Freak Island Vol.4 - Actualité manga

Freak Island Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 17 Février 2017

Takaku et les autres ont réussi à se débarrasser de la famille, même si Kuraki y est restée... et voici qu'à présent ils ont une opportunité de quitter l'île !  En effet, ils ont croisé la route d'un mystérieux écolier télépathe et ayant les yeux cousus, mais qui les mène jusqu'à un bateau. Les survivants s'apprêtent donc à quitter les lieux et à regagner le continent, même si Takaku regrette de laisse Uehara derrière lui, et qu'il faut faire le voyage avec cet étrange gamin qui les effraie. Seulement, tout va-t-il se passer comme prévu ?

On devine évidemment que non, sinon le manga se serait arrêté là, et évidemment les choses dégénèrent très vite avec des imprévus, le retour d'ennemis décidément impossibles à tuer, et de nouveaux bains de sang au bout desquels la situation évolue.
D'un côté, voici une grande partie du groupe faite prisonnière, leurs geôliers ayant à leur encontre des ambitions peu mignonnes en risquant d'en faire des cannibales à même de s'entredévorer pour survivre, en ce lieu où il n'y a aucune autre nourriture que des insectes... Dans cette situation où certains semblent déjà commencer à perdre pied plus que jamais, se distingue la figure d'Ami, qui bien que là depuis plus longtemps conserve plus de sang-froid, y compris face à son horrible paternel qui ne la reconnaît même pas. La situation crade et malsaine dans laquelle se retrouve le groupe risque de faire quelques dégâts par la suite...
De l'autre côté, on retrouve un Takaku faisant de nouvelles rencontres, et étant sur le point de découvrir de nouvelles choses concernant l'île, car il paraît difficile d'expliquer les changements qui se sont faits chez les habitants de l'île uniquement par les radiations... Masaya Hokazono parvient à intriguer vaguement sur ce point, en attendant d'en découvrir plus. Mais pour l'instant on retiendra surtout les nouvelles rencontres de notre héros, des hommes-chiens qui n'ont de prime abord plus rien d'humain, que ce soit dans leur dégaine, dans leur absence de parole, ou dans leur régime alimentaire (du cochon cru, miam miam)... Mais est-ce vraiment totalement le cas ?

Tout au long du volume, Hokazono joue plus que jamais sur l'inversion de rôles entre humanité et monstruosité. Dès le début, on a bien le sentiment que le flic et Fujii sont les plus monstrueux, en voulant jeter sans vergogne l'écolier à la mer parce que son physique les répugne, et les élans de cannibalisme une fois dans les geôles ne font que confirmer ces impressions. Dans le même temps, on voit le petit Satoru être simplement heureux de revoir son grand frère à tête de porc, puis Takaku être accueillis si gentiment par les monstrueux hommes-chiens qu'il en arrive à pleurer à chaudes larmes depuis son arrivée sur l'île... Et pourtant, au fil du temps passée avec ces êtres, son humanité lui semble disparaître peu à peu... s'il veut devenir plus fort pour sauver Uehara et les autres, devra-t-il faire ce sacrifice ?

Bien que totalement classiques du genre, les idées sont là pour faire du récit un divertissement honnête, mais le problème et que tout est raconté un peu n'importe comment. Ça va très vite, les transitions sont peu soignées, et l'impression de bâclage est toujours renforcée par ces décors qui ne sont rien d'autre que des photos même pas retravaillées. Qui plus est, l'auteur fait un peu trop ce qu'il veut de son récit. Pour une île inconnue des cartes, on a le sentiment que celle-ci est bien proche du continent. Et que fait un bateau de déchets nucléaires clandestin si près du continent ? Et comment diable Iino peut-il encore être en vie à la fin du tome, alors qu'il s'est un peu fait broyer la tête et que sa cervelle s'en est allègrement échappée ?

Vous l'aurez compris, pour passer un bon moment sur Freak Island, il ne faut vraiment, mais vraiment pas être trop regardant... A partir du moment où on a accepté ça, on découvre un divertissement nanardesque au possible qui reste plutôt rigolo, notamment grâce à ses effets gores un peu cheap. Mais concrètement cela reste bien médiocre, très pauvre visuellement et scénaristiquement, et lu en 5 minutes.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

9 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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