Chef de Nobunaga (le) Vol.23 - Actualité manga

Chef de Nobunaga (le) Vol.23

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 07 August 2020

Ken est non seulement retenu prisonnier, mais est en plus en danger de mort ! Chargé par Nobunaga d'aller à la rencontre de Hisahide Matsunaga pour récupérer l'hiragumo, notre héros se retrouve pris dans les ultimes plans du vieillard rebelle: sentant sa fin arriver, ce dernier met le feu à son propre château en vue de quitter ce monde avec les honneurs, non sans emporter avec lui le cuisinier si cher à Oda. L'ultime coup d'éclat de Matsunaga signera-t-il aussi la fin de notre héros ?

Evidemment, la réponse à cette question ne comporte absolument aucun suspense, et Takuro Kajikawa évacue me^me assez vite cette nouvelle "menace", qui en réalité sert surtout à offrir une porte de sortie tout à fait correcte à Matsunaga, fourbe mais malicieux vieil homme qui, à plusieurs reprises, aura posé quelques problèmes à Nobunaga. Mais il reste qu'après son échec dans la récupération de l'hiragumo, Ken doit subir une "punition" (si l'on peut appeler ça comme ça), et que c'est à partir de là que s'enclenche l'essentiel d'un volume plus calme.

En effet, avec notamment un repos forcé de notre héros et un petit éloignement de Nobunaga des champs de batailles pour peaufiner ses projets d'unification, le volume laisse la part belle à pas mal de choses moins tendues, car moins axées sur les conflits en eux-mêmes. Ainsi, en premier lieu, on a l'essentiel du volume qui s'axe sur le désir de Ken de retrouver la trace du fameux Mochizuki, l'autre cuisinier projeté dans le passé, en vue d'obtenir des informations supplémentaire pour influer sur le cours de l'Histoire et empêcher l'incident de Honno-ji devant arriver 4 ans plus tard. Pour cela, Ken envisage certaines pistes, comme essayer d'entrer en contact avec le clan de pirates Murakami, mais finalement le destin lui offre une autre opportunité: approcher Yasunaga Miyoshi, leader du clan Miyoshi qui est à présent rangé du côté de Nobunaga... ce même clan qui avait attaqué notre héros au tout début de la série, et qui sait donc peut-être si Mochizuki est toujours vivant et où il se trouve ! Mais encore faut-il parvenir à approcher Yasunaga, qui pense d'abord que Nobunaga se méfie de lui en lui envoyant un espion... Concrètement, il sera possible de trouver cette partie un peu longue, le quiproquo de Yasunaga concernant les desseins de Ken offrant de fausses embûches vite réglées et donc des toutes petites rallonges. Néanmoins, tout ceci est intéressant, car en plus de permettre de revoir certains visages entrevus il y a longtemps (comme le cuisinier Tsubouchi qui a réellement existé), l'occasion nous est donnée d'en apprendre un petit peu plus sur le clan Miyoshi, sur sa place à cette époque, ou sur sa rivalité avec le fameux Motochika Chosokabe qui veut unifier Shikoku. Et puis, même s'il n'avance pas considérablement dans sa recherche de Mochizuki, Ken apprend tout de même des choses qui pourront peut-être lui servir plus tard.

En dehors de ça, le tome est également fait de petits moments calmes voire agréables, en tête desquels une petite sortie avec Natsu, pour un résultat rapide mais assez frais, qui permet de souffler brièvement au sein de ce récit souvent très riche. Quant à Nobunaga, même s'il s'éloigne des champs de batailles pour s'adonner à la chasse au faucon, il se montre surtout plus posé afin de peaufiner la dernière ligne droite de son projet d'unification... mais aussi ses ambitions à l'étranger une fois l'unification aboutie ! L'occasion d'aborder pas mal de petites choses, comme l'élargissement du commerce extérieur, l'importance d'avoir le contrôle de certaines mers, la mise en place d'une nouvelle formation militaire de "front" emmenée par les plus dignes généraux, ou encore le nouveau rôle crucial qu'Oda veut confier, plus tard, à Mitsuhide Akechi, celui-là même qui est censé le tuer à Honnoji alors qu'il lui montre pourtant une fidélité sans failles.

Pas mal d'autre petites et très brèves informations sont également présentes, sur le panorama du mont Azuchi ou sur la construction construction des châteaux... mais on notera surtout ici le retour en force d'un aspect culinaire bien présent, avec pas mal de choses à la clé: arrivée de la pomme de terre pouvant renouveler les plats de Ken, place du maïs à cette époque, etc...

En somme, ce tome peut sembler globalement plus calme, mais il n'en reste pas moins riche et intéressant autant historiquement que culinairement et sur d'autres choses. Doucement mais sûrement, l'auteur prépare bien le terrain pour la suite, tout en confortant le désir, désormais bien présent en Ken, de changer le cours de l'Histoire.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction






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