Enfer & Paradis Vol.3 - Actualité manga

Enfer & Paradis Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 11 August 2009

Alors que nous laissions nos héros dans le feu de l’action, nous les retrouvons ici comme nous les avions laissés. Alors que le duel opposant Maya à Emi Isuzu semble être terminé, il reste encore à clôturer le combat des deux jeunes recrues, Nagi et Aya, qui font respectivement face à un lutteur aux muscles d’acier et à un manieur de bâton d’un type particulier. Mais si le style des combattants est assez hétéroclite, c’est d’avantage par leur vision du combat que l’auteur les différenciera. On découvre alors une des caractéristiques qui marque ce manga, à savoir des grandes rhétoriques sur l’art et le sens du combat, avec de longues phrases au style parfois pompeux qui apportent néanmoins une couche de lyrisme supplémentaire et une théâtralité à l’œuvre. Ce style narratif renforcera le clivage entre les adorateurs d’Oh! Great et ses détracteurs. Dans notre cas présent, Sagara ne pense qu’à faire appliquer la loi des exécuteurs, au point d’en oublier son libre arbitre, tandis que Tagami se voit comme un samouraï des temps modernes, respectant un certain code d’honneur. Deux adversaires de poids mais qui ne serviront au final qu’à mettre en lumière les capacités de leurs opposants, dont le potentiel semble les submerger. Ces combats sont plutôt bien orchestrés avec un Oh! Great qui prend de plus en plus ses marques, et dont le trait s’affine de case en case.

Mais ces duels ne sont qu’une mise en bouche avant l’arrivée imminente de Mitsuomi, le chef des exécuteurs. Au moment où il apparaît, le rythme change brusquement. Il faut dire que le personnage en impose, et malgré un design discutable (une tenue en cuir moulante ?), son charisme et sa sévérité le présentent comme le grand méchant de la série. Il incarne à lui tout seul cette répression sans état d’âme que fait régner son club, et s’il sait reconnaître le talent de certains combattants, il sera impitoyable avec d’autres. Pourtant, quelque chose d’antérieur et de bien plus profond semble le lier à Maya, lui apportant une dimension supplémentaire. Mais nous ne pouvons qu’espérer de nombreuses révélations sur les liens qui les unissent dans les tomes à venir.

Ce troisième opus d’Enfer et Paradis affirme la marque de fabrique du titre : un dessin de plus en plus abouti, une représentation sublimée des valeurs du combat, portée par des personnages hauts en couleurs. Si le scénario manque encore un peu de consistance, les quelques pistes lancées par ce tome peuvent intriguer, mais un besoin d’éclaircissements se fait grandement sentir ! Il reste toutefois la présence d’un fan service assez gratuit, et un côté poseur et prétentieux de certains protagonistes, faisant tanguer l’œuvre entre le sublime et le vulgaire. Bref, on aime ou on déteste, à vous de choisir votre camp !


 


Tianjun


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Tianjun

14 20
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