Dragon Ball Super Vol.12 - Actualité manga

Dragon Ball Super Vol.12

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 03 December 2020

Chronique 2 :

Moro et ses sbires sèment le chaos à travers l'univers, aspirant l'énergie des planètes les unes après les autres... Mais Goku et Vegeta ne sont pas là pour lui tenir tête, chacun s’entraînant de son coté pour se préparer à un nouvel affrontement!
Et c'est dans ces conditions que trois des lieutenants de Moro, des évadés de la prison galactique, arrivent sur Terre: Piccolo va les affronter mais l'un d'entre eux se montre particulièrement dangereux!
Nos héros seront ils en mesure de sauver l'univers?

Dragon Ball Super est bien loin de faire l’unanimité comme Dragon Ball premier du nom en son temps, la faute à un fan service bien trop appuyé qui privilégie les clins d’œils abusifs à une véritable cohérence et la mise en avant d'une intrigue vraiment prenante... Et pourtant avec le début de ce nouvel arc, souffle un vent nouveau dans la partie Super: l'aventure reprend ses droits, on sort des tournois à rallonge qui ne servent à rien et on a même droit à des idées vraiment intéressantes!
Pour ma part il y a bien longtemps que je n'avais pas trouvé DB aussi prenant et enthousiasmant!

Certes les défauts sont toujours présents, et ils viennent vraiment casser ce qui aurait pu être un excellent volume: cette phase rappelle évidemment l'arc Namec, mais on s'en détache peu à peu; on a droit à une stupide réaction des sbires de Moro qui s'en vont et laissent vivre nos héros alors que la victoire leur était acquise (c'est certes justifié, mais cela n’empêchera pas les lecteurs de trouver ça bien trop poussif); et surtout alors que l'univers est en danger que la Terre est sur le point d'être détruite (ou presque, c'est l'idée), en l'absence de Goku et de Vegeta, on va chercher Yamcha et Chaozu mais pas Buu, ni Goten ou Trunks! Et clairement c'est incroyablement agaçant de voir ce que les auteurs nous trouvent comme excuse pour ne pas mettre en scène des personnages qui pourraient sauver la mise et qui méritent bien mieux comme traitement: Buu fait des siestes de six mois maintenant...ça sort de nulle part, c'était terriblement énervant la première fois qu'on nous a sorti cette pitoyable excuse, mais là on atteint des sommets d'agacement. Et les deux jeunes garçons jouent aux garde chasse...parce évidemment sauver la Terre n'est pas vraiment une priorité!

Et donc heureusement qu'à coté de ça, on vit des grands moments dans ce tome qui nous feraient (presque) oublier les points négatifs!
Piccolo est enfin mis en avant, ce dernier retrouvant ses lettres de noblesse dans un affrontement intéressant, relativement bien mis en scène où la force brute n'est pas le facteur essentiel. Il en sera de même pour Gohan qui va en deuxième partie de tome former un duo vraiment stimulant avec son mentor...et ça franchement c'est beau!
Même Yamcha va briller, car malgré quelques blagues le concernant, il va démontrer qu'il n'est pas le tocard que tout le monde s'accorde à dire qu'il est!
Parmi les points vraiment stimulants on trouve ce nouvel ennemi: 73! Un personnage vraiment bien trouvé qui là encore va reléguer la puissance pure au second plan, et miser sur la stratégie et les techniques.
Le clin d’œil de voir Vegeta affronter un membre de la race de Zabon et aussi une excellente chose, car après tout, quitte à faire des clins d’œil en permanence, autant se servir de l'immense background de DB. Et de plus là encore on a droit à un affrontement vraiment original qui va nous changer du classique échange de boules d’énergie!

Parmi les points intéressants, on peut mentionner la révélation concernant Merus et le peu de développement qui va avec...mais est ce vraiment une surprise pour tout le monde? J'en doute! Cela a au moins le mérite de développer un des nouveaux concepts mis en place dans la partie Super (qui je l'espère sera convenablement exploité par la suite).

Tout ceci nous donne un volume assez riche, avec des défauts vraiment insupportables, mais grandement rattrapés par tout ce qui est proposé à coté, et force est de constater que la "hype" est de retour!


Chronique 1 :

Après avoir vaincu Gokû et Vegeta sur la planète Namek, Moro peut lancer son projet de conquête. Il parvient alors à libérer les différents criminels détenus par la patrouille galactique, tant d'hommes de main prêts à déferler sur l'univers. La Terre n'est pas épargnée, aussi plusieurs soldats de Moro s'approchent dangereusement du palais du Tout-Puissant. L'un des adversaires s'avère particulièrement coriace, puisqu'il possède le pouvoir de copier les facultés de ses ennemis. Pendant ce temps, les deux saiyans suivent de rigoureux entraînements pour se préparer au combat contre Moro. Vegeta suit l'initiation du peuple Yardrat, tandis que Gokû est entrainé par Merus. Ce dernier semble d'ailleurs cacher un important secret...

Tout en restant dans une certaine resucée de ce qui s'était fait dans le manga original Dragon Ball, les débuts de l'arc du prisonnier galactique étaient parvenu à intégrer de bonnes petites idées, comme la confirmation du bon développement de Vegeta, ainsi que l'antagoniste Moro, plus effrayant par son design singulier et des pouvoirs que par sa force brute. Pour ces raisons, il y avait de quoi être enthousiaste à suivre le développement de cette partie de Dragon Ball Super.

Pourtant, cette même euphorie ne caractérise peut-être pas autant ce douxième volume qui propose de bons moments ponctuels... Mais continue d'affirmer les tares du segment Super : Le manque flagrant d'inventivité, et une permanente volonté d'offrir aux fans ce qu'ils veulent plutôt qu'établir un récit fort (ce qui n'est pas anodin puisqu'avant d'être mangaka, Toyotarô est un fan de Dragon Ball). Bien régulièrement, quelques petits éléments ont donc de quoi nous sortir de notre lecture, qu'il s'agisse des clins d'oeil bien trop forcés pour faire plaisir au lecteur de longue date, une incapacité à brasser de nouveaux horizons au lieu de rester dans les acquis de l'univers, mais aussi un ratage dans l'exploitation de certains personnages. Conscient que Buu, Goten de Trunks sont des monstres de puissance, l'auteur nous réchauffe les excuses classiques pour les évincer, des prétextes qui pouvaient faire sourire la première fois mais qui nous navrent plus qu'autre chose aujourd'hui. Il serait temps d'enfin assumer ces personnages qui ne demandent qu'à être exploités et développés.

Mais malgré ces petits coups de gueule, il faut admettre que le volume s'en tire plutôt bien. Prenant en grande partie, il a le mérite d'évincer Gokû et Vegeta sur deux bons tiers pour mettre en avant ceux qui furent appelés autrefois "Z Team" par les fans. Krilin, mais surtout Gohan et Piccolo sont à l'honneur via des affrontements très correctement chorégraphiés, Toyotarô se rapprochant même du souffle épique du manga Dragon Ball à quelques petites reprises. Malgré quelques planches qui peinent à faire ressentir l'impact et la puissance, quelques élans de narration restent très appréciables.
Et parmi les bons points qui concernent l'action pure, miser sur des pouvoirs plus que sur la puissance pure reste très appréciable, permettant de renouveler les situation tout en plantant un danger de manière subtile. En ce sens, le redoutable Seven-Three est une bonne trouvaille dont on ne se plaindra pas.

Enfin, notons les quelques touches agréables concernant le développement de l'univers. Personnage énigmatique jusqu'à présent, Merus amène avec lui quelques micro révélations, et un approfondissement bienvenue sur l'un des nouveaux concepts introduits par Super. Le puissant membre de la patrouille galactique est clairement l'un des bons aspects de l'arc en cours, et on apprécie le joli traitement qui lui est réservé, en espérant que la suite renforcera ce point. Ceux qui lisent la prépublication légale sur Manga Plus en savent davantage... mais chut !

On se retrouve alors avec un douzième volume qui a le postérieur entre deux chaises. D'un côté, les péripéties et les affrontements restent prenants, un peu à la manière des films Dragon Ball Z qui nous donnaient notre dose de combats contre de nouveaux adversaires, tandis que différents développements confirment qu'il y a un potentiel dans tout ce qu'introduit Super. Mais à côté, un certain manque d'ambition se faire ressentir, ce parce que Toyotarô (et Toriyama, dans son scénario) ne parvient jamais à se détacher de ce qui l'a fait vibrer, et cherche sans cesse à retrouver en vein le souffle d'autrefois plutôt que faire vivre le récit par sa patte et sa vision. Un tome agréable donc, mais qui recense les défauts inhérents au midquel de Dragon Ball.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

15 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

13.5 20
Note de la rédaction






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