Black Butler Vol.14

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 14 November 2013

La faux de la mort a frappé Sebastian, le passé concernant les débuts entre le jeune Ciel et son majordome sont alors révélé au grand jour. Mais la situation est critique et le Campania est sur le point de sombrer, nos deux héros doivent alors évacuer le navire…

L’intéressant flashback autour de la rencontre entre Ciel et Sebastian prend fin en ce début de tome. S’il n’apporte pas de réponse quant à l’intrigue, il est intéressant de constater que les personnalités des deux protagonistes n’ont pas toujours été les même : Ciel n’a pas toujours été un enfant mature et surdoué, et Sebastian le majordome dévoué que l’on connaît. Cette partie du récit ne s’éternise pas et apporte ce qu’il faut en développement, avant de passer au dénouement de cet arc scénaristique. Le naufrage du Campania approche de son épilogue et pour cela, Yana Toboso met les bouchées doubles en accentuant le grand spectacle autour du combat d’un Sebastian blessé. Jamais nous n’avons vu le majordome en si piètre état, comme quoi même un diable n’est pas infaillible. On en prend plein les yeux, le spectacle est jouissif. Et lorsque cette partie de l’histoire prend fin, nous retenons avant tout le personnage d’Undertaker qui s’est révélé au grand jour, et on attend son retour avec impatience tant le personnage emporte avec lui quelques mystères. Si on devait reprocher quelque chose à cette fin d’arc, c’est peut-être le combat mis en valeur par rapport à l’aspect de naufrage, on aurait apprécié voir Ciel et Sebastian mis à mal par le paquebot sombrant dans les abysses, histoire de renforcer le parallèle et le tragique naufrage du Titanic.

Un arc s’achève, et un autre commence. Mais histoire de permettre au lecteur de souffler, la mangaka propose une histoire d’un chapitre autour du retour de Ciel à sa demeure, ce qui se fera par… une chasse aux œufs de pâques ! L’humour est au rendez-vous et pour cela, l’auteure fait intervenir bon nombre de personnages dans des situations délirantes au possible. Seulement, revoir une Elizabeth enfantine après le côté sombre dévoilé dans l’arc précédent a quelque chose de choquant, on aurait aimé que le contraste entourant la jeune fille soit plus appuyé afin de rendre les changements la concernant plus crédibles.

Sur la fin de tome, un nouveau chapitre de l’histoire commence. Cette fois, le surnaturel semble ne pas être de la partie puisque l’intrigue regagne un côté polar rappelant les débuts de la série. Bien sûr, chaque arc ayant ses inspirations, le cadre change une nouvelle fois, et le nouveau contexte pourra déranger comme être apprécié, selon les lecteurs. Car cette fois, l’intrigue se déroule dans une prestigieuse école britannique où les élèves sont répartis dans quatre dortoirs, chacun centré autour d’un animal et d’un blason et régit par un préfet… Vous m’avez dit Harry Potter ? Bonne réponse, et cette impression est accentuée par le design de certains personnages rappelant les protagonistes de l’œuvre de J.K.Rowling, de même pour l’aura nuancée des différents préfets qui rappellent sans aucun doute la nature des quatre maisons de Poudlard.
Dans ce tome, seul un chapitre est consacré à cet arc, il est alors difficile de se faire un avis à son sujet. Les fans de la saga de romans seront comblés par les nouvelles inspirations de l’auteure, mais attention à ce qu’inspiration ne devienne pas du plagiat…

En définitive, nous avons droit à un excellent début de tome qui conclut de manière satisfaisante l’arc du naufrage du Campania. En revanche, le chapitre de transition, s’il permet de souffler, aurait pu être mieux traité, et le nouvel arc doit encore tenir toutes ses promesses… L’auteure ayant visité différents registres, difficile de savoir à quoi s’attendre, et c’est bien la force de la série !


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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