Derrière le ciel gris Vol.2 - Actualité manga

Derrière le ciel gris Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 26 January 2021

Voici désormais trois semaines que Kumorizora a rencontré sa dernière cible à abattre, Aozora. Et quasiment autant de temps qu'il essaie de redonner goût à la vie à cette fille apathique, qui semble attendre plus que tout la mort. La mission aurait donc dû être simple au départ, mais Kumorizora ne peut s'empêcher de vouloir que cette fille sourie et soit un peu heureuse juste avant de mourir, histoire qu'elle ait des regrets en quittant ce monde. Et pourtant, rien n'y fait: la situation semble presque s'inverser entre les deux jeunes gens. Tandis qu'Aozora, dont on connaît désormais le passé (un passé qui veut aussi dire beaucoup de choses sur le possible avenir funeste de Kumorizora), reste fidèle à elle-même, Kumorizora, lui, s'entête à essayer de lui procurer du bonheur... Mais dans le fond, est-ce vraiment pour mieux la tuer après ?

On retrouve ici nos deux personnages principaux alors qu'ils continuent d'agir comme d'habitude l'un envers l'autre. Lui essaie de lui redonner goût à la vie via diverses activités comme des sorties, et se plaît à l'observer en train de discuter avec une fille de sa classe qui semble vouloir devenir son amie. Bref, des choses qui devraient être bénéfiques et heureuses normalement. Mais elle, elle continue pourtant de montrer un comportement plus as que terre: elle le met au défi, menace de se suicider s'il ne fait rien (ce qui le mettrait dans l'embarras)... quand bien même, comme elle le dit, elle veut mourir de ses mains à lui, ce qui est son seul souhait.

L'idée est intéressante, mais concrètement, qu'est-ce que c'est plan-plan. Si l'on continue de suivre avec un certain intérêt cette histoire enveloppée dans une forme de spleen et l'évolution sentimentale certes très basique mais assez honnête, il faut avouer que Loundraw, malgré la finesse de son trait et l'impression de fragilité que dégage son héroïne, a plutôt du mal à emballer sa narration. Une chose qui n'est pas aidée par les textes (pensées comme dialogues entre les deux héros), qui comportent pas mal de petites idées autour de la vie, du bonheur ou encore du regard face à l'inéluctable mort, mais qui ne vont jamais plus loin que de brèves évocations sans grande consistance. Des sujets que Sugaru Miaki, l'auteur d'origine, a bien mieux abordés dans l'une de ses autres oeuvres, le roman Pour trois jours de bonheur (dont l'adaptation manga est, rappelons-le, en cours en France chez Delcourt/Tonkam, elle aussi, sous le titre Le prix du reste de ma vie). Le roman d'origine est-il plus consistant que le manga ? Difficile à dire, étant donné que le roman n'est pas sorti en France à ce jour.

Heureusement, la dernière partie du volume vient sortir un peu le lecteur/la lectrice de sa torpeur, en amenant quelques nouveaux rebondissements assez intrigants, et qui sont aussi l'occasion d'enfin entrevoir un peu plus le passé de Kumorizora, un passé pouvant expliquer un peu sa façon d'être et son rapport à la mort. Et face à la situation nouvelle, le jeune homme devra sans doute prendre une décision, pas en tant que nettoyeur mais en tant que lui-même...

Mais cette décision, on n'est visiblement pas près de la découvrir ! En effet, on ne peut pas dire que Derrière le ciel gris soit publié rapidement au Japon: depuis la sortie simultanée des deux premiers volumes là-bas en août 2018, on est tout bonnement quasiment sans nouvelles de la série. Loundraw a apparemment quand même dessiné quelques nouveaux chapitres, mais toujours pas assez pour un éventuel troisième volume.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

11.75 20
Note de la rédaction






MN Actus
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