Autour d'elles Vol.5 - Actualité manga

Autour d'elles Vol.5

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 28 September 2021

Chronique 2 :

Bien qu'ayant refusé la demande en mariage de Hidesuke, c'est bien auprès de lui que Maya se trouve. A côté, Megumi, agent de la crèche où va Yûta, a demandé à Michiru de sortir avec lui. Bien que la jeune femme ne lui ait pas donné de réponse, elle y réfléchit murement, voyant l'absence de Maya comme un abandon. La distance se creuse entre les deux jeunes femmes... ce qui ne sera pas du tout du goût du petit garçon dont les actions pourront bien bouleverser les relations entre elles.

Tranche de vie enivrante, touchante de part le petit foyer que nous avons découvert au fil des chapitres, Autour d'elles a progressivement évolué et pris quelques élans dramatiques. Aussi, l'alchimie entre Michiru et Maya n'est plus au beau fixe. De par ses craintes, Maya s'est éloignée, bien qu'elle n'ait pas franchi le seuil inéluctable de la liaison avec Hidesuke.

Alors, c'est bien cette distance entre les personnages qui est d'abord amorcée dans ce cinquième et avant dernier volume. Shino Torino nous fait bien comprendre que les enjeux relationnels ont évolué depuis le début du titre, et que ceux-ci pourraient encore basculer selon les choix respectifs de Maya et Michiru. Car cette dernière a toujours pour possibilité d'accepter une liaison avec Megumi, tandis qu'une autre aubaine lui sera proposée, directement liée à son défunt compagnon. Malgré la couverture pleine d'allégresse proposée pour cet opus, les relations se font maussades, et peut-être même douloureuses pour le lecteur comme pour les deux héroïnes. Pourtant, il y a un dernier espoir : L'adorable Yûta.

Autour d'elles a toujours fait du petit garçon un noyau du foyer et un vecteur d'unification de celui-ci, y compris vis à vis de l'attachant Nico. Alors, quand le bambin refuse les distances prises par les deux adultes, ce sont des actions inconsidérées qui font de la dernier partie de tome une véritable course effrénée et pleine d'adrénaline, quitte à être parfois tirée par les cheveux, afin de potentiellement ramener la famille à son état initial, et à la faire aller plus loin. L'ambiance change alors : Elle se veut un peu plus excentrique, pour finalement virer vers l'intimiste via quelques planches finales charnières pour l'histoire. Shino Torino nous aura bien eu, et l'atmosphère amère des débuts sait laisser place à quelque chose de touchant. Un basculement que Maya et Michiru ont mérité, tandis que cette évolution demeure logique aussi bien par rapport aux tourments des personnages que par rapport au rôle de Yûta depuis les débuts.

Avant-dernier opus oblige, celui-ci va donc plus loin en accélérant l'histoire personnelle des deux héroïnes, tout en levant peu à peu le voile sur le mystérieux Keiichi. D'une certaine manière, c'est le deuil que ce tome aborde en guise de thématique. On est alors en droit de se demander si ce traitement ira encore plus loin dans le dernier tome, ce qui pourrait offrir un bon parallèle avec la conclusion de l'intrigue sentimentale principale.

Le plus dur dans cette lecture, c'est de savoir que la série prendra fin avec son prochain volume. Douce et humaine, l'œuvre de Shino Torino nous aura amusé et ému depuis son premier chapitre. On s'est bien attaché aux membres de ce foyer par comme les autres, et les adieux arriveront prochainement. Il y a donc de quoi être partagé entre le regret, et l'envie de découvrir le destin que l'autrice réservera à ses personnages.


Chronique 1 :

Après avoir réfléchi au mal qu'"avoir deux mamans" pourrait faire au petit Yûta, Maya a fini par prendre une décision, en acceptant la nouvelle demande en mariage de Kuwabara... mais elle refuse de quitter Michiru et le petit garçon tant qu'elle n'aura pas la certitude qu'ils pourront se débrouiller. C'est ainsi que Michiru, le vague à l'âme, a toutefois décidé de redoubler d'efforts pour s'occuper du mieux qu'elle peut de son enfant, tout en gérant son travail sur lequel elle se pose aussi pas mal de questions. Par exemple, sur le chemin de la crèche elle comprend qu'il ne faut pas brusquer le petit garçon et qu'il faut lui laisser le temps d'aller à son rythme (en disant bonjour aux animaux qui passent). Auprès d'elle, Mochizuki, qui lui a récemment demandé de sortir avec lui, continue de veiller sur eux, prêt à les épauler si besoin est. Et puis, il y a les parents du défunt Keiichi, les grands-parents de Yûta donc, qui sont là aussi, et qui finissent même par lui proposer de venir vivre chez eux avec Yûta. Tout pourrait bien se passer, à moins que...

De son côté, Maya continue de s'interroger, voire d'être remise en cause dans sa décision, et le premier à l'avoir secouée un peu n'est autre que celui qui l'aime pourtant, Kuwabara, qui aurait pu se contenter d'être heureux qu'elle accepte enfin sa demande en mariage. Mais Kuwabara sent bien que le coeur de Maya est ailleurs... et dès le début de ce cinquième volume, c'est au tour d'Ôtaki de parler en toute franchise avec notre héroïne. Selon elle, Maya fait toujours passer les autres en premier, ne se soucie pas de ce qu'elle-même voudrait, de ses rêves et de ses peines... tout comme elle veut toujours éviter de faire du mal à qui que ce soit et éviter d'être elle-même blessée. Mais un tel comportement reviendrait tout bonnement à rester seule, car les relations humaines sont forcément faites aussi de ça, de confrontations pouvant être blessantes, mais qui, parfois, peuvent aussi nous faire grandir.

Que ce soit Michiru ou Maya, les deux anciennes amantes continuent à la fois de se questionner, de s'interroger, tout en essayant d'avancer vers une voie qui n'est peut-être pas celle qu'elles veulent dans le fond, comme si elles étaient écrasées par certaines attentes de la société. Mais au-delà de leurs désirs à toutes les deux, peut-être oublient-elles en partie de prendre en considération ce qu'aimerait le principal concerné...

"Qu'est-ce qui te permet d'affirmer que le bonheur que toi tu cherches et celui de ce petit Yû sont réellement incompatibles ?"

Entre Maya et Michiru, il reste la question de ce qu'aimerait le plus Yûta. Et si le petit garçon serre la jupe de Maya sur la jaquette, ce n'est sans doute pas anodin... Dans toute une partie de tome assez rondement menée, l'enfant aux bouilles toujours aussi irrésistibles prendra même sa propre décision, permettant sans doute à nos deux héroïnes de mieux ouvrir les yeux sur ce qui, dans l'immédiat, fera le plus grand bonheur du petit garçon. Jusqu'à nous faire aboutir à une fin de tome assez sublime dans son atmosphère, et vraiment riche en émotions dans sa finalité.

"Tout ira bien. Je suis sûr qu'elles ne seront pas insensibles... au chemin que t'as parcouru avec tes petites jambes."

Il y a toujours quelques notes d'humour (ne serait-ce que via la petite Hiyori qui trépigne de revoir Yûta), un rendu tout doux dans les expressions et dans le découpage, mais c'est également la nostalgie qui gagne de plus en plus le récit. Nostalgie liés à certains petits souvenirs qui sembleraient presque anodins mais qui sont gravés chez les personnages. Et, également, souvenirs liant ici plusieurs membres du casting (Michiru et Nico bien sûr, mais aussi Yôsuke et Maya elle-même) à un personnage disparu depuis longtemps et pourtant central dans l'histoire: Kei, dont la "présence" se ressent à plus d'une reprise, et que l'on entrevoit même un petit peu plus.

Shino Torino nous offre alors un avant-dernier volume superbement mené. Dans une atmosphère entremêlant douceur et nostalgie, la mangaka fait très joliment avancer son en ne négligeant jamais les questions humaines et les petite thématiques un peu plus sociétales. Une très belle lecture, qui nous promet un final de choix pour le sixième et dernier tome.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.5 20
Note de la rédaction






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