Baltzar - La guerre dans le sang Vol.1 - Actualité manga

Baltzar - La guerre dans le sang Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 16 July 2019

Après un lancement remarqué avec le très attendu Kingdom et le reboot de l’œuvre faite maison Egregor, les éditions Meian ont accéléré la cadence ces derniers temps, en annonçant de nouvelles licences. Parmi elles figure Gunka no Baltzar, œuvre de Michitsune Nakajima, que nous avions pu découvrir en France en 2012 avec le one-shot La bataille de Sekiheki.
Renommé Baltzar : La guerre dans le sang chez nous, la série est en cours depuis 2011 au Japon, et compte actuellement 11 volumes. En France, le lancement se fera en grandes pompes puisque les deux premiers opus paraitrons en simultanée le 22 juillet. Néanmoins, quelques chanceux ont pu se procurer le premier d'entre eux, au cours de Japan Expo 2019.

Au XIXe siècle, le royaume de Weißen est en guerre. Au sein de l'Empire, une figure fait des étincelles : le jeune Baltzar, commandant nommé à son poste trois ans plus tôt que la normale. Alors qu'il s'attendait à cumuler les fronts, le commandant est muté dans le pays de Baselland, un allié souffrant d'un retard militaire et se trouvant surtout loin de la guerre. Là-bas, Batlzar devra assumer le poste d'instructeur, afin de combler le retard militaire de l'armée, et découvrira peu à peu les travers que cache le pays...

Avec Baltzar, l'auteur Michitsune Nakajima nous plonge dans une Europe du XIXe siècle revisitée. Il s'inspire volontiers de l'esthétique d'époque mais aussi de ses codes militaires pour imaginer une intrigue qui se situerait, dans notre réalité, parmi l'Allemagne et ses pays alliés. Etrangement, le pays inspire beaucoup la pop-culture nippone quand il s'agit de créer des récits guerriers, reste alors à voir si cette inspiration géographique et historique n'est qu'un moyen d'habiller l'histoire, où si elle cherche à proposer une immersion convaincante.

Dans ce premier opus, la balance penche plutôt vers la seconde option. Derrière une intrigue simpliste, lancée au bout de quelques pages à peine puisque l'affectation du commandant Baltzar ne se fait pas attendre, l'auteur prend soin de dépeindre peu à peu son univers, et surtout l'ensemble des problématiques cachées derrière le pays, pacifique en apparence, de Baselland. Les tout premiers chapitres n'aiguillent pas forcément sur cette voie, mais la seconde partie du volume parvient à lancer véritablement le scénario. Derrière ce qui paraît être une sorte de GTO en pays militaire, marqué par un commandant original bien plus à l'écoute de ses élèves que les autres professeurs, on découvre un scénario qui tend progressivement vers la politique, tout en s'appuyant sur des enjeux militaires qui pouvaient être ceux d'époque. C'est particulièrement bien amené, et on comprend aisément pourquoi Meian sortira, en librairies, les deux tomes en simultanée. Car ce premier opus est une très bonne entrée en matière, mais c'est plutôt sa suite qui devrait confirmer tout le potentiel scénaristique de l’œuvre.

La parti-pris thématique du manga a aussi de quoi éveiller des curiosités. Dans ce premier volet, la guerre n'est pas forcément dépeinte comme un moyen de faire naître des héros. Elle est ici présentée par les yeux de Baltzar comme une fatalité, à laquelle il faut s’accommoder avec objectivité, sans impliquer ses émotions personnelles. Là aussi, on reste curieux de voir de quelle manière le mangaka étoffera ce discours, qui pourrait être particulièrement intéressant à suivre si mêlé habilement à l'intrigue politique de la série.

Enfin, c'est bien le trait de Michitsune Nakajima qui interpelle dans ce premier volet. Son style est fouillé, ses personnages ne manquant jamais de détails, au même titre que les expressions de leurs visages. Ceci mêlé à des arrière-plans toujours assez détaillés, l'immersion se fait sans mal, et on croit à chaque instant à cette Europe du XIXe siècle revisitée.

En résulte une excellente surprise ! Ce premier tome de Baltzar consitue une très bonne entrée en matière, tant par sa manière d'amener doucement les enjeux, en s'appuyant sur le charismatique Baltzar, et servi par le style particulièrement immersif du mangaka. Il y a de quoi être curieux de voir ce que le second opus nous réserve.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News