Chef de Nobunaga (le) Vol.24

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 16 October 2020

Nobunaga a déjà une vision claire de l'unification du Japon et, surtout, de l'après-unification où il compte développer le commerce extérieur et le centraliser. Mais le chemin est encore long avant d'en arriver là, et un redoutable ennemi lui barre encore la route de l'ouest en l'illustre clan Môri, dirigé par le jeune Môri Terumoto. Sur terre, les armées de Môri sont sur le point de reprendre possession du château de Kôzuki, que Hashiba avait durement conquis à peine quelques mois auparavant. Et c'est alors sur les eaux que les enjeux les plus forts risquent d'avoir lieu. Car tout en préparant le terrain sur la mer de Seto en tentant de se rapprocher des pirates Murakami qui sont alliés au camp adverse, Oda devra aussi composer avec la possible présence d'un mouchard parmi ses troupes, tant les ennemis semblent bien top au fait du développement secret de grands navires...

Ainsi ce volume se divise-t-il, en quelque sorte, en deux parties importantes, la première des deux voyant Nobunaga confier à Ken un rôle assez flou où il doit nourrir une escorte de marins sur la mer de Seto. Notre héros se dit forcément qu'il s'agit là d'une bonne opportunité pour essayer d'approcher les pirates Murakami et ainsi obtenir d'éventuelles informations sur Mochizuki... et il ne croit pas si bien penser, le fameux Motoyoshi Murakami étant peut-être bien plus roche de lui qu'il ne le croit ! Cependant, une fois cette rencontre faite, Ken devra encore patienter pour réussir à obtenir les informations qu'il souhaite, car elle ne lui seront données qu'à l'issue de la future bataille contre Môri.

Et cette bataille à venir, elle continue d'être entretenue dans la suite du volume, où Ken se retrouve cette fois-ci chargé de dénicher des informations sur l'identité du mouchard qui informe le camp adverse sur les avancées de Nobunaga. Pour cela, le cuisinier devra aller notamment se renseigner auprès de coursiers des rivières qui semblent cacher quelque chose, pour un résultat intéressant.

Intéressant, car au fil du tome, Takuro Kajikawa parvient très honnêtement à exposer un contexte pourtant toujours aussi riche, passant notamment ici par le rôle qu'Oda aimerait confier plus tard à Murakami, l'influence de l'Ishiyama Honganji à l'ouest, ou encore les raisons poussant le mouchard à agir ainsi et à se rebeller. Mais aussi parce que le mangaka ne néglige jamais la petite part culinaire de son oeuvre, en ayant ici l'occasion d'évoquer, entre autres choses, la tortue de mer (qui était encore consommée à l'époque), les huîtres et la meilleure période pour les déguster selon Ken, la saveur que le sirop d'érable peut apporter aux poissons, la confection de flocons de riz... ou, même, des informations sur ce qui constituait la nourriture de base du bas-peuple à cette époque, le riz étant presque un met de luxe pour eux.

Si bien qu'au bout du compte, avec ce volume Le Chef de Nobunaga franchit la barre des 200 chapitres avec réussite. L'aspect culinaire est toujours là tandis que le contexte historique est richement et clairement abordé, et la quête plus personnelle de Ken pour retrouver Mochizuki n'est pas omise. Surtout, le terrain est bien préparé pour une prochaine bataille qui s'annonce particulièrement importante.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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