Coelacanth Vol.1 - Actualité manga

Coelacanth Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 10 September 2012

Hisano a la capacité de voir un mouton qui lui parle de manière crue et sarcastique, atout ou malédiction apparu lors d’un incident grave lors de son enfance. La jeune fille, résignée à comprendre un tel phénomène, continue à vivre au jour le jour comme si rien ne s’était produit. Tout bascule le jour où l’un de ses professeurs est tué, l’affaire en question n’ayant aucun lien direct avec Hisano va pourtant raviver une autre affaire plus ancienne en lien direct avec l’héroïne.

Sans se soucier de rien, le cœur léger, on commence la lecture de Coelacanth. Une fois les premières pages lues, on sera surpris de la façon étrange dont est traité le préambule : une fille voyant un mouton et un début d’enquête, un mélange quelque peu dépotant. Par la suite, on prend le temps de découvrir l’héroïne renfermant le vécu d’une autre histoire pas des plus nettes. Sans être totalement captivé, on continue à avancer dans le récit qui nous titille de plus en plus. Après, l’auteure met en scène un autre élément troublant, toutefois, la vie quotidienne continue à poursuivre son cours, même si une insolite ambiance plane dès à présent. Mais c’est dans cette désuétude que d’autres composantes vont se succéder brutalement, surprenant au passage le lecteur qui se sent aspiré dans un inévitable torrent. Le liseur, encore sous le choc, suit alors impuissant aux drames en cascade pleins d’intensités. Les morceaux du puzzle seront enfin réunis… mais à quel prix !

Dans une chronique des plus simples, il aurait juste fallu énumérer les inconvénients ainsi que les atouts du volume. Néanmoins ici, cela est tout bonnement impossible tellement on se sent encore dans une autre réalité, loin d’avoir complètement réalisé l’envergure des événements. On ne peut dès lors que mettre en exergue la description du ressenti lors de la lecture. Insouciant au départ, on en ressort bouleversé et béat à la fin. Une fois un peu moins à l’ouest, on peut par la suite constater une complète maîtrise de l’intrigue de par la mangaka, ce qui est déjà un bel exploit. Mais comment expliquer que quelqu’un puisse être capable de duper à ce point le lectorat d’un récit aussi sombre sous un aspect au départ si léger et désuet ? Diablerie ou génie, seul Dieu pourra en juger. Ce qui est sûr, par contre, c’est qu’on a en face de nous une minisérie au contenu des plus perturbants et des plus redoutables. Outre un dessin instable tantôt beau tantôt moyen, le scénario vaut en lui-même bien des richesses. Une véritable claque qui ne peut aucunement passer inaperçue. Et le premier qui sous-estimera la série sera le premier sous le choc, prêt à s’en mordre les doigts.

Comme déjà cité ci-dessus, le dessin reste assez classique, parfois instable dans le reçu des visages. Toutefois, cela n’est pas des plus marquants et donc des plus désagréables.

Sous la beauté de la couverture se cache un monstre. Une phrase retentissante qui demeure la meilleure des descriptions pour un tel opus. Et c’est dans un suspense insoutenable qu’on se doit d’attendre le prochain et dernier volume !


titali


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
titali

18 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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