Dead Dead Demon’s DeDeDeDe Destruction Vol.1 - Actualité manga

Dead Dead Demon’s DeDeDeDe Destruction Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 18 October 2016

Critique 2


C’était il y a de cela trois années, un gigantesque vaisseau de métal, plat et cylindrique, venu depuis les confins de l’espace, amarrait la planète en s’implantant fièrement dans les cieux nippons. Des morts innombrables, des disparus incalculables. Lors de l’assaut, la coalition mondiale armée put contenir l’extraterrestre belliqueux, reprendre le contrôle de la situation et instaurer un relatif climat de paix. Alors que le gros de la catastrophe paraît être passé a la postérité, la monumentale galette d’acier trône toujours au-dessus de la ville de Tokyo, la privant de son soleil et symbolisant encore les quelques séquelles insidieuses des massacres d’autrefois : la souffrance persistante des êtres perdus, la radioactivité instillée çà et là… la menace omniprésente.

C’est en ce monde un peu à la renverse, en dépit d’un climat post-apocalyptique et incertain, que le banal de la vie de tous les jours se doit de poursuivre son cours. En ce contexte crépusculaire aux allures de Nouveau Monde débutera l’histoire de deux jeunes lycéennes, Kadode et Oran... héroïnes d’une cité insolite.

Jour après jour, il sera accompagné les deux jeunes filles dans leur quotidien : dans les ruelles de Tokyo ; sur les toits des buildings ; à pieds ou à bicyclette ; rieuses ou en larmes ; au réveil jusqu’au bout de la nuit captivées sur des jeux en ligne dans lesquels les petites gens s’entretuent ; ... Depuis leurs rivalités féminines avec d’autres de leurs copines de lycée jusqu’a la contemplation d’un de ces quelconques ovnis qui continuent en vain de s’extirper du vaste vaisseau mère. D’un côté, Kadode, cheveux courts, binoclarde, introvertie éprise d’un de ses professeurs, malgré tout un peu plus intelligente que la moyenne, mais dont la situation financière familiale ne lui permettra pas de s’inscrire à la fac. De l’autre, Oran, cheveux longs, un brin exubérante et démonstrative, dont les propos souvent décousus cachent quelques fulgurances, voire un potentiel qui ne demande qu’à prendre son envol.

Cette métaphore folle – ou les conséquences d’une invasion extraterrestre en lieu et place d’un aléa environnemental ou humain – sera aussi l’abstraction pertinente d’un auteur pour étendre la réflexion au-delà du seul cadre de la problématique nucléaire, pour ne point dire, plus précisément, du désastre de Fukushima lui-même, lequel frappa, de toute sa violence, silencieuse et parfois imperceptible, l’archipel nippon. C’est dans ce théâtre au charme si singulier, qu’Inio Asano Sensei va pouvoir toucher le vrai, le faire exulter : le vrai des sentiments, des ressentis, des questionnements métaphysiques, de la banalité et de l’absolue... 

Il sera retrouvé les thématiques chères à l’auteur : passage de la sphère adolescente au monde adulte ; compétition scolaire exacerbée comme déterminant financier et professionnel de toute une existence ; environnement familial défavorable ; hystérie féminine et lâcheté masculine ; enfants errants davantage matures que leurs parents absents ; pulsion de mort comme cri d’une vie à fleur de peau ; ... Parmi lesdites thématiques, il conviendra d’en évoquer une nouvelle, forte contemporaine, celle qui, en dépit de l’hyper-connexion (téléphones portables eux-mêmes reliés a la toile, a l’instant...) et du progrès technologique, dépeindra une société au sein de laquelle les interrogations existentielles, les souffrances de cœur et les moments de bonheur demeurent néanmoins les mêmes.

En ce qui concerne la pâte graphique de l’auteur, chacun reconnaîtra ce style a la fois profond et lyrique, mais aussi sa façon si particulière d’élaborer les décors : des paysages pré-photographies, sélectionnés et recadrés avant d’être retouchés sur programme informatique puis a la main, et inversement, pour ce rendu singulièrement beau et immersif. Déjà, dans ce premier tome, Inio Asano offrira ces estampes lors desquelles l’insignifiant côtoie l’absolu, l’intime le grandiloquent : lorsque Aiko et Punpun contemplaient autrefois un ciel de nuit plein de ses étoiles, Kadode et Oran regarderont, elles, depuis le pinacle d’un building tokyoïte, ce vaste cylindre de métal privant la mégapole de sa lumière. Relativement au style, il sera noté un certain lissage des visages et des silhouettes... un dessin peut-être un brin davantage populaire ou accessible que les précédentes œuvres, mais qui pourra être considéré moins saisissant à quelques endroits, moindrement empreints d’une certaine gravité…

L’édition, quant a-t-elle, si elle peut être considéré d’une facture semblable a celle du précèdent titre de l’auteur, permettra de goûter pleinement cette nouvelle prestation. La traduction est bonne. L’ancrage est correct. Le lettrage sobre. La couverture est de qualité et comprend quelques reliefs. L’éditeur aura eu l’idée agréable d’un prix de lancement. Les quatre premières pages sont en couleur... le plaisir de lecture est pleinement présent.

Il y aurait bien des autres choses à dire, notamment ces objets totémiques dépeints comme s’ils avaient une personnalité propre, ces étranges facies plus vrais que nature, ce subreptice sentiment de folie générale, cette structure tranche de vie qui ne dit point son nom... puisqu’il est aussi sans doute encore difficile à ce stade de déterminer précisément le fil conducteur névralgique de ce récit poétique. De ce tome tout entier, il est exhalé un sentiment de menace endormie, tapie dans l’ombre et prête à surgir sans crier gare ; mais n’est-ce pas ici le pareil et le propre d’une catastrophe sismologique ou d’un aléa nucléaire ? Kadode et Oran manqueront d’ores et déjà un brin au lecteur...


Critique 1


Tout commence par un manga en couleurs. Une comédie, Isobeyan, où dans un style graphique un peu ancien s'agite une créature en forme de champignon aux côtés de ses amis humains. Puis le noir et blanc reprend ses droits en même temps que la réalité : après un dezoom, on découvre qu'Isobeyan est un manga dans le manga, un bouquin posé dans un coin de la chambre mal rangée de Kadade, une lycéenne comme les autres, qui tue son quotidien avec ses amies Kiho, Rin, Ai et Ôran. Enfin, surtout avec Ôran, son inséparable amie depuis des années. Entre discussions plus ou moins sérieuses, jeux ou vagues interrogations sur leur avenir, ces jeunes filles continuent tranquillement d'écrire leur histoire... bien que celle-ci ait été perturbée, trois ans auparavant, par l'apparition dans le ciel tokyoïte d'un gigantesque OVNI, ayant lâché sur la ville des vaisseaux plus petits qui se sont mis à attaquer les humains. La fin du monde aurait pu sonner. Mais la contre-attaque humaine ayant été efficace, cela n'a pas été le cas. Mais depuis, le vaisseau extraterrestre géant n'a plus bougé, ne semble même plus hostile, en dehors d'un lâcher de petit vaisseau de temps à autre. Désormais, il fait partie du paysage...

On ne présente plus le si talentueux Inio Asano, qui en désormais environ 13 ans de carrière nous a déjà offert plusieurs mangas inoubliables. Personnages forts, portraits de société riches et actuels, capacité à renouveler constamment en douceur son style sans trahir des bases qui le rendent unique et tout de suite identifiable... avec Dead Dead Demon's Dededededestruction (appelez-le DDD), pourtant, le mangaka expérimente plus que jamais de nouvelles choses. Mais une nouvelle fois sans jamais s'écarter de sa vision très moderne de la société.

Ainsi, pour la première fois dans sa carrière, Asano, avec cette histoire d'invasion extraterrestre, s'essaie à une série de science-fiction. Bien connu pour le réalisme sociétal de ses oeuvres (Solanin, Bonne nuit Punpun, le Fille de la Plage...), le mangaka s'était déjà essayé par-ci par-là à des éléments dépassant le réel, notamment via certains éléments du Quartier de la Lumière ou tout simplement la silhouette de piaf de Punpun. Mais ici, il passe un cap en intégrant pleinement dans la société tokyoïte d'aujourd'hui cette gigantesque entité inconnue qu'est le vaisseau, étirant son imposante carcasse dans le ciel de Tokyo. Mais cela suffit-il à faire de DDDD un manga de SF pur jus ? La réponse est plus nuancée que ça.

Sur le bandeau entourant la jaquette du volume 1, l'éditeur Kana présente la série comme une allégorie décryptant la société japonaise post-Fukushima. C'est tout à fait vrai, et certains détails, très vite, ne trompent pas, à commencer par les dates. Au Japon, DDDD a débuté sa publication en 2014, soit 3 ans après la catastrophe de Fukushima. Dans le manga, nous suivons le quotidien revenu à la normale de nos héroïnes, 3 ans après la catastrophe liée au vaisseau. CQFD. Sans oublier des évocations comme l'Etat d'urgence ou le fait qu'un séisme de magnitude 8 a frappé le pays au moment de l'apparition du vaisseau...

S'il y a une part de SF dans l'oeuvre, c'est donc sans nul doute pour mieux permettre à l'auteur de parler, non sans une pointe d'inventivité donc, de ce qu'il a pu observer au quotidien du Japon post-Fukushima durant les quelques années ayant suivi le drame. Dès lors, aux côtés des héroïnes adolescentes, le lecteur se fait l'observateur de ce que le mangaka a lui-même pu observer.

Cela passe évidemment par des éléments en rapport étroit avec le vaisseau. Celui-ci a beau faire partie du paysage depuis trois années, il continue régulièrement d'alimenter nombre de choses : des débats souvent stériles entre politicards qui font du surplace ou finissent par dévier, des personnes reprochant au gouvernement de ne rien, des blablas affirmant que cela n'a aucune conséquence sur la santé humaine, la création d'une chanson pour redonner le sourire au Japon, des manifestations, de la curiosité de certains passants quand il se passe un nouveau truc... et la question de savoir si le Japon pourra être prêt en cas de nouvelle attaque extraterrestre (ce qui se traduit par : le pays serait-il prêt si un nouveau drame comme le 11 mars 2011 venait à arriver ?).

Pour autant, ces différents éléments restent esquissés, car ce qui intéresse bien plus Asano est l'observation des habitants qui ont repris le cours de leur vie, somme toute classique aux côtés des jeunes héroïnes et de leur entourage. Car globalement, on peut dire des jeunes de DDDD qu'ils ont somme toute des petits tracas on ne peut plus réalistes et justes, à l'instar de ce qu'Asano a toujours pu offrir dans ses précédents travaux.
Kadode, par exemple, suit son quotidien banal en se partageant notamment entre considérations d'un futur après le lycée qui semble déjà tracé (malgré les examens, elle ne pourra peut-être pas intégrer la fac et devra donc directement chercher un emploi), ses sentiments délicats pour son prof Watarase, et son quotidien avec ses amies qui est nourri de rêves impossibles (pouvoir voler) et de réflexions que n'importe qui s'est déjà posées (elle trouve sa vie insipide et dépourvue de sens, seule la présence d'Ôran semble l'égayer, ainsi que le manga Isobeyan dont elle est complètement fan), tandis que l'on découvre peu à peu sa situation familiale (un père disparu il y a trois ans dans la catastrophe et dont on n'a jamais retrouvé le corps, une mère pas très stable et fragile, la possibilité d'un remariage... autant de choses qui troublent forcément une ado).
De même Ôran, demoiselle assez géniale dans son genre, se présente non seulement comme une gameuse plutôt hardcore, mais surtout comme une fille un brin exubérante, un peu déconnectée de certaines choses, et n'ayant pas sa langue dans la poche : elle dit souvent ce qu'elle pense cash sans chercher plus loin au point de créer quelques situations délicates ou d'être un peu cassante, semble poser un regard à la fois constamment amusé et cynique sur certaines choses qui l'entourent (et il en résulte certaines réflexions plus profondes qu'on pourrait le croire concernant la société qui l'entoure)... On comprend également très bien, au fil des pages, à quel point ces deux jeunes filles ont tissé un lien fort au point d'être inséparables.
Autour de ces deux figures centrales, nombre d'autres personnages : Kiho qui semble filer un joli amour adolescent, Rin qui découvre difficilement sa passion pour les boy's love, le prof Watarase qui dit ne plus vivre que pour le travail et être rasoir... ces différents visages connaissent leurs propres petits tracas, légers ou plus délicats, et c'est aussi ce qui rend si juste le portrait sociétal d'Asano. En filigranes, l'auteur en profite aussi pour esquisser un tas de petits éléments positifs ou négatifs animant le quotidien de nos sociétés modernes : les réseaux sociaux, skype, les pseudo infos inutiles parsemant le net...
On peut dire de tous ces personnages qu'ils suivent le cours de leur existence avec leurs propres tourments, leur propre rapport à la société et à leur entourage... mais même s'ils continuent d'écrire leur vie, la silhouette quasiment inactive du vaisseau vient constamment se rappeler à eux comme un élément auquel ils ne peuvent échapper, qui fait partie de leur vie sans qu'ils puissent l'effacer, exactement comme le drame de Fukushima dans la réalité. Pour l'heure la pointe de SF sert surtout cet aspect, mais Asano parvient également à intriguer de plus en plus sur la teneur surnaturelle de son manga, via quelques petits détails louches tout d'abord, puis via une dernière page qui laisse très interrogateur. On comprend bien par-là que ce premier tome se contente encore de poser des bases.

S'il y a un renouvellement chez Asano ici via la pointe de SF, ce renouvellement se ressent avant tout dans le style visuel et narratif de l'auteur. Asano ne trahit pourtant aucunement sa patte : il suffit d'observer ses décors urbains photoréalistes (il part de photos qu'il retouche numériquement puis au feutre) ultra immersifs et le look de ses personnages pour que n'importe quel fan de l'auteur reconnaisse sa patte. Et pourtant, il y a plein de petites nouveautés, d'abandons, d'expérimentations.
Evidemment, Asano immisce dans ses visuels une pointe de SF, ce qui doit quasiment être une première de façon si poussée dans sa carrière. Ainsi, le gigantesque vaisseau et ce qui en ressort de temps à autre témoignent d'un énorme travail de design, tant l'auteur semble avoir voulu conférer un rendu à la fois très riche et aux architectures un brin incompréhensibles, fruits d'une technologie inconnue. Et cela se ressent aussi via son utilisation inventive (novatrice ?) des onomatopées liées au vaisseau : en plus d'être assez envahissantes quand il le faut afin de bien faire comprendre le vacarme que peut faire ce vaisseau, ces onomatopées sont des mélanges de syllabes créant des sons nouveaux et inconnus, ce qui bien sûr colle parfaitement à cette entité alien inexplicable.
Dans le genre jeux sur les textes, l'artiste s'offre aussi quelques jolies fantaisies, à l'image de l'ambiance paisible quand apparaît page 26 le gros titre très imposant et brut de la série. Tire qui, sur la double-page suivante, réapparaît de dos en même temps que les héroïnes, comme s'il flottait à côté d'elles. Notons que Kana a retranscrit ce titre dans notre alphabet (en vo il est en kana), et le résultat rend très bien.
Et dans le genre autres fantaisies, on peut par exemple noter cette ouverture sur un manga dans le manga, où il est écrit comme si nous lisions un magazine de prépublication "la suite p194", et dont nous pourrons réellement découvrir la suite en page 194 du tome 1. Ou bien, tout simplement, le petit clin d'oeil en page 54 à Kengo Hanazawa, l'auteur d'I am a Hero qui est proche d'Asano (à tout hasard, rappelons qu'Asano est lui-même devenu un personnage d'I am a Hero depuis le tome 17 de la série).
Dans le registre des petits abandons, on constate qu'Asano n'emploie pas ici ce qui était devenu une marque de fabrique chez lui : les textes blancs sur fond noir uni au moment d'exprimer les pensées profondes des personnages, une "marque de fabrique" qu'il avait poussée à fond dans Bonne nuit Punpun!. Les pages entièrement noires ne sont pourtant pas absentes, mais cette fois-ci ce sont de simples bulles qui viennent s'y glisser, comme pour mieux marquer des paroles fortes des personnages, le plus bel exemple étant à la double-page 60-61.
Enfin, l'évolution la plus évidente concerne le design des personnages. On a beau reconnaître son trait, Asano offre ici un style qu'on ne lui connaissait pas encore, et c'est tant mieux. L'auteur nous avait habitués à des designs de plus en plus réalistes au fil de ses oeuvres, et à des silhouettes féminines magnifiquement mises en valeur tout en restant bien ancrées dans le réalisme (pas de boobs chez Asano, ses filles n'ont pas besoin de ça pour charmer). Les héroïnes de DDDD restent bourrées de charme... mais dans un style bien différent ! En effet, exit le réalisme pointu, ici l'auteur offre des silhouettes et des bouilles qui se veulent résolument mignonnes, voire adorables, à tel point que les héroïnes peuvent paraître plus jeunes alors qu'elles sont lycéennes. Cela s'avère maîtrisé, offre au récit une certaine légèreté, en plus de permettre au mangaka de jouer avec talent sur des clichés que l'on pourrait presque qualifier de moe ou, par moments, de cartoon : visages et yeux ronds, corps un peu frêles, gros sourcils d'Ôran qui lui donnent un look d'enfer, archétypes du style des filets de baves parfois imposants que laisse échapper cette même Ôran, tenues lycéennes ou de tous les jours plutôt mignonnes, postures pas toujours naturelles, mais vives et mimis (surtout chez Ôran, à nouveau)... Et du "presque moe tendance cartoon" couplé à une touche SF, à des décors photoréalistes et à un riche portrait de société qui a beaucoup de choses à dire, on est clairement tentés de dire "pourquoi pas !". En tout cas, ça en jette.

Si le meilleur reste sans nul doute à venir, DDDD s'impose donc d'emblée comme une nouveauté qui ne déçoit aucunement et qui devrait avoir tout le loisir de démontrer encore plus ses qualités par la suite.

Du côté de l'édition, on retrouve à la traduction Thibaud Desbief, traducteur attitré de tous les titres d'Inio Asano parus aux éditions Kana, et sans surprise cet habitué de l'auteur livre un travail d'excellente facture et bien dans le ton. La conservation des onomatopées telles quelles est un choix astucieux tant elles font partie du dessin et de l'univers. Pas grand-chose à redire sur le papier léger et sans transparence et sur la qualité d'impression convenable (il y a par-ci par-là un peu d'encre qui bave légèrement, mais rien de grave). On appréciera la conservation des 4 premières pages en couleurs, par contre on regrettera le rendu tout simplement illisible du sommaire sur la dernière de ces 4 pages (dans le tome japonais ce sommaire est bien lisible). Enfin, à l'image de la jaquette vo, la jaquette française bénéficie d'un très joli marquage verni sur son titre.


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Alphonse

17 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

17 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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