Crimson Hero Vol.1 - Actualité manga

Crimson Hero Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 18 October 2011

Après Lovely devil, Mitsuba Takanashi nous revient avec un projet plus ambitieux : un shojo basé sur le sport, et pas n’importe quel sport : le volley-ball. Alors que les shojos se consacrant à un sport se comptent sur les doigts d’une main (surtout chez nous), on se demande bien vite si Mitsuba Takanashi sera capable de relever un tel défi?

Nobara Sumiyoshi est née dans une famille qui tient un restaurant traditionnel : le Seiryu. Et en tant que fille aînée, elle est destinée à le recevoir en héritage. Pourtant, Nobara, loin d’être une fille modèle, ne pense qu’à une chose : le volley-ball. Mais lorsqu’elle apprend du jour au lendemain la suppression de la section féminine de volley-ball de son lycée, elle décide de rebâtir par elle-même cette section féminine. Cependant bien des sacrifices seront à faire pour arriver à atteindre un tel objectif…

Dès le début, on sait de suite qu’on n’a pas affaire à un banal shojo, Crimson hero se veut réaliste et sportif, même si l’auteure n’oublie surtout pas les attraits primordiaux à tout shojo : l’émotion et le relationnel.

Mitsuba Takanashi ne va donc pas par quatre chemins, elle met vite en place son intrigue : une fille vivant dans une famille traditionnelle, mais déterminée à jouer au volley-ball. Nobara est prête à faire tous les sacrifices inimaginables pour jouer à son sport fétiche, le volley-ball, même jusqu’à aller à l’encontre de l’autorité maternelle. C’est bien beau tout ça mais que peut-on bien faire quand on est seule contre tous ?

D’entrée de jeu, l’héroïne se dévoile comme une fille battante et déterminée à mener jusqu’au bout ses convictions. Une fille à qui il ne faut pas chercher des noises. Rien que cet aspect-là nous rend heureux, on a évité l’héroïne bête et cruche, ce qui est hélas fort récurrent dans les shojos !

La famille de notre héroïne n’est pas en reste non plus : une mère traditionnelle et stricte, une tante libertine et femme fatale, une sœur douce et pure, tout l’opposé de Nobara, et un père quasiment inexistant. Nobara n'aura donc pas facile pour arriver à ses fins entre une mère qui fait tout pour que sa fille arrête le volley-ball et une tante qui n’aide sa filleule que si elle fait des sacrifices. Sa tante lui trouve un logement dans le dortoir de la section masculine de volley-ball. Et pour y vivre, Nobara devra faire toutes les corvées du dortoir pour dorloter ces chers messieurs. Mais comment faire ce travail, quand on a été jusqu’ici une gosse de riche ?

Notre héroïne a donc bien des défis à relever : devenir indépendante, trouver des membres, ne pas succomber à la pression, … Mais elle ne sera pas capable de tout gérer à elle toute seule, il lui faudra trouver des alliés sur qui compter, mais là se pose encore un problème, sur qui reporter sa confiance ?

Pour ce qui est du dessin, si on connaît suffisamment Mitsuba Takanashi, on reconnaîtra facilement la patte de l’auteure, avec un design de ses personnages bien à elle. Certains trouveront son design particulier magnifique et d’autres auront du mal à s’y faire. Mais peut importe notre avis, l’auteure sait sans conteste dessiner, en remplissant ses cases mais sans trop en faire non plus. Ce qui colle parfaitement à un shojo ayant comme thème le volley-ball.

Du côté de l’édition, Tonkam nous sert une bonne traduction, un bon lettrage et un papier de bonne facture. Cependant, il faut déplorer un format un peu trop petit. Pour ce qui est de la jaquette, les puristes apprécieront énormément le choix de Tonkam de conserver de A à Z la jaquette japonaise, et d’autres seront effarés par une telle jaquette. De mon point de vue, je suis un peu entre les deux, le choix de Tonkam est ambitieux et original mais j’aurais bien aimé que Tonkam retravaille certaines choses comme les bordures dorées qui s’agencent assez mal avec le dessin de la couverture.

En conclusion, Mitsuba Takanashi nous offre un premier tome convaincant, traité avec simplicité et réalisme. Il faudrait juste qu’elle puisse gérer à la fois la part sportive et la part relationnelle de la série pour les tomes à venir. Il serait, certes, judicieux de ne pas négliger l’une ou l’autre des ses deux aspects.


titali


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
titali

16 20
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