DanMachi – Familia Chronicle - Episode Ryu Vol.1 - Actualité manga

DanMachi – Familia Chronicle - Episode Ryu Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 10 August 2021

Avec son univers aux nombreuses possibilités ainsi que sa vaste galerie de personnages sur qui il peut rester beaucoup de choses à développer, DanMachi est une oeuvre véritablement propice à des spin-off potentiellement intéressants, et son auteur d'origine Fujino Omori semble l'avoir bien compris. Ainsi, on connaît déjà dans nos contrées Sword Oratoria, dérivé consacré à Aiz Wallenstein, d'abord arrivé chez nous au travers de son adaptation animée avant que les éditions Ototo n'aient amené depuis l'année dernière son adaptation manga, tandis que le light novel d'origine reste à ce jour inédit dans notre langue. Mais une autre série de romans est également en cours au Japon à rythme lent depuis 2016: Familia Chronicles, comptant pour l'instant 2 tomes, et narrant des histoires annexes vécues par certains personnage secondaires de DanMachi. Tandis que le volume 2 de ces romans se centrait sur Freya, le premier opus, lui, mettait en avant Ryû Lion, la charismatique elfe serveuse de la Fertile Maîtresse et ancienne aventurière très redoutable dont le passé reste aussi nébuleux que dramatique. C'est ce premier volume des romans Familia Chronicle qu'adapte le manga dont il est question ici.

Bouclé en 6 volumes, le manga DanMachi - Familia Chronicle: épisode Ryû a été prépublié au Japon en 2017-2018 sur le site Gangan Online de Square Enix, site qui a aussi vu passer la première adaptation manga de DanMachi ainsi que l'adaptation manga de Sword Oratoria. Il s'agit d'une première publication française pour Hinase Momoyama, une mangaka active dans le milieu professionnel du manga depuis une douzaine d'années, et qui officie essentiellement sur des adaptation en ayant notamment dessiné deux adaptations manga de la saga Higurashi/Umineko no Naku Koro ni, ou encore deux adaptation basés sur la licence vidéoludique Root Double.

Après un étonnant "prologue" de deux pages où Bell, le héros de DanMachi, présente vaguement les grandes lignes de DanMachi en s'adressant directement au spectateur (?), le récit nous immisce donc auprès de l'elfe Ryû, serveuse au sein de la taverne La Fertile Maîtresse aux côtés d'autres têtes déjà bien connues des fans de DanMachi. A quel moment se situe l'action de ce spin-off par rapport à DanMachi ? Eh bien, certains éléments au fil de la lecture nous permettent de le placer aux alentours du volume 7 du light novel de la série-mère, un petit peu après l'épreuve du War Game face à Apollon.

On retrouve donc avec plaisir la charismatique Ryû, serveuse à la taverne La fertile Maîtresse, recueillie par Mama Mia quelque temps après les drames qu'elle a pu vivre et que l'on ne connaît que dans les grandes lignes (la disparition de la Familia d'Astrée dont elle faisait partie et qui défendait les plus faibles face aux puissants, son désir de vengeance envers les Fils de la nuit qui l'a amenée à avoir des actes très sombres et sanglants ayant noirci sa réputation...). Depuis qu'elle est serveuse, la belle elfe tâche de faire profil bas, mais n'hésite pas à rendre encore des services parfois en faisant parler ses grands talents d'ancienne aventurière, Bell ayant déjà reçu son aide à plus d'une reprise. Alors quand elle voit un couple fondre en larmes dans la taverne en regrettant qu'une Familia de la trempe d'Astrée ne soit plus là pour régler leur cruel problème, l'elfe voit resurgir en elle le souvenir de ses anciennes amies disparues ainsi que sa soif de justice, et entreprend d'agir. C'est ainsi qu'elle se lance sur les traces d'Anna Crase, la fille du couple, emportée par une bande de bandits et portée disparue depuis...

Ryû étant l'un des personnages secondaires de DanMachi dont le passé semble à la fois le plus mystérieux, le plus riche et le plus sombre, on pouvait éventuellement s'attendre à un dérivé revenant plus en détails sur son passé. En réalité, il n'est en donc rien (pour l'instant ?) puisque l'on a droit ici aux débuts d'une affaire se déroulement parallèlement à DanMachi, comme dit précédemment. Et dans les faits, ce début d'affaire s'avère plaisant à suivre malgré quelques limites.

On suit donc avec un certain intérêt la quête de l'elfe pour retrouver la trace d'Anna. Une quête qui, assez vite, lui fera remonter la piste d'un directeur de casino pervers et intouchable, auprès duquel il va lui falloir trouver le moyen de s'infiltrer. Dans les faits, ladite infiltration est plutôt simpliste, entre les "contacts" de Syl qui semblent sortir un peu de nulle part ou encore la chance insolente de Bell au jeu. Mais l'ensemble est toujours clair et bien rythmé (pas de rallonges inutiles de moments trop précipités), le récit permet d'apporter un enrichissement nouveau via les casinos du quartier des plaisirs (financés par des étrangers, et qui échappent en grande partie aux lois de la Guilde), l'apparition voire le rôle de certains autres personnages de DanMachi est plaisant (en particulier Syl, aide très précieuse pour Ryû ici, séduisante à souhait, et dont on entrevoit des facettes qu'on ne lui connaissait pas du tout)... et bien sûr l'elfe assure en tous points, que ce soit via ses observations, sa personnalité expérimentée, sa façon de ne jamais paniquer, son expérience du combat, ou même son allure tout aussi classe en homme.

Enfin, d'un point de vue visuel, la copie proposée par Hinase Momoyama est tout à fait satisfaisante. Tout en offrant des décors d'Orario (extérieurs et intérieurs) suffisamment présents quand il le faut, la mangaka se focalise surtout sur les personnages, dont le design et l'allure se veulent très fidèles à l'image que l'on en a via les précédentes oeuvres de la saga. Offrant pas mal de cases assez grandes, le découpage reste toujours très clair.

Mission plutôt réussie, donc, pour ce premier volet des aventures annexes de l'elfe Ryû. Malgré quelques avancées un peu simples, retrouver l'elfe dans ses propres missions a de quoi séduire, et on suivra donc avec plaisir la suite. Quant à l'édition française, elle s'avère très satisfaisante avec une traduction limpide du Studio Charon (studio qui est aussi à l'oeuvre sur le manga de Sword Oratoria), un lettrage soigné, une première page en couleurs, une bonne qualité de papier et d'impression, et une jaquette proche de l'origine japonaise.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14 20
Note de la rédaction






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