Don't Call Me Magical Girl, I'm OOXX Vol.4 - Actualité manga

Don't Call Me Magical Girl, I'm OOXX Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 19 November 2020

"Que faire des personnes qui culpabilisent d'être heureuses ?"

Depuis qu'elle a appris la vérité sur eux, Sakura ne parvient plus à chasser les esprits normalement, à les achever froidement comme elle le faisait auparavant, et c'est encore plus le cas depuis qu'elle sait comment Tuna fait pour survivre, pour continuer d'exister dans ce monde. Mais alors qu'elle reste tourmentée, bientôt c'est un tout autre événement qui vient doucement bousculer nos héroïnes: admise à l'hôpital, Mamie, la grand-mère de Tuna, vit vraisemblablement ses derniers instants. Sur demande de Tuna, nos magical girls décident alors de contribuer à son ultime anniversaire, afin de créer des souvenirs inoubliables avec elle...

L'inévitable chute de l'état de santé de l'âgée matriarche anime alors considérablement une première partie de volume que, dans l'ensemble, Yang Chi-Cheng gère bien, sans pathos, malgré une narration qui comme toujours n'est pas toujours très fluide à force de raccourcis. Mais le passage est assez beau, émouvant sans en faire trop, avec quelques instants bien trouvés comme tout un chapitre muet où les images suffisent à faire ressortir l'essentiel, ainsi que des développements intéressants pour chacune de nos héroïnes qui trouvent un écho dans la fin de vie de la vieille dame, développements se poursuivant bien au-delà de ce moment.

Car ici, l'auteur profite assez bien de la situation pour continuer à cristalliser certaines choses, essentiellement entre Tuna, Sakura et Magi, et à leur permettre d'avancer, voire de faire des choix difficiles mais riches de sens. On le sent bien, plus encore après la disparition de Mamie, quelque chose change en Tuna, dès lors qu'elle s'applique à aller converser avec chacune de nos héroïnes pour mieux les comprendre. Pourquoi Magi veut-elle tant devenir une magical girl ? Pourquoi Sakura souhaite-t-elle devenir humaine ? Chacune a ses raisons, que l'on connaissait déjà globalement, mais qui, réaffirmées auprès de Tuna, vont avoir un impact aussi beau qu'émouvant sur les choix de cette dernière. Ainsi, tandis qu'on cerne enfin mieux les origines de Tuna, comment elle est devenue un esprit solide et le contrat qu'elle a passé, c'est également l'avenir de celle-ci qui prend une tournure radicale, de son propre choix. Un choix avec lequel Sakura devra toutefois vivre, si tant est que l'oublie ne gagne pas du terrain.

"Et toi, Magi ? est-ce que la magie t'a permis d'avoir une happy-ending ?"

Alors, certes, le récit reste encore et toujours un peu maladroit dans sa narration, dans ses transitions parfois confuses, mais le fond, lui, reste vraiment intéressant et gagne encore en beauté voire en émotion. La culpabilité mal placée, le deuil, la dualité entre souvenir et oubli, le bonheur et surtout les rêves sont autant de choses que Yang Chi-Cheng brasse, parfois vite mais souvent assez bien, en continuant d'offrir à sa série un certain charme. Don't Call Me Magical Girl, I'm OOXX continue ainsi, petit à petit, de se bonifier, si tant est que l'on accepte de faire avec ses petites lacunes récurrentes. Quant aux éditions Chattochatto, elles bichonnent toujours autant l'oeuvre avec, une nouvelle fois, une très sympathique jaquette alternative sur le verso !
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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