Classroom for heroes Vol.10

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 21 June 2021

Un shoggoth, démon capable de s'emparer des pouvoirs de ses proies, fait rage dans les sous-sols de la capitale, et il a déjà absorbé plusieurs élèves de l'académie qui avaient été envoyés en renfort ! Blade sait néanmoins qu'il y a une limite dans la capacité d'absorption de ces créatures, et il prend alors une décision: se laisser lui-même absorber, pour permettre à ses partenaires d'être rejetés par la bête. Cependant, rien n'est fini pour autant, car les élèves vont tous devoir unir leurs forces afin de vaincre un monstre qui a désormais en lui les capacités de notre héros...

Entamée à la fin du volume précédent, cette affaire de shoggoth occupe encore un peu moins de 50 pages, soit le temps du premier chapitre, pour un résultat très classique mais assez plaisant. Classique, car dans les faits le rendu de l'action reste toujours aussi basique sous le trait de Koara Kishida, et que concrètement les enjeux restent pauvres. Et plaisant, parce que la situation met les élèves dans une situation inédit où ils doivent affronter ensemble un monstre qui, en étant doté des capacités de Blade, est devenu d'autant plus coriace ! Et il en résulte une exploitation rapide mais honnête de la plupart des élèves, car quasiment tous les principaux visages, d'Earnest à Lunaria en passant par Clade, Kassim ou Claire, ont leur petit rôle dans cette coopération. Et puis, l'humour n'est jamais très loin, ne serait-ce que pour la situation dans laquelle est Blade pendant ce chapitre.

Voici, alors, de quoi entamer honnêtement un volume qui, dans l'ensemble, est plutôt sympathique, car les trois chapitres suivants viennent chacun conter un nouveau récit indépendant suffisamment bien campé et drôle.

On assiste d'abord à une bien étonnante naissance: profitant d'une nuit passée par leurs maîtresses Earnest et Lunaria ensemble, les épées démoniaques Asmodeus et Brunehilde ont trouvé le moyen de s'accoupler pour donner naissance à une troisième épée... un rejeton qui, désormais, est à la recherche d'un maître ! Et autant dire que ses critères de sélection sont stricts: il faut que ce soit quelque de fort et de beau gosse. Qui sera l'élu(e) ?

Puis c'est Leonard qui est mis à l'honneur. Jusqu'à présent plutôt discret, le beau gentleman revient à la charge pour tenter de conquérir le coeur d'Earnest, mais rien n'y fait, tant la jeune fille semble surtout préoccupée par Blade. Yessica et les autres, pris de pitié par les vents que se prend le beau gosse séducteur, décident alors d'essayer de l'épauler dans sa quête amoureuse, quitte à utiliser pour ça une invention d'Elisa. Déjà amusant de par les gros vents que se prend Leonard, ce passage vaut aussi le coup pour sa caricature de séducteur assez extrême, avec les sourires aveuglants et les belles paroles de Don Juan à deux balles qui vont bien. Et puis, il est intéressant d'observer la réaction de notre cher Blade en voyant Earnest se faire ainsi draguer...

Enfin, c'est un voyage scolaire qui s'entame dans le dernier chapitre... mais vu qu'il est organisé par le roi Gilgamesh, autant dire qu'il n'aura rien de bien reposant, entre la confrontation à des épreuves et monstres assez rudes, et des moments de "repos" dans un dortoir qui risque de vite s'enflammer au vu de la répartition des chambres... Là aussi, tout reste plutôt classique, les auteurs jouent sur des éléments standard (monstres à tentacules avec ce qui doit arriver, bataille d'oreillers...) mais jaugent suffisamment bien les choses, et l'exploitation des personnages est honnête, avec des traits de caractère efficacement utilisés et des moments où l'on sourit franchement.

Visuellement, on est désormais habitué aux nombreuses limites du dessin de Kishida. Dans l'ensemble, ça ne progresse pas, ça reste très basique et également très simple dans la mise en scène... En revanche, ça continue de coller plutôt bien à l'atmosphère légère et humoristique de l'oeuvre, et certaines bouilles ont vraiment de quoi faire rire.

On tient alors ici un tome d'honnête facture, toutes proportions gardées car côté scénario ça reste souvent au ras des pâquerettes avec des histoires plus ou moins indépendantes qui ne vont vraiment pas chercher loin. Mais en terme d'humour, il y a ici pas mal de bons moments.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

12.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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