Bungô Stray Dogs Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 26 Février 2018

Critique 2


Une triple guerre entre l'agence des détectives armés, la Mafia Portuaire et la Guilde a débuté. Akutagawa est entré en action et affronte Nathaniel Hawthorne dans un combat sanglant, pendant que l'agence des détectives reçoit une visite inattendue de Chûya Nakahara, leur expliquant que certaines de leurs agents seront les cibles de membres de la Guilde, un coup évidemment orchestré par la Mafia Portuaire...


Depuis que les hostilités sont sérieusement lancées au sein de Bungô Stray Dogs, le rythme ne faiblit pas et ce sixième opus ne fait pas figure d'exception. Une fois encore, les combats se multiplient, et la guerre entre les trois camps est totale. Néanmoins, c'est bien la Mafia Portuaire qui semble avoir un coup d'avance, preuve en est avec ce nouvel opus...


Après le retour d'Akutagawa - un personnage décidément charismatique et en plus centre d'une évolution discrète et agréable – centre d'un combat assez jouissif, la grande partie de ce tome réside dans l'affrontement de certains membres de l'agence des détectives contre Chûya Nakahara, membre de la Guilde qui s'infiltre dans leurs locaux. Une certaine tension demeure alors, et marque la mise en place d'un complot bien trouvé qui va renouveler les enjeux du volume, et surtout servir de prétexte à un affrontement contre d'autres adversaires.


L'avantage d'un tel schéma est de permettra la mise en avant successive des différents personnages, avant de déballer pleinement leurs pouvoirs, permettant de ne pas vois les mêmes figures toujours au centre de l'intérêt. Et côté action, ce sixième opus remplit parfaitement son office : le tout est rythmé, visuellement très dynamique, et les rebondissements imprévisibles et bien trouvés. En terme de divertissement pur, la réussite est présente, c'est indéniable.


Plus discrète, une autre partie de l'intrigue vient aussi nous surprendre vers la fin du tome. Osamu Dazai a bien un rôle particulier à jouer, de par ses liens avec la Mafia Portuaire, aussi c'est un cliffhanger appréciable le concernant qui vient conclure le tome, de quoi souligner que Kafka Asagiri est à l'aise pour les scénarios qui entretiennent le rythme.


Reste qu'avec ce sixième tome, une petite réserve subsiste. Si la lecture reste totalement efficace, on regrette un peu le manque d'intrigue, le tout se résumant pour le moment à un conflit entre les trois camps. L'entrée en scène de la Guilde a apporté son lot de renouveau dans le schéma, mais les auteurs ne cherchent pas à aller tellement plus loin pour le moment, c'est dommage. Qu'à cela ne tienne, le tout s'avère réussit grâce aux personnages, d'autant plus que le récit s'ouvre de plus en plus aux écrivains du monde et ne se contente plus des figures littéraires japonaises. Une petite déception donc, mais la suite a tous les outils en poche pour gommer ce défaut. Pour le reste, Bungô Stray Dogs s'avère toujours aussi prenant.


Critique 1


Une troisième faction est venue s'immiscer entre l'Agence des détectives et la Mafia portuaire : la Guilde, venue de l'étranger, et bien décidée à prendre le dessus. Et ces récents événements poussent Ôgai Mori, le mystérieux leader de la mafia, à passer plus concrètement à l'action ! Déterminé à tirer parti de la nouvelle donne que constitue l'arrivée de la Guilde, il commence par envoyer deux de ses plus redoutables pions à l'assaut e chacun des deux camps ennemis. Mais de son côté, la Guilde n'est elle-même pas là pur faire de la figuration...


Cette fois-ci, ça y est : l'arrivée de la Guilde commence enfin à faire réellement bouger un petit peu plus les lignes, mais si l'on se fie à la toute fin du tome, c'est surtout  partir du prochain volume qui les choses devraient réellement commencer à se décanter, car pour l'heure Kafka Asagiri et Harukawa 35 offrent surtout leur lot habituel d'action à travers différents combats, qui se déroulent  peu près en parallèle ou qui se suivent, et qui animent l'essentiel des pages.


Ainsi, le scénariste propose d'abord ici de mettre en avant, toujours via l'action, deux figures-clés de la Mafia portuaire. Tout d'abord, ce cher Akutagawa, chargé d'aller éliminer Nathaniel Hawthorne, un membre de la Guilde qui sera peut-être plus redoutable que prévu. En parallèle, le lecteur a aussi l'occasion de voir un peu plus Chûya Nakahara sur le devant de la scène, via son infiltration au sein du repaire secret de l'Agence des détectives armés. Le tout, pendant que certains membres des détectives et de la Guilde se retrouvent face à face... C'est l'occasion de retrouver au combat Kunikida et Tanizaki, mais aussi de mettre un petit peu plus en avant Naomi, et surtout de dévoiler deux nouveaux adversaires efficaces en les personnes de Steinbeck et Lovecraft.


Il y a toujours un petit quelque chose qui manque à la série pour lui faire monter encore un niveau, et cela vient sûrement du sentiment que comme souvent, plusieurs personnages ne sont pas vraiment exploités à fond. Comprendre par là que leurs pouvoirs de base sont souvent très intéressants, mais qu'ils restent finalement en surface de leurs possibilités. Mais pour le reste, Kafka Asagiri semble vouloir passer un peu la vitesse supérieure via la confrontation délicate entre les trois camps, où des alliances pourraient se créer. La narration joue efficacement sur plusieurs niveaux pour ne jamais laisser le temps au lecteur de s'ennuyer, et l'ensemble est rendu très dynamique par le dessin toujours aussi léché de Harukawa 35, avec ses personnages dont les designs ont le mérite de ne jamais se ressembler.


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Takato

14 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction






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