Blue Period Vol.8 - Actualité manga

Blue Period Vol.8

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 18 May 2022

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les premières semaines à Geidai n'ont rien eu de très encourageant par Yatora. Face à la sévérité des enseignants, le jeune étudiant est tombé de haut. Et tandis qu'il découvre davantage ses excentriques camarades, une visite au musée d'Edo-Tokyo va mettre l'artiste sur la voie de la progression : Bien déterminé à expérimenter le plus d'optiques possibles, il se passionne pour l'histoire de Shibuya, quartier tokyoïte auquel il s'intéressa avec ses premières œuvres. Ce choix pourrait peut-être permettre à Yatora de gagner en maturité sur le plan de l'art...


Le deuxième grand arc narratif de Blue Period est maintenant entamé, menant le héros en première année d'art à Geidai. Le début de sa scolarité s'annonce houleuse, aussi le volume précédent rimait avec descente aux enfers pour le garçon qui ne s'attendait pas à tant d’exigences de la part des professeurs, ni à un tel dédain de la part de certains d'entre eux. Dans un premier temps, l'enjeu pour l'artiste en herbe est de rebondir, aussi une visite de musée sera l'occasion pour lui d'avoir un déclic, et accessoirement de revenir à son premier amour artistique qu'est Shibuya.


Depuis le départ, Tsubasa Yamaguchi dépeint la progression de Yatora via différentes remises en question de son art, sa manière de penser ses travaux, et sa maturité. Cet exercice de développement avance à bon rythme dans ce huitième opus qui confronte l'étudiant à de nouvelles contraintes, dont les plus grandes barrières sont celles d'un corps enseignant rigide à souhait. Pourtant, cette suite tend à adoucir la dureté de ces professeurs, tout en permettant au garçon de s'émanciper un chouïa plus à travers sa nouvelle œuvre. Pour autant, ces jeunes artistes ne restent que des débutant, aussi leurs balbutiements se ressentent encore dans leurs œuvres. Pour tout ce monde, et pas que pour Yatora, il reste tout un chemin à parcourir, et c'est ce qui rend l'idée de la suite de Blue Period plus enivrante que jamais.


Dans un second temps, le récit aborde un élément on ne peut plus classique du récit en milieu scolaire : Le festival. Une fête ici culturelle durant laquelle les étudiants doivent s'adonner à diverses activités, aussi Yatora intègre le club de confection d'un mikoshi (réplique transportable d'un sanctuaire shintoïste) dans un enrobage artistique. Et tandis que la chaleur marque le bel été pour les étudiants, le petit groupe doit s'atteler tant bien que mal à cette mission. Yatora n'est donc plus le héros de l'œuvre sur ce moment, mais un artisan comme un autre, aux côtés de personnages déjà remarqués précédemment mais que nous découvrons davantage dans une deuxième moitié d'opus. Tsubasa Yamaguchi, doucement mais sûrement, donne de la couleur à ce petit monde, notamment aux personnages que nous avons découvert avec l'entrée à Geidai. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la mangaka croque avec élégance ces différents portraits, nuancés de douceur ou de mélancolie, tandis que les interactions avec Yatora ne sont jamais loin. Loin de simplement dépeindre un festival scolaire, la mangaka trouve le bon moyen de développer ses jeunes recrues.


Blue Period suit donc son bonhomme de chemin, une route toujours semée d’embûches pour un héros qui s'ouvre peu à peu à des camarades qui ne manquent pas d'identité. Loin de tomber dans la routine, l'épopée artistique de Tsubasa Yamaguchi nous saisit comme il se doit.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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