Enfants de la baleine (les) Vol.6 - Actualité manga

Enfants de la baleine (les) Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 14 Novembre 2017

Via la mystérieuse Emma, la "Baleine de glaise" possède désormais un gouvernail. Et l'île est mue par un chant que les marqués entendent en rêve et qui amène l'énergie nécessaire à son avancée. Ainsi, après avoir erré pendant longtemps, les habitants de la baleine peuvent envisager, pour la première fois, de partir à la découverte du monde, en voguant sur l'immense mer de sable. Avec pour objectif d'atteindre le Royaume-Uni de Sidérasie, sous l'impulsion de Roxalito. Mais le voyage qui débute s'accompagne de terribles révélations : en échange du saimia, ce ne sont pas les émotions des marqués de Phaleina ingurgite, mais leur énergie vitale. Une vérité qui n'est connue que par les non marqués au sein du conseil... Cela risque-t-il de semer la discorde au sein des habitants de la "Baleine de glaise" ?


Alors que démarre pour la première fois un voyage vers le monde extérieur et avec un but à atteindre en Sidérasie, la vérité se dévoile enfin pleinement sur la nature de la "malédiction" qui ronge la baleine et les marqués, et l'ensemble s'avère parfaitement cohérent par rapport à ce que la mangaka a développé précédemment, en tête la très faible espérance de vie des marqués, qui trouve une raison logique. Dans le premier quart du volume, Abi Umeda s'applique alors sur les conséquences de ses informations gardées par les non marqués et découvertes par Chakuro... Pourquoi les non marqués n'ont-ils jamais avoué la triste vérité aux marqués ? Pour profiter d'eux ? Au contraire, pour les protéger ? Ou pour autre chose ? La réponse qui se dessine est plutôt belle et très intéressante. Et maintenant que Chakuro est dans la confidence, on a hâte de voir les possibles répercussions que cette cruelle réalité aura sur la suite des événements...


En tout cas, cela n'empêche pas le voyage de bel et bien commencer, avec ce que cela va impliquer de premières découvertes : tout d'abord une étrange tour qui semble s'étendre jusqu'à l'infini dans le ciel et où nos héros vont croiser un homme, puis une mythique cité de sel abandonnée et en train de s'effriter. Les deux lieux ne manquent pas d'intérêt, tout d'abord pour leur design très soigné et nous immergeant toujours aussi bien dans l'univers dur et poétique d'Umeda, puis pour les thèmes qu'ils permettent d'aborder brièvement. C'est surtout le cas pour la "tour du temps", dont l'espace-temps très particulier, où passé et présent semblent pouvoir se côtoyer, amène quelques petites réflexions sur le temps qui passe, l'impossibilité de le rattraper, et les souvenirs. Hélas, il y a comme une frustration pendant la découverte de ces premiers lieux croisés par la baleine : Umeda les passe très vite en revue, alors qu'il y avait matière à nous y immerger un peu plus !


Et bien sûr, parallèlement au voyage, la mangaka n'oublie pas de continuer son incursion aux côtés des habitants de la "Baleine de glaise". On reste intéressé par le rôle de capitaine de Suoh, par celui de scribe de Chakuro, par les petites jalousies sentimentales du côté de Masso, ou par la possible évolution d'une Roxalito qui reste encore assez ambigu. La baleine a beau avoir entamé un long voyage, ses "enfants" continuent de s'y mouvoir, d'évoluer, d'entretenir des rapports, ainsi la vie s'y poursuit avec son lot d'interrogations et de doutes.


Des doutes qui arrivent de plus belle quand les jumeaux entrent en scène avec leur désir de révolte face aux non marqués, menaçant dès lors de briser l'entente entre tous au sein de l'île. Tandis que leurs ambitions promettent pas mal pour la suite, on retient face à eux la réaction de Chakuro qui connaît désormais le secret gardé par les non marqués, et plus encore celle d'Ohni face à ces frères qui furent autrefois ses camarades au sein des taupes. Dès lors qu'Ohni intervient auprès d'eux, il attire toute l'attention du lecteur, de par le statut particulier qu'il semble avoir parmi les enfants de la baleine, tout comme le caporal. Alors que son rêve a toujours été de découvrir le monde extérieur, le pourra-t-il seulement ?


Malgré la rapidité de certaines découvertes qui frustre un peu, Abi Umeda ne s'égare pas et offre un volume intéressant, une sorte de transition qui affirme certaines révélations importantes au début, entame le voyage et lance de nouvelles choses. Le tout étant toujours servi par la qualité visuelle que l'artiste offre à ses planches.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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