Danganronpa Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 17 May 2019

Le premier meurtre, le premier procès et la première exécution par Monokuma sont désormais derrière Makoto et les autres, mais nul doute qu'il laissera longtemps des traces chez certain d'entre eux, en particulier chez notre héros qui s'était rapproché de Sayaka. Tout a été nettoyé, la scène de crime est redevenue comme avant, les corps ont disparu, c'est comme si rien ne s'était passé... Le groupe va-t-il pouvoir reprendre un quotidien à peu près calme, voir entretenir l'espoir de tous se libérer vivants en cherchant des indices sur ce qui se passe dans cette académie ? Pas sûr, car Monokuma et le cerveau qui se cache derrière lui sont bien décidés à entretenir leur désespoir, quitte à leur donne de nouveaux mobiles pour tuer: révéler les pires secrets de chacun si aucun meurtre n'est commis dans les 24h, promettre une grosse somme d'argent au meurtrier s'il n'est pas démasqué... Mais plus encore que ces menaces, certains faits font que la mort frappe une deuxième fois, puis une troisième...

Le schéma étant désormais bien installé, le mangaka Takashi Tsukimi enchaîne à bon rythme les événements... et peut-être un peu trop à bon rythme, d'ailleurs, car il faut bien avouer que par rapport au jeu qui prend plutôt temps en offrant nombre de dialogues et en proposant des "moments libres" où on a l'occasion de faire mieux connaissance avec les différents personnages, ici le mangaka va très vite, en allant vraiment à l'essentiel pour que tout le scénario de cet assez long jeu tienne en 4 volumes. Il en résulte forcément des coupures concernant ce qui est le moins utile à l'intrigue, essentiellement concernant les approfondissements des personnages. De même, certaines phases importantes sont condensées vite fait en quelques pages, en tête les phases d'investigation où il faut récolter les indices, ou certains éléments expliquant les mobiles des personnages (un aspect pouvant parfois être riche en émotion dans le jeu).

Néanmoins, cela n'empêche pas la lecture d'être prenante, car dans l'ensemble Tsukimi arrive à retenir l'essence-même de Danganronpa, entre les meurtres variés et assez bien alambiqués, les pointes d'humour parfois noir, le dualité entre espoir et désespoir, et des enjeux supplémentaires comme la possibilité qu'il y ait un traître parmi les élèves, l'aide apportée par Alter Ego, l'énigme autour de Kyôko dont on ne sait rien, ou encore la volonté de Makoto de nouer une relation de confiance avec elle. Ca va vite, donc, mais ça reste rythmé et facilement prenant, surtout quand on connaît le jeu et qu'on le redécouvre ici.

Visuellement et narrativement, le mangaka continue de ne prendre aucun risque par rapport au jeun auquel il est extrêmement fidèle, jusqu'à en reprendre sous son dessins certains visuels de façon identique, notamment pour les poses des personnages. On reste donc toujours extrêmement proche du jeu dans les designs et dans le déroulement, les seuls brefs moments où Tsukimi se permet de s'écarter vaguement du jeu concernant les quelques pages de monologue de Monokuma.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction






MN Actus
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