Dans l'ombre de Creamy Vol.3 - Actualité manga

Dans l'ombre de Creamy Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 21 October 2021

Pour son premier travail en tant que deuxième directeur du label de musique Parthenon Production, Shingo Tachibana a jeté son dévolu sur Megumi Ayase, en qui il a vu un véritable diamant brut qu'il est bien décidé à polir pour la rendre immensément brillante sur scène. Mais avant même de pouvoir envisager le lancement de la carrière de sa protégée, le jeune homme doit composer avec les exigences de son directeur de père: ce dernier le laissera lancer Megumi si, avant cela, il parvient à lancer une autre adolescente: Ina Kawai, petite fille d'un politicien ayant des liens avec Parthenon. Tout pourrait bien se passer, non seulement car Ina n'est aucunement hautaine et a d'abord tenté sa chance pour faire plaisir à son grand-père, mais aussi parce que Megumi, qui aurait pu s'afficher comme une rivale, se montre avant tout amicale envers Ina, qui a eut-être moins de talent en chant qu'elle à la base, mais qu'elle va entraîner en nouant une certaine amitié avec elle. En revanche, c'est bel et bien la jalousie qui naît en certaines autres chanteuses du label, qui se sentent "trahies" par Shingo, et qui semblent bien décidées à ruiner les débuts d'Ina et par la même occasion de Megumi, avec l'aide d'un certain paparazzi qui, à l'époque, était déjà fort peu scrupuleux...

Entamé dans le tome 2, le très prometteur flashback sur les débuts de Megumi et sur son lien particulier avec Shingo se poursuit ici, et semble voué à s'achever au prochain tome. Dans ce 3e volume, la mangaka Emi Mitsuki se centre un petit peu plus sur l'autre idole "prometteuse" de Parthénon: Ina, une jeune fille que l'on prend beaucoup de plaisir à découvrir aux côtés d'une Megumi qui se montre bienveillante envers elle, à l'heure où elle s'apprête à faire ses grands débuts. De par leur jeunesse et leur méconnaissance du monde du showbiz, les deux jeunes filles dégagent quelque chose d'assez pur jusque dans leur amitié... Mais dans un univers pareil, cette part d'innocence risque d'être rapidement salis par les aléas d'un milieu qui ne fait pas de cadeau. La première constatation est que, même si Shingo lui dit qu'elle est très bien comme elle est, Ina veut faire des efforts aux côtés de Megumi pour s'améliorer... sans savoir que Shingo ne compte pas sur elle et se contente de se plier aux exigences de son père. Et quand la vérité éclate via les odieuses manigances des autres jeunes artistes jalouses, les choses s'accélèrent jusqu'à atteindre certains climax difficile voire tristes, en particulier par Ina. Ce milieu ne fait pas de cadeaux, il suffit d'un rien pour foutre en l'air une carrière ou pour décliner, pour atteindre ses rêves il faut parfois composer avec des enjeux qui nous échappent quitte à se comporter comme un sal**d (chose que Shingo nous montre bien, dans son désir de faire briller Megumi), les jalousies peuvent vite s'envenimer... et ce sont des choses que l'autrice, sans forcément les approfondir à fond, fait très bien ressortir à travers le cul entre deux chaises de SHingo, l'attachante Ina... et, surtout, la personnalité de Megumi.

Car si l'héroïne de Dans l'ombre de Creamy, de par sa méconnaissance du monde du showbiz et sa jeunesse, garde une part d'innocence et de bienveillance, elle sait également afficher de plus belle sa détermination. On adorera sa volonté d'aller au bout de son rêve quitte à n'être qu'un "produit", le caractère qu'elle montre souvent (notamment quand elle gifle Shingo), sa volonté dans la dernière partie du volume aussi bien pour se lancer que pour faire honneur à Ina... Simplement, on ressent très bien tous les efforts et le caractère qu'elle a fournis pour devenir par la suite la vedette de Parthénon, ce qui permet également de comprendre toujours mieux la part dépitée qu'elle peut avoir non seulement en voyant Creamy lui prendre sa place sans efforts, mais aussi en voyant Shingo s'éloigner d'elle. Car ici, c'est également le lien entre Megumi et Shingo qui continue de mieux se présenter, Megumi devant certes énormément à Shingo qui a vu en elle le diamant brut, mais Shingo ayant sans aucun doute été lui-même sauvé par la volonté de Megumi à un moment où il était au plus bas.

Creamy et Yû ont beau s'afficher sur la jaquette de ce tome, on ne les y verra pas une seule fois: Emi Mitsuki poursuit ici son flashback sur le passé de Megumi et de Shingo, et elle le poursuit vraiment bien, avec une certaine intensité, en mettant joliment en lumière celle qui est à présent dans l'ombre de Creamy, et en nous offrant toujours une ambiance 80s assez réussie.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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