City Hunter - Rebirth Vol.4 - Actualité manga

City Hunter - Rebirth Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 09 January 2020

Chronique 2

Saori découvre qu'elle n'est pas seule à vivre son étrange situation, à savoir se retrouver dans un monde de fiction en ayant pleinement conscience de ce fait. Elle fait la connaissance de Yurika, une collégienne qui est en fait elle aussi une trentenaire dans la peau d'un personnage fictif.
Depuis peu Yurika rencontre des problèmes dans son établissement, un voleur de sous vêtements sévit dans l'ombre...voilà une histoire que Saori n'avait pas vu venir!

Il aura fallu attendre quatre tomes pour qu'enfin le récit commence tout doucement à s'émanciper un peu des histoires de son aîné, nous permettant de découvrir des histoires originales et par conséquent plus agréables à suivre.
Tout est bien loin d'être entièrement satisfaisant, mais on note clairement une amélioration qui nous redonne quelque peu espoir pour ce titre (qui partait tellement mal)!.

La première partie du tome est occupée par l'histoire du voleur de sous vêtements, un récit inédit dont on ignore pour la première fois la suite des événements (qui demeure toutefois assez prévisible). A première vue le récit pourrait être pris comme de la pure comédie avec une accroche comme celle ci...difficile de prendre une histoire centrée sur des vols de sous vêtements au sérieux... Pourtant, contre toute attente, au contraire, cette histoire se veut assez sombre. On commence par du chantage sur un enfant avant de terminer sur une tentative de meurtres collectifs impliquant des enfants par un suicidaire psychotique...c'est même un événement totalement inattendue (même si, au risque de se répéter, la conclusion est assez prévisible).
A ce moment un constat s'impose: l'auteur est capable de nous proposer des histoires intéressantes...quand il met de coté Saori et son histoire absolument ridicule en mode Isekai! Conclusion: ce personnage ne sert vraiment à rien!

L'auteur va pourtant jouer là dessus en faisant (enfin) prendre conscience aux deux voyageuses que leurs présences risquent d'altérer les événements... (mais évidemment bandes de débiles!)

La bonne surprise se poursuit avec une nouvelle histoire totalement inédite impliquant un autre tueur qui veut se confronter à Ryo (ses motivations profondes apparaissent déjà claires comme de l'eau de roche...aucune subtilité de la part de l'auteur).
Cela vient ajouter du sérieux et un peu de noirceur à un titre qui en avait bien besoin, le rendant par la même un peu plus crédible et surtout un peu plus intéressant.
On note cependant que le personnage de J.J. apparaît "étranger" à cet univers...si Nishiki parvient à parfaitement copier le style de Hojo, pour ce personnage original, il semble "sortir du cadre", graphiquement on le croirait sorti d'un shojo lambda...

Ce n'est pas encore parfait (loin de là) mais l'auteur démontre tout de même qu'il parvient à créer des histoires inédites (à défaut d'être innovantes) et donc enfin donner un minimum de sens à ce titre (on souhaite quand même très fortement la mort de Saori pour oublier cette pathétique histoire isekai).
C'est pas encore top mais c'est déjà clairement mieux!


Chronique 1

Dans le collège où Yurika, jeune femme dans la même situation que Kaori/Saori, poursuit sa nouvelle vie dans la peau d'une petite fille sous le nom de Maki, une sombre affaire a récemment éclaté: des vols à répétition de maillots de bain et de tenues de gym des élèves. Même Maki a été prise pour cible, et cela a un don pour énerver son camarade de classe Takehiko, jeune garçon qui ne semble pas indifférent face à elle. Seulement, en voulant simplement vérifier les affaire de son amie, Takehiko se retrouve accusé des vols par son enseignant, M. Goda ! Et pire que ça, le professeur propose à l'enfant un odieux chantage pour piéger Ryo et Umibozu...

Comment se finira cette affaire, première partie réellement inédite par rapport au City Hunter d'origine ? Réponse au fil de deux premiers chapitres proposant une histoire on ne peut plus classique, mais où chacun campe plutôt bien son rôle. Ainsi, Goda est un méchant très basique mais également efficace dans son comportement détestable (il va jusqu'à faire chanter et menacer à l'arme des enfants) ainsi que dans sa folie destructrice vers la fin, même si le petit travail psychologique fait sur lui via son passé n'apporte pas grand chose. Face à lui, c'est sûrement Umibozu qui est le mieux mis en avant, que ce soit dans la confiance qui existe entre Ryo et lui, ou dans sa droiture malgré le fait que Goda tente de lui refiler le mauvais rôle en exposant son statut de tueur. Mais "tueur" n'est pas forcément incompatible avec "justicier", et ça, même Takehiko en prend très bien conscience, à tel point qu'Umibozu pourrait bien devenir un modèle pour lui. Tous ces événements inédits se déroulant sous les yeux de nos deux fangirls, entre une Saori parfois à nouveau à la limite de l'agaçant même si elle est beaucoup plus discrète, et une Maki assez plaisante dans son côté plus observateur et dans la maturité qu'elle montre depuis son corps de fillette.

Reste que cette affaire inédite pousse Saori et Maki à se questionner sur une chose un peu plus sérieusement (enfin !): et si leur présence influait sur le monde de City Hunter au point de le modifier ? Apeurée par cette idée, notre héroïne décide alors de désormais être plus discrète... mais le pourra-t-elle vraiment ? En effet, tout la suite du volume entame une nouvelle affaire inédite où elle risque, bien malgré elle, de devenir l'un des principaux enjeux, en étant la "cible à abattre" d'un bien étonnant tueur solitaire venu d'Amérique... Il faut bien l'avouer, cette nouvelle affaire s'installe bien, que ce soit grâce à la figure de J.J. qui campe un nouveau méchant plus original, la "cohabitation" qu'il entame avec Ryo, Kaori et Saori, son passé qui se dévoile en rappelant par la même occasion à Ryo ses propres face sombre du passé autour de la terrible "angel dust", et le danger qui monte déjà d'un cran dans la dernière partie du tome... L'affaire nous apparaît d'ores et déjà plus sérieuse, et une certaine attente commence enfin à se créer autour de cette série spin-off !

En somme, après trois premiers tomes pas franchement convaincants malgré tout le soin accordé par Sakura Nishiki, City Hunter Rebirth commence enfin à montrer plus d'ambition avec ce quatrième volume. Même si le récit autour du voleur de sous-vêtements reste très classique, l'oeuvre commence à se démarquer beaucoup plus de son illustre ainée tout en restant fidèle à l'esprit City Hunter, et l'on ne peut qu'espérer que ça continue dans ce sens.
   

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

14 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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