Bungô Stray Dogs Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 19 April 2018

Critique 2


Tandis que Dazai se voit proposer de revenir au sein de la Mafia portuaire non sans pouffer de rire, Atsushi est rassuré en voyant sortir du train Kirako et Naomi saines et sauves... mais a-t-il raison de se relâcher si vite ? En effet, Dazai apprend avec stupeur que pour lutter contre la Guide, Mori a libéré de ses chaînes un certain Q, et c'est alors un visage de peur qui s'affiche sur lui. Dans le même temps, un étrange garçon fait irruption devant Atsushi, Kirako et Naomi...


Q, alias Kyûsaku Yumeno, est indéniablement le personnage le plus en vue du début de tome, tant les auteurs le font bien entrer en scène en suscitant une attente craintive autour de lui... et ça ne manque pas: "Dogura Magura", son pouvoir de manipulation de la conscience, montre très vite son ampleur avec une redoutable efficacité, et ce garçon apparaît dès lors comme une sorte d'électron libre, ne cherchant qu'à "s'amuser" à sa manière... Mais Q n'est que le premier élément d'un engrenage qui va faire aller crescendo la tension tout au long du volume.


En effet, l'agence a beau chercher un moyen de contrer la Guilde, elle tombe vite dans des impasses. Les tentatives de Dazai permettent de faire entrer en scène le département des pouvoirs spéciaux du gouvernement, qui pourrait devenir une nouvelle force intéressante dans la bataille... mais elle laisse surtout voir à quel point la sphère d'influence de la Guilde est étendue, et que l'ennemi venu d'Amérique semble décidément très puissant. Un constat que Fitzgerald va se faire un plaisir de confirmer, non seulement en parvenant très vite à capturer Atsushi, mais aussi et surtout en fomentant un nouveau plan terrible pour atteindre son véritable objectif. Un plan utilisant sans scrupules un certain détenteur de pouvoir tout juste libéré de ses chaînes, et menaçant la ville de Yokohama tout entière de destruction...


Au-delà d'une réelle montée de tension autour du danger que la Guilde représente, ce qui séduit peut-être encore plus dans ce tome est une chose qui manquait un peu à l'oeuvre jusque-là: l'utilisation plus prononcée de plusieurs personnages. A commencer par Kyôka, autour de qui il existe toujours des incertitudes. Cette jeune fille en apparence si frêle, naturellement faite pour tuer, risque-t-elle d'encore semer la mort ? Peut-elle être sauvée ? On peut aussi noter le rôle de Kôyô, ou encore celui d'Elizabeth Montgomery: n'étant plus des menaces, ces deux-là ne sont pas laissées de côté et acquièrent un nouveau rôle, surtout Montgomery qui est une véritable figure-clé du scénario à un moment. Q lui-même est déjà amené à se révéler un peu plus, car on entrevoit bien, derrière son côté incontrôlable, le fait qu'il n'a jamais demandé à avoir un tel pouvoir... Enfin, il y a Atsushi lui-même, notre personnage principal étant replongé, dès sa confrontation avec Q au début du tome, dans des doutes et cas de conscience qui ne feront que s'accentuer par la suite. Est-ce lui qui a fait le malheur de Kyôka, qu'il veut tant aider, et de Montgomery ? N'est-il finalement qu'une gêne pour les autres, comme il l'a si longtemps pensé ? Les vieux démons rattrapent le jeune homme... mais peut-être l'heure sera-t-elle venue pour lui d'y faire face, de s'affirmer, et à ce titre les auteurs jouent très bien leur coup en parvenant à bien rattacher ça à l'écrivain qu'ils se sont réapproprié.


A cela, il faut aussi ajouter de nouveaux visages prometteurs, comme les membres de la Guilde Louisa May Alcott et Mark Twain, dont les pouvoirs amènent de nouvelles possibilités et difficultés.


Lecture sympathique depuis ses débuts, Bungô Stray Dogs, avec ce tome, passe un petit cap en s'offrant enfin ce qui lui manquait un peu: des personnages utilisés un peu plus en profondeur, et surtout plus de surprises. En dehors de la toute dernière page qui semble aboutir sur une chose très prévisible et que l'on attendait donc forcément à un moment ou à un autre pour lutter contre la Guilde, le reste est une montée de tension permanente, avec pas mal de bons rebondissements et de belles promesses. Pourvu que ça dure !


Critique 1


Aux prises avec la Mafia Portuaire qui le somme de revenir parmi eux, Dazai apprend que Q, un dangereux détenteur de pouvoir, est en liberté. De son côté, Atsushi est sur le point de se faire prendre dans le piège tendu par la Guilde. Kyôka vient à sa rescousse, mais ce se sera peut-être pas suffisant pour éviter l'effondrement de Yokohama...


La triple guerre entre les Détectives Armés, la Mafia Portuaire et la Guilde se poursuit, ne laissant absolument pas de répit à son lecteur. Ainsi, les combats du tome précédent laissent placent à d'autres enjeux, cette fois beaucoup plus importants. Ce septième tome se montre aussi particulièrement habile pour développer une tension de plus en plus forte, à partir de différents éléments plantés ci et là, servant à créer un final beaucoup plus spectaculaire que d'habitude.


L'intrigue de Kafka Asagiri se veut donc beaucoup plus soutenue et habile ici. Le scénariste nous prend volontairement à contrepied, voire nous perd dans des rebondissements qui ne laissent pas vraiment présager la suite du volume, pour mieux nous accrocher avec la suite du volume qui permet à la bataille contre la Guilde d'entrer dans une phase décisive. Passé la moitié du tome, difficile alors de lâcher la lecture puisque de véritables éléments d'intrigues nous sont enfin donnés : les objectifs de la Guilde, des personnages secondaires qui font preuve de davantage de couleur pour ne pas se contenter des rôles de sous-fifres aussitôt vaincus, aussitôt mis sur la touche... L'apogée revient bel et bien aux toutes dernières pages qui, sur une mise en scène efficace, pose les bases du prochain tome qui pourrait bien renouveler l'intrigue, telle qu'on l'a connue jusqu'à présent.


Les personnages sont aussi à l'honneur dans tout ce tumulte, à commencer par Atsushi. Présenté comme le vrai protagoniste du récit avec Dazai, le héros n'avait pas tellement eu droit à beaucoup de développement jusqu'ici, malgré quelques élans de bravoure. Il était donc temps de lui donner son heure de gloire, un moment où Atsushi aurait un rôle important à jouer. Le concernant, toute la deuxième partie du tome s'avère assez convaincante, non sans faciliter d'écriture certes, mais permet au personnage de bien progresser. Et il n'est pas le seul dans ce cas là : quelques membres de la Guilde sont aussi mis en avant, et le retour de Kyôka va sans doute permettre une évolution chez le personnage, mais peut-être pas celle que les premiers tomes laissaient prévoir...


Enfin, c'est bien Dazai qui sort son épingle du jeu, ce dernier s'imposant comme la figure charismatique capable de porter les Détectives Armés. Le vrai pied de nez de ce tome sera donc de mettre tout ce casting en avant tout en ne portant que peu d'attention à « Q », le détenteur de pouvoirs dangereux présenté en début de tome, un pied de nez plus que bienvenu qui permet au tome d'éviter le trop classique.


Alors, après un arc opposant les trois factions riches en action, mais un peu confus et peinant à montrer un véritable fond, ce tome vient grandement rassurer. Les fausses pistes assurent pas mal de surprises, quelques personnages gagnent en relief, et les enjeux montent crescendo de manière à instaurer une tension jusque là inédite dans la série. Sans doute le tome le plus malin de la série pour le moment, ce septième tome de Bungô Stray Dogs nous rend assez impatients de lire la suite...


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction






MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News