EX-Arm Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 20 June 2016

Critique 1 :

Akira Natsume est un adolescent qui aimerait avoir une petite-amie, comme son grand-frère, mais qui s’avère bien peu douée avec les filles en plus d’être un lycéen normal… enfin presque normal puisqu’Akira a la particularité de détester les machines. Mais curieux coup du sort : ce dernier se faire renverser par un camion et se réveille plus de quinze années plus tard sous la forme d’un Ex-Arm, une machine inconnue, à la conscience humaine du jeune homme, et aux talents insoupçonnés.
C’est à cette période que Minami Uezono, policière, et sa coéquipière Alma l’androïde, entrent en conflit avec un groupe se battant avec une Ex-Arm, en plus de détenir le modèle mystérieux que les deux liquettes vont leur dérober. L’heure du réveil d’Akira a donc sonné…

Publié en 2015 en France, le diptyque Ex-Vita a droit à une nouvelle monture. Ex-Arm n’est pas à proprement parler une suite à cette courte série, il s’agit en réalité d’un reboot, situé dans un univers parallèle d’après les auteurs, remettant les compteurs à zéro et lançant l’œuvre sur de toutes nouvelles bases. Autre nouveauté, Shinya Komi n’est plus le seul à diriger le navire, car si le mangaka s’occupe toujours du dessin, il est désormais accompagné par HiRock sur le scénario. Ceux qui ont apprécié la série précédente prendront alors plaisir à découvrir cette nouvelle intrigue tandis que les nouveaux venus n’ont pas à être rebutés puisque c’est une aventure nouvelle qui s’offre à eux.

Série d’actions pur jus, Ex-Arm peut se targuer de ne pas prendre son temps sur ce premier tome puisqu’en dehors de l’introduction concernant le sort funeste qui attend le personnage d’Akira Natsume avant sa réincarnation en machine, c’est un récit survolté, présentant les tenants de l’intrigue à travers une mission dynamique à souhait, qui nous est présenté. Le volume se lit alors assez vite, mais on entre plus que facilement dans le sujet, le divertissement étant assuré de la première à la dernière page.
Cette intrigue, si elle réunit nombre d’éléments clefs de titres d’action à dominante cybernétique avec son lot d’androïdes et de robots aux capacités hors normes, réussit à intéressant par les mystères qu’elle soulève autour du personnage d’Akira. Comment celui-ci est devenu l’Ex-Arm n°00 ? Personne ne le sait, et c’est bien là l’une des clefs de l’œuvre. Il ne faut pas toutefois s’attendre à un synopsis des plus révolutionnaires, mais l’intérêt est là, et il est bien suffisant pour nous permettre d’apprécier la série.

Mais un titre aussi survitaminé dépend fortement de son coup de crayon et à ce titre, Shinya Komi s’avère des plus doués. Le côté action est en effet dépeint avec grande efficacité, d’abord parce que les planches fourmillent de détails, mais aussi, car le mangaka est à l’aise avec les séquences sensationnelles à base d’explosions et de combats d’androïdes. L’ajout d’une touche volontairement sexy est aussi un plus véritable, ancrant d’une certaine manière l’œuvre dans un registre de nanar assumé, mais nous permettant de nous délecter de silhouettes des plus ravissantes en ce qui concerne Minami et Alma. Et d’une manière générale, le travail fin et précis de l’auteur sur le design de ses personnages est à saluer, son trait ne présentant aucune hésitation.

Du côté de l’édition, Delcourt / Tonkam livre une copie correcte sur la forme. Le papier s’avère assez fin, l’éditeur nous a habitués à bien mieux de ce côté-là, mais les pages couleurs sont présentes et font leur office pour faire ressortir le talent de Shinya Komi. En revanche, on s’interroge sur le prix du volume montant à 9€35 pour un format ordinaire… le choix paraît en effet exagéré.

Un divertissement pêchu et sexy, voilà comment se présente Ex-Arm qui se dote d’une intrigue classique, mais efficace, bien que ponctuée de quelques mystères, le tout appuyé par l’excellent trait du dessinateur Shinya Komi. Sans révolutionner son genre, ce premier opus est une lecture tout à fait convaincante et divertissante à souhait.


Critique 2 :

En 2015, Tonkam nous invitait à découvrir Ex-Vita, courte série de science-fiction qui, sous la patte du talentueux dessinateur Shin-ya Komi, se présentait comme un court divertissement de science-fiction classique mais très honnête, mais où l'on regrettait tout de même de ne pas en découvrir plus sur un univers qui s'annonçait plaisant. Mais depuis cette série de seulement deux petits tomes, un dérivé est né au Japon : Ex-Arm. Démarrée au Japon en 2012, cette nouvelle série voit Komi désormais épaulé d'un autre nom s'occupant du scénario à part entière : HiRock. Et dès lors, on devine que ce nouveau manga se voudra un peu plus ambitieux que son prédécesseur.

Première chose bonne à noter : sachez que si vous n'avez pas lu Ex-Vita, vous pourrez quand même suivre sans le moindre problème Ex-Arm. En effet, cette nouvelle série n'est aucunement une suite, ni même réellement un spin-off, mais bel et bien un reboot, dont on pourrait considérer qu'il se déroule dans un univers parallèle d'Ex-Vita. Le seul élément dommageable est que vous ne connaîtrez pas encore le binôme d'héroïnes composé de l'énergique fliquette Minami Uezono et de sa co-équipière androïde Alma, et que ce premier tome s'applique beaucoup moins dans la présentation de la relation entre ces deux charmantes demoiselles. Mais malgré tout, rien de trop rebutant.

Ex-Arm commence en 2014 par la présentation d'un jeune lycéen, Akira Natsume, cliché-même de l'ado banal, un peu renfermé et otaku sur les bords, et détestant cordialement les machines pour certaines raisons. Mais alors qu'il souhaite changer et aller un peu plus vers les autres, le voici renversé par un camion, et... rideau.
Seize années plus tard, en 2030, nous retrouvons le duo de choc composé de Minami et d'Alma, alors infiltrées dans le cadre d'une mission visant à mettre la main sur l'Ex-Arm, une sorte d'arme non-identifiée...

S'en suit une mission au fil de laquelle les intrigues de 2014 et 2030 vont se rejoindre d'une façon plutôt étonnante pour nos personnages, tandis que se déroule sous nos yeux un résultat qui, pour l'instant, privilégie plutôt l'action et le visuel sur le travail du background.
En effet, s'il y a un point qui pourrait rebuter légèrement à la lecture, c'est bien la brièveté de la présentation : ce qui se passe du côté d'Akira en début de tome est plutôt expédié (et ses quelques caractéristiques évoquées, comme son côté un peu otaku, semblent inutiles), et la suite ne présente jamais en détails le monde futuriste SF qui est celui de Minami et d'Alma. On cerne simplement certaines choses, petit à petit, en espérant que des bases plus solides seront ensuite posées. Néanmoins, une chose est sûre : le scénario se veut bel et bien plus ambitieux que celui d'Ex-Vita, et parvient même à d'ores et déjà intriguer et se faire un brin original concernant la nouvelle nature d'Akira (sur ce point, on n'en dira pas plus, pour éviter de spoiler).

Et côté dessins et narration aussi, c'est un mélange à la fois positif et négatif qui nous saute aux yeux.
Positif, car indéniablement, Shin-ya Komi confirme qu'il a un coup de crayon séduisant. Ses décors SF sont rarement vides et comportent pas mal de bonnes petites idées immersives, son trait assez riche apporte sans problème expressivité et dynamisme... Et en tant qu'ancien assistant de l'illustre Masakazu Katsura, le dessinateur a su conserver le même talent que son maître pour dessiner des demoiselles pleines de charme, qu'il n'hésite d'ailleurs pas à mettre en valeur.
Mais ce dernier point peut aussi être vu comme un élément un peu négatif, car l'artiste a parfois tendance à mal équilibrer sa petite pointe de fan-service. Une jolie paire de jambes par-ci, un vague plan-culotte par-là au gré de l'action, cela passe très bien, d'autant que dans ces cas-là le mangaka ne force pas les choses et ne s'attarde pas. Mais a contrario, certains autres moments, heureusement rares, se font plus insistants et plus forcés, à l'image du passage où, au milieu d'une conversation assez sérieuse, Minami s'arrête soudainement pour constater qu'elle a les seins à l'air. Ca a tendance à casser le rythme et l'ambiance, car mal amené. L'autre point négatif vient d'une narration et d'un découpage allant trop à l'essentiel sur ce premier volume, et certaines scènes mouvementées y perdent en clarté.

Quoi qu'il en soit, Ex-Arm, malgré ses quelques défauts, en a sous le coude, autant pour ses dessins ravissants que pour son intrigue qui a des choses à montrer. Désormais, on attend une meilleure présentation de l'univers et des personnages, ainsi qu'un meilleur équilibre, mais en attendant on constate que la série a tout ce qu'il faut pour devenir par la suite un divertissement très plaisant.

Malheureusement, l'édition française, malgré une traduction assez efficace et des premières pages en couleur, est entachée par une qualité d'impression qui, sans être mauvaise, ne met pas idéalement en valeur le travail visuel de Komi. Au prix élevé de 9,35€ le tome, on est en droit d'attendre beaucoup mieux...


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

13 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

14 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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