi, Petos se réapproprie pleinement le mythe folklorique d'origine en imaginant autour de celui-ci nombre d'explications rationnelles, comme il avait déjà su bien le faire précédemment pour ses autres héroïnes, et il n'oublie vraiment rien en expliquant de façon intéressante et dans une certaine logique toutes les spécificités de Kaoru: sa peau bronzée rappelant le rouge de la légende, ce qu'on dit sur leur appétit pour les yeux de poisson, le malaise que l'adolescente ressent devant les poissons morts... et, surtout le fonctionnement de son pouvoir: elle peut lire les émotions des autres êtres vivants (humains comme animaux) à travers leurs pupilles dont elle voit la couleur changer, mais aussi à travers une aura de couleur se dressant autour d'eux en soulignant alors l'ambiance globale. En un rien de temps, elle peut ainsi cerner l'essentiel d'une ambiance, d'une relation, y compris concernant les sentiments d'amour, d'amitié ou autre, et c'est bien pour ça qu'elle porte souvent des lunettes de soleil afin de brouiller ses visions.

Au-delà de tout cet aspect "technique" bien pensé, Kaoru se révèlera d'emblée comme une nouvelle demi non seulement attachante dans son caractère, mais également intéressante dans ses doutes et dans ce qu'elle va souligner ou provoquer. Car il va sans dire que son pouvoir peut avoir des conséquences négatives: vu qu'elle peut lire les émotions des autres et donc les mettre à nu rien qu'en les regardant dans les yeux, elle est persuadée que c'est à cause de ça et de sa nature de para-humaine qu'aucun élève de son école à Okinawa ne veut l'aborder... mais est-ce réellement pour ça ? Kaoru n'aurait-elle pas posé d'elle-même une barrière ? Tout en jouissant ici d'une développement déjà très bon, la demoiselle, de par son pouvoir, provoque aussi quelques avancées importantes sur le plan sentimental, avec à la clé une belle prise de courage de Kyôko... Mais ce qui est le plus beau, c'est peut-être les réactions qu'il y a derrière: la volonté de Takahashi de rester à sa place d'adulte, mais aussi la réaction face à lui de Satô, qui choisit de défendre sa "rivale amoureuse", car après tout, même s'il s'agit peut-être seulement d'une amourette temporaire d'adolescence, il ne faut pas négliger pour autant des sentiments si formateurs. Il y a ainsi toujours cette forme de bienveillance typique dans Freaky Girls, et ça, même Kaoru en a bien conscience en voyant que Takahashi, Kyôko et les autres ne se mentent pas et se soucient bien les uns des autres.

Enfin, au bout de tout ceci, il y a la dernière partie du volume, où Petos concrétise encore un peu plus toutes ces réflexions sur l'aspect transdimensionnel de certaines des demi, jusqu'à nous laisser, pour la première fois dans la série, sur un vrai petit suspense qui pourrait avoir des conséquences d'ampleur...

Qu'il va donc être alors long d'attendre la suite, le rythme de parution japonais et donc français de la série n'étant que d'un tome par an environ ! Mais en attendant, ce 7e volume confirme tout le bien que l'on peut penser de la série depuis ses débuts. L'arrivée de Kaoru rebooste considérablement la série, et Petos amène encore de nouvelles choses tout en restant fidèle au charme de son oeuvre.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Note de la rédaction






MN Actus
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