Black lagoon Vol.1 - Actualité manga

Black lagoon Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 05 Février 2010

Dans les mers au large de la Thaïlande naviguent encore les pirates des temps modernes. Contrebandiers, receleurs, assassin, la vermine du monde est réunie dans ces eaux troubles. L’équipage du Black Lagoon est composé de tels mercenaires. Rokuro Okajima ne pensait pas qu’un jour, il puisse être l’otage de cet équipage. Mais alors qu’il sympathise avec Dutch, Revy et Benny, ses kidnappeurs, il apprend que ses patrons, voulant effacer toute trace de l’affaire, décident de le considérer comme mort. Dès lors, Rokuro devra apprendre à collaborer avec ses ravisseurs. Cacherait-il, lui aussi, une âme de pirate ?

Afin de lancer fièrement son label Shonen Up ! , le nouvel éditeur Kaze Manga part sur des bases solides en proposant une série qui a déjà connu un certain succès. Black Lagoon est en effet déjà paru en France, chez l’éditeur Kabuto, mais la fin de l’éditeur a entrainé la série avec elle, alors que seuls 5 tomes étaient parus. En signant la reprise de cette licence, Kaze Manga saura satisfaire de nombreux fans impatients et désabusés, en réalisant l’opération de sortir à la fois le premier tome pour les non-initiés, et le tome 6 pour ceux qui voudraient reprendre là ou Kabuto s’est arrêté. Et qui ne seraient pas trop pointilleux sur l’aspect de leur collection, puisque la tranche est totalement inversée entre les deux éditions. Pour le reste, les deux éditions ne se distinguent pas vraiment, malgré un léger avantage dans la qualité générale pour celle de Kaze.

Mais revenons à notre histoire : Rei Hiroe nous propose un voyage dans un univers très noir ou se côtoient des mercenaires, des triades, des organisations terroristes,… et on découvre tout cela par le regard de Rokuro Okajima, bientôt surnommé Rock. Le jeune homme sans histoire va être embarqué dans le milieu très rapidement, et si au départ tout semble être contre son gré, c’est finalement bel et bien lui qui choisit son destin. Cependant, Rock a encore bien à apprendre pour survivre dans le milieu, mais son naturel et sa sympathie lui permettent de prendre des contacts très facilement, apportant un peu d’humanité à ce monde qui en a grandement perdu. Cependant, Rock reste dans ce premier volume un simple narrateur, et est assez rapidement englouti par les autres personnages, monstrueux de charisme. Il faut savoir que dans Black Lagoon, ce sont les femmes qui ont le pouvoir ! A commencer par Revy (ou Levi, pour les puristes de l’édition Kabuto), en couverture de ce tome et qui s’impose comme le personnage inoubliable de la série. Sexy en diable, la jeune femme n’en est pas moins redoutable avec deux armes dans les mains, et son tempérament impétueux. Souvent en conflit avec Rock, on sent déjà poindre le début d’une complémentarité entre les deux héros. Le reste du casting n’est pas en reste, avec notamment en fin de tome, Roberta la soubrette psychopathe. Et ce n’est que le début de rôles plus fous les uns que les autres !

Il faut bien des caractères aussi trempés pour survivre dans cette jungle permanente ! Car Black Lagoon est surtout un récit d’action palpitant, aux gunfights quasiment omniprésents. Sur ce point, la narration d’Hiroe est très dynamique et rendent vie aux échanges de coup de feu, malgré quelques scènes manquant de lisibilité. Un cocktail survitaminé qui ne faiblit jamais, et vraiment jouissif, pour peu que l’on ne soit pas allergique à la poudre. On regrettera en revanche que l’action noie souvent les intrigues dont les explications ne sont pas toujours très claires. Pour le reste, Black Lagoon bénéficie d’une ambiance particulière, propre aux films de mafia et faisant preuve d’un second degré très réussi. L’humour est assez présent, même dans les scènes les plus dures, à la manière d’un Tarantino.

La série qui date déjà de 2002 n’a pas pris une ride, et se découvre ou se redécouvre avec toujours un plaisir certain, à la manière d’un épisode de Cowboy Bebop, la vulgarité en plus. Des écarts de langage qui n’ont pas été supprimés d’une édition à l’autre, mais qui sont nécessaires à l’impact de la série. C’est au final un vrai plaisir que de retrouver le pauvre Rock, la plantureuse Revy et le reste de l’équipage. Le Black Lagoon est prêt à lever l’ancre !


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Tianjun

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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