Basilisk Vol.5 - Actualité manga

Basilisk Vol.5

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 14 April 2010

« Meurs mon amour ».


Il reste trois survivants dans chaque clan. La fin du conflit est proche. Toujours soutenu par la nourrice du régent Tokugawa, Dame Okufu, le clan d'Iga ne semble pas pouvoir profiter de cet avantage. En effet, Saemon Kisaragi, du clan Kogâ, fait des ravages grâce à son pouvoir redoutable lui permettant de prendre l'apparence d'autrui. De plus, les interrogations demeurent nombreuses quant à la mort réelle ou non de Tenzen d'Iga. Tandis que les yeux d'Oboro et Gennosuke restent fermés, alors qu'ils auraient pu servir à mettre un terme au conflit, la cohésion au sein-même des clans se délite. 


Mettant un terme à la série, ce tome 5 de Basilisk tient ses promesses. Les retournements de situation sont nombreux et assez peu prévisibles. L'énigme tournant autour de Tenzen est résolue, et de quelle manière ! Le graphisme pourtant si particulier produit ici un effet grandiose : la fin du personnage confine à l'écoeurement ! Une bonne surprise de voir des dessins si décriés s'avérer si efficaces. 


On s'aperçoit que l'auteur prend son temps pour mettre un terme à son manga. La mise en scène de la mort des derniers survivants est très bonne, et les combats ne prennent pas l'essentiel du tome, bien au contraire. Que l'unité des clans se désagrège ainsi apporte un plus au niveau du suspens. Le personnage de Kagerô notamment, n'acceptant pas l'amour que Gennosuke porte à Oboro, a un rôle décisif. Pour finir, on attend avec impatience le moment où les yeux des deux chefs de clan se rouvriront... un grand moment, qui parachève un tome riche.


Les graphismes s'avèrent efficaces pour illustrer les morts des personnages mais demeurent rebutants le reste du temps. Contours trop fixes, aspect informatique trop marqué (c'est plaisant dans d'autres mangas comme Gantz, mais pas dans Basilisk). Pourtant, ce tome 5 est très dynamique.


L'adaptation de Kurokawa est toujours aussi soignée : couverture superbe, aucune faute, papier de bonne qualité, encrage très propre, pages couleurs.


L'aspect graphique plaira à beaucoup mais dégoûtera les autres. La fin est classique (il n'y avait pas 36 mille possibilités) mais pleine de sensibilité. Les Tokugawa observent le dernier combat, leur étonnement est proche de celui ressenti par le lecteur. Un clan ressort vainqueur du combat, par une voie que l'on n'aurait pas imaginée de prime abord.


Ce dernier tome apporte quelques surprises tout en concluant la série en beauté. Incontestablement le meilleur tome de la série en termes de suspens et d'action. 


Rogue


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
RogueAerith

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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