Dragon Ball Z - Les films Vol.10

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 06 January 2015

Des années après le combat qui a opposé Goku à Broly, l’ennemi n’est pas mort et a pu s’échapper in extremis de la planète, théâtre de leur affrontement. A bord de sa capsule saiyen, il a échoué sur Terre et s’endort au cœur des glaciers. Le monstre est tiré de son sommeil par Goten, Trunks et Videl, alors à la recherche des dragon ball. Un nouveau combat titanesque commence pour vaincre une bonne fois pour toutes le Super Saiyan légendaire.


Pour marquer le dixième film de la saga Dragon Ball Z, un ennemi de l’un des meilleurs métrages fait sa réapparition : Broly. A l’époque, cette histoire constituait la première moitié du second film officiel français, sorti dans les salles obscures de l’hexagone en 1996. Certains peuvent donc en garder un souvenir marqué par la nostalgie, mais le récit est-il aussi bon que dans nos mémoires, et sa déclinaison papier vaut-elle le coup ? Le constat est mitigé.


Une fois n’est pas coutume, le scénario de ce film tient sur deux lignes. Le problème ici, c’est que l’histoire ne fait que peu de bons choix pour faire passer un bon moment. On pense notamment à une mise en avant de Gohan, Trunks ou encore Videl qui ne sont clairement pas les personnages les plus appréciés. Et si les deux enfants apportent une ambiance désinvolte qui rappelle peut-être les premiers moments de l’œuvre d’Akira Toriyama, cet humour devient vite lassant, et on regrette le combat dantesque contre Broly que nous avons connu précédemment. Gohan vient heureusement rehausser le niveau, mais d’autres personnages marquants comme Vegeta et Piccolo sont les grands absents qui auraient pourtant pu briller à l’heure où Goku est au royaume des morts. Le combat contre Broly est lui aussi des plus déstabilisants tant nous sommes loin de l’intensité de la joute du film 8, et la scène finale de fan service est peut-être la seule à nous scotcher véritablement à l’ouvrage.


On peut saluer ici l’ambiance quelque peu mystique de la fin du combat qui n’est toutefois pas sans rappeler la fin de la saga Cell et ne sert donc qu’à maximiser un fan service déjà présenté dans le tome 35 de Dragon Ball. Après tant de films, les scénaristes étaient-ils à court d’idées ? Avec un récit si moyen, nous sommes en droit de nous le demander.


La plupart de ceux qui liront l’ouvrage connaîtront déjà le film original, c’est un fait. Et ce métrage était déjà d’un niveau discutable, la version anime comics n’apporte rien d’autre si ce n’est une traduction plus fidèle, celle du film ayant été une catastrophe lors de sa sortie. Réjouissez-vous, Kakarot redevient Kakarot et abandonne ce stupide sobriquet de « cachalot ». Pour le reste, le découpage manque parfois de clarté, mais les captures d’écran bénéficient d’une meilleure qualité par rapport aux ouvrages précédents. Il faut dire que nous lisons actuellement les adaptations des derniers films de la saga, aussi la qualité visuelle était plus grande qu’au début des années 90.


« Rivaux dangereux » aurait pu être une bonne histoire si elle avait mieux exploité le filon Broly, en décortiquant par exemple le passé de l’ennemi et sa psychologie. Mais il n’en est rien, l’objectif était de faire du combat pour le combat et même là, les choix les plus incohérents ont été faits. Le personnage si marquant de Broly a donc droit à une navrante déchéance, et ce n’est certainement pas le prochain anime comics, celui correspondant au onzième film, qui rehaussera son niveau. Si je vous dis « Bio-Broly », vous comprendrez de quoi je parle…


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

10 20
Note de la rédaction






MN Actus
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