Enfer & Paradis Vol.11

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 18 November 2009

L’aile rouge est rentrée en résonance. Soichiro Nagi et Mataza Tsumuji se livrent un combat sans merci, se laissant totalement submergé par leurs pouvoirs respectifs. Face à cette violence incontrôlable, et à l’avancée inexorable du destin, qui pourra bien les arrêter ?

Ce onzième volume d’Enfer et Paradis ne paye pas de mine au premier abord, s’installant comme un tome de transition, venant clôturer l’histoire dans le Kyushu. Et pourtant, nous avons là l’un des meilleurs tomes de la série, si ce n’est un de ses principaux piliers. La plongé dans les ténèbres, entamée par le tome précédent, est ici plus que présente et s’attaque directement à nos héros. Nagi devient enfin l’élément central de l’œuvre, débordé par un pouvoir qui menace de le dévorer, ne contrôlant pas le mal qu’il peut faire autour de lui, représentant la source de toutes les convoitises. On passe dans un extrême à l’autre, sans respiration, lorsque le monstre sanguinaire redevient un adolescent paniqué qui ne cherche qu’à sauver sa mère. Les autres personnages ne sont pas en reste, avec notamment Aya qui réalise son impuissance, ses peurs, et sa lâcheté. Et quand enfin l’orage semble terminé, que l’on pense pouvoir enfin respirer un peu, l’auteur nous prend une nouvelle fois par surprise, en relançant la série de plus belle avec l’apparition d’un personnage dont on redoutait la venue depuis quelques temps.

La seconde partie du tome est beaucoup plus légère… du moins, en apparence ! Elle donne surtout l’occasion de voir enfin à l’œuvre Bob, l’acolyte de Nagi qui jusque là passait pour un simple faire-valoir. Face à lui, une nouvelle F se révèle, Madoka Mawari, une jeune épéiste totalement cinglée… Certes, ce combat tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Certes, les retournements de situations sont grossiers, les blessures exagérées… mais on pardonne tout à Oh! Great, dès lors qu’on est subjugué par la mise en scène, les cadrages dynamiques et la rythmique de l’affrontement. On en prend littéralement plein les yeux !

Toute l’étendue du talent de l’auteur est induite dans ce tome, prouvant sa maitrise dans tous les registres, comme le prouvent les deux illustrations couleurs du début de tome. Bien sur, le fan service est toujours là, tout comme la violence gratuite (en apparence), pouvant gâcher les autres qualités du titre pour le lecteur réfractaire au genre. Cela est vraiment dommage. Le plus étonnant, au final, c’est cette impression d’une simple mise en bouche pour la suite des évènements, que les choses se sont mis doucement en place depuis de nombreux tomes, et que la série ne fait que s’ouvrir… On ne peut alors être qu’optimiste pour la suite des évènements, surtout si cette qualité est toujours au rendez-vous !


Tianjun


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Tianjun

17 20
Note de la rédaction
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